Arte Magazine n°2015-38 12 sep 2015
Arte Magazine n°2015-38 12 sep 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-38 de 12 sep 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Sandrine Kiberlain bouleversante dans Mademoiselle Chambon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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en couverture Sandrine Kiberlain La métamorphose Mercredi 16 septembre à 20.50 Mademoiselle Chambon Lire pages 16-17 Portée par un élan nouveau, Sandrine Kiberlain enchaîne les films avec un plaisir communicatif, qui lui attire les faveurs de la profession et du public. À l’affiche de Floride, elle vient d’achever le tournage du dernier Téchiné. 4 N°38 – semaine du 12 au 18 septembre 2015 – arte Magazine philippe quaisse 6 PHILIPPE QUAISSE Pour peu qu’on regarde en arrière, son personnage d’institutrice amoureuse dans Mademoiselle Chambon a joué comme une transition dans sa filmographie. Un regain après une période de jachère, en même temps qu’un nouveau départ. Finies les jeunes femmes en quête de sens, mystérieuses, un peu flottantes, auxquelles l’ont identifiée ses premiers rôles marquants, d’En avoir (ou pas) de Laetitia Masson au Septième ciel de Benoît Jacquot. Le film de Stéphane Brizé ouvre la voie à des personnages plus concrets, plus contemporains, qui vont dévoiler chez elle une puissance dramatique et comique qu’elle ne semblait jusqu’alors qu’exprimer dans la retenue. Si cette mue est liée à la maturité, Sandrine Kiberlain confie aussi qu’elle a été favorisée par quelques épreuves cruciales  : la mort de son père, expert-comptable d’origine juive polonaise, devenu écrivain à ses heures, auteur d’une pièce de théâtre qu’elle avait jouée peu de temps auparavant ; un accident cérébral survenu lors de la naissance de sa fille, surmonté après deux jours de coma et une lourde opération ; et sa séparation d’avec Vincent Lindon, partenaire d’une dernière fois dans Mademoiselle Chambon. On l’adore À 47 ans, une cinquantaine de films à son actif, elle semble en pleine possession de ses moyens. Simone de Beauvoir dans Violette, enquêteuse fantasque dans Pauline détective, juge psychorigide dans 9 mois ferme (César 2014 de la meilleure actrice) ou fan jusqu’au-boutiste dans Elle l’adore, elle varie les registres avec une jubilation partagée. Le succès de ces deux derniers films en témoigne, elle est même devenue une actrice populaire... Préparant chacun de ces rôles avec précision, elle se ménage l’espace de liberté nécessaire à la découverte de ce qu’elle nomme l’« ADN secret du personnage », avec le souci constant de lui donner du relief, par des touches d’insolite ou de fantaisie. Portée par cet élan vertueux, elle a récemment enchaîné les tournages  : Comme un avion, Floride – actuellement à l’affiche – adaptation de la pièce Le père de Florian Zeller, où elle est malmenée par un Jean Rochefort atteint d’Alzheimer ; Imagine, de Benoît Graffin, avec Édouard Baer (sujet encore tenu secret) ; et Quand on a 17 ans, le nouveau film d’André Téchiné. Dans cette histoire qui revient sur des terres chères au réalisateur des Roseaux sauvages (le Sud-Ouest, les troubles de l’adolescence), elle interprète la mère de Damien, homosexuel, engagé dans une relation aussi violente qu’incontrôlable avec un autre lycéen. Jonathan Lennuyeux-Comnène
getty images ‘ Un « Élixir » de haut vol Le temps d’un Élixir d’amour de Gaetano Donizetti, la Scala de Milan transforme l’aéroport de Malpensa en une gigantesque scène d’opéra. Enjeux et moyens d’un défi fou passés aux rayonsX. Jeudi 17 septembre à 20.50 la scala à l’aéroport de milan Gaetano Donizetti  : « L’elisir d’amoRE » Lire page 19 a Milano Malpensa spectacles Avec sa mécanique bien rodée, l’aéroport de Milan Malpensa, le deuxième d’Italie, enregistre chaque jour jusqu’à 80 000 passagers. Le 17 septembre, pourtant, ses halls résonneront d’arias déchirants, la zone d’enregistrement se muera en fosse d’orchestre et les restaurants en scène d’opéra  : comme en 2008, quand La Traviata s’était transportée dans la gare de Zurich, les voyageurs se découvriront figurants dans un opéra bouffe de Gaetano Donizetti monté par la Scala, L’élixir d’amour. Ce défi d’une folle complexité, réalisé en partenariat avec le théâtre milanais, l’Expo Milano 2015, et coproduit par les chaînes suisses SSR/SRG, la RAI et ARTE, représente aussi un véritable pari en termes de logistique et de sécurité aéroportuaire. Un écrin singulier pour cet opéra en deux actes, composé par Donizetti en 1832, qui met en scène Nemorino, un timide garçon de ferme se consumant d’amour pour la riche Adina. Elle l’ignore, N°38 – semaine du 12 au 18 septembre 2015 – arte Magazine Eleonora Buratto, l’interprète d’Adina. lui préférant le sergent Belcore. Désespéré, Nemorino, inspiré par la légende de Tristan et Iseut, tente de se procurer auprès du charlatan Dulcamara un « philtre d’amour » pour conquérir la belle... « C’est un opéra enchanteur et drôle, que chacun peut apprécier », commente le ténor Vittorio Grigolo, qui incarne Nemorino, après avoir tenu le rôle d’Alfredo à la gare de Zurich. Zone de sécurité Après avoir créé L’élixir d’amour pour l’opéra de Zurich et la Scala de Milan, le metteur en scène Grischa Asagaroff a imaginé cette version, