Arte Magazine n°2015-40 26 sep 2015
Arte Magazine n°2015-40 26 sep 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-40 de 26 sep 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : démons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 28 septembre JOURNÉE 5.15 L M Melt ! Festival 2015 6.20 L E M Enquête d’ailleurs Étrusques, le peuple mystérieux 6.45 M ARTE Reportage Magazine 7.40 7 ARTE Journal Junior 7.45 L E M Planète corps (1) Sur la peau Série documentaire 8.30 L Xenius Les tatouages sont-ils dangereux ? Magazine Multidiffusion le 28 septembre à 17.20 Bilderfest 9.00 L E M La vie sur le récif Hiver ; Printemps ; Été Série documentaire (2014, 3x43mn) La Grande Barrière de corail, en Australie, possède l’un des écosystèmes les plus riches et les plus complexes du monde. 11.10 7 E R Les aventures culinaires de Sarah Wiener Le trip des lentilles Série documentaire 11.40 L M Douces France(s) En Picardie et Nord- Pas-de-Calais Série documentaire 12.25 7 R 360°-Géo Les cavaliers de la steppe hongroise Reportage 13.20 7 ARTE Journal 13.35 M CINÉMA American gigolo Film de Paul Schrader (1980, 1h51mn, VF) Un gigolo est pris dans les filets d’une machination diabolique. Le rôle qui a révélé Richard Gere. 15.40 L 7 R Le long de la Muraille de Chine Aux origines de l’empire du Milieu Série documentaire 16.25 L M Klaus Altmannalias Barbie La seconde vie du «boucher de Lyon» Documentaire (2015, 52mn) Après 1945, l’ancien chef de la Gestapo a poursuivi ailleurs ses activités criminelles, au service des anciennes puissances alliées. 17.20 L M Xenius Les tatouages sont-ils dangereux ? Magazine 17.45 7 E R Enquête d’ailleurs Bénin  : aux origines du vaudou Série documentaire 18.15 L M Amour, le fleuve interdit Aux confins de l’Extrême-Orient Série documentaire Terra Mater/Interspot SOIRÉE 19.00 L 7 R La France sauvage Le littoral nord, le paradis des oiseaux Série documentaire 19.45 7 ARTE Journal 20.05 7 28 minutes Magazine (2015, 43mn) Le magazine quotidien d’actualité présenté par Élisabeth Quin. 20.50 L 7 E Objectivement Totem & ficus Série d’animation 20.55 VF/V0STF CINÉMA Le troisième homme Film Multidiffusion le 30 septembre à 13.35 22.35 L 7 E Orson Welles Autopsie d’une légende Documentaire 23.30 M V0STF CINÉMA beautiful valley Film 1.00 L 7 R la lucarne Copines de RDA Amies de toujours Documentaire 2.15 L 7 R La carapace de mon père Documentaire 3.25 L M Metropolis Magazine 4.10 L 7 R Le décompte Court métrage 16 N°40 – semaine du 26 septembre au 2 octobre 2015 – ARTE Magazine Susanne Schüle E D sous-titrage pour sourds et malentendants audiovision pour aveugles et malvoyants L diffusion en haute définition disponible sur Internet durant sept jours après la diffusion 7 M vidéo à la demande M multidiffusion R rediffusion VF/V0STF version française version originale sous-titrée en français V0STF version originale sous-titrée en français Studiocanal 20.55 CINÉMA Le troisième homme Dans la Vienne ruinée de l’après-guerre, la quête désespérée d’un homme sur les traces d’un ami disparu. Un film noir mythique de Carol Reed, habité par les fulgurances d’Orson Welles. soirée Orson Welles Holly Martins, écrivaillon américain sans le sou, débarque dans la Vienne dévastée et occupée de l’après-guerre, pour retrouver son vieil ami Harry Lime, qui lui a promis un job. Mais ce dernier vient de passer l’arme à gauche, écrasé par une camionnette. Désœuvré, Holly Martins assiste à son enterrement, avant de tenter d’éclaircir les circonstances troubles de l’accident, en partant à la recherche d’un troisième homme... «Aime le Maudit» Film noir mythique de Carol Reed, Le troisième homme met en scène avec brio la quête désespérée d’un loser dans les ruines et les poussières d’empire de Vienne, en proie à la misère et à des trafiquants sans foi ni loi, qui profitent de la division de la cité imposée par la guerre froide. Cadrages obliques vertigineux, puissance expressionniste des images tournées en décors réels et cithare entêtante de la bande originale racontent, sur un scénario tordu de Graham Greene, un monde urbain angoissant où le mal fascine et prospère. À l’instar du «troisième homme», splendidement incarné par Welles, qui surgit en milieu de film, un sourire cynique aux lèvres, dans le halo de lumière d’une porte cochère. La scène légendaire des égouts, course noire haletante d’un «Aime le Maudit» traqué, précipite le film vers la dislocation confuse du bien et du mal, sans gloire ni vainqueur. Meilleure photographie, Oscars 1951 – Grand Prix, Festival de Cannes 1949 (The third man) Film de Carol Reed (Royaume-Uni, 1949, 1h44mn, noir et blanc, VF/VOSTF) – Scénario  : Graham Greene Avec  : Joseph Cotten (Holly Martins), Alida Valli (Anna Schmidt), Orson Welles (Harry Lime), Trevor Howard (le major Calloway), Bernard Lee (le sergent Paine), Paul Hörbiger (Karl), Ernst Deutsch (le baron Kurtz) – Image  : Robert Krasker – Montage  : Oswald Hafenrichter – Musique  : Anton Karas – Production  : Carol Reed’s Production, London Film Productions
Lilly Library Enfant prodige – «Dès que j’ai pu entendre, tout le monde me disait que j’étais absolument merveilleux» –, Orson Welles a connu précocement les vertiges de la gloire  : la célébrité phénoménale à 23 ans avec son coup de maître radiophonique (La guerre des mondes), la consécration à 26 avec Citizen Kane, qui réinventait le langage cinématographique. «J’ai commencé au sommet et après, je n’ai fait que descendre», répétait dans un rire étouffé par la fumée de son cigare ce génie habité par la chute. Précocement initié à Shakespeare par une mère disparue quand il avait 9 ans, ce «géant au regard enfantin», selon Cocteau, semble tout droit sorti d’une de ses œuvres. Acteur protéiforme, metteur en scène de théâtre iconoclaste, cinéaste, ogre magicien, il a enchaîné les chefs-d’œuvre comme on sort des lapins d’un chapeau. Un monstre flamboyant, inquiétant, mégalomane et obstinément maudit, créateur empêché et enfermé dans sa propre légende  : «J’ai passé 2% de ma vie à faire des films et 98% à taper des gens pour les réaliser», disait ce créateur hors norme, a fortiori à Hollywood. De triomphes en exils Dans ce voyage entre ombres et lumières à travers le labyrinthe de sa vie, Élisabeth Kapnist part en quête de l’homme derrière le mythe, en ayant conscience que «le secret des êtres reste toujours 22.35 Orson Welles Autopsie d’une légende Monstre sacré du cinéma, mythe incarné du créateur, Orson Welles aurait eu 100 ans le 6 mai dernier. Voyage dans le labyrinthe d’un génie maudit aux multiples visages, auquel Cannes a rendu hommage cette année. inaccessible». Au-delà de la filmographie, de La dame de Shanghai, fruit de ses amours déchues avec Rita Hayworth, à Falstaff, le film fétiche de Welles en forme d’autoportrait, en passant par La soif du mal, cette Autopsie d’une légende tente de saisir les multiples reflets de l’ogre dans le miroir. De ses triomphes à ses exils européens, le film emprunte des chemins de traverse, avec quelques délicieuses séquences, comme ce très cinématographique dîner-confession avec Jeanne Moreau, ou encore cet extrait d’un Macbeth plein d’audace, mis en scène à Harlem avec des comédiens noirs. Une formidable invitation à se replonger dans l’œuvre, sur les pas de son créateur. soirée Orson Welles De l’autre côté de Welles esquisse, sous forme de jeux de miroirs, le portrait du géant Welles et de son œuvre. Documentaire d’Élisabeth Kapnist (France, 2014, 1h) – Coproduction  : ARTE France, Compagnie des Phares et Balises N°40 – semaine du 26 septembre au 2 octobre 2015 – ARTE Magazine Les films du poisson 23.30 CINÉMA beautiful valley Une octogénaire vivant dans un kibboutz voit sa communauté se morceler, rattrapée par l’individualisme et l’argent. Un très beau premier film sur l’essoufflement des hommes et des utopies. En Israël, Hanna a passé toute sa vie dans un kibboutz, un village collectiviste né d’une idéologie de partage. Depuis le début du XX e siècle, nombreux sont les Israéliens à vivre selon ces règles de mises en commun. Hanna, particulièrement attachée à ces traditions, voit son monde se désintégrer peu à peu  : le kibboutz, en faillite, se dirige vers la privatisation et les habitants ne se préoccupent plus que de leur propre bien-être. Hanna résiste, refusant d’accepter le changement. Fin d’un monde En choisissant de traiter l’évolution contemporaine des modes de vie au kibboutz, la réalisatrice israélienne Hadar Friedlich dépeint avec talent l’essoufflement d’une utopie et les derniers instants de la société qu’elle a engendrée. Actrice non professionnelle, Batia Bar est brillante de naturel  : elle a été kibboutznik pendant plus de soixante ans. (Emek tiferet) Film de Hadar Friedlich (France/Israël, 2011, 1h26mn, VOSTF) – Avec  : Batia Bar (Hanna), Gili Ben Ouzilio (Yaël), Hadar Avigad (Naama), Ruth Geller (Myriam) – Image  : Talia (Tulik) Galon – Montage  : Nelly Quettier – Musique  : Uri Ophir – Coproduction  : ARTE France Cinéma, July August Productions, Les Films du Poisson septembre 28 lundi 17



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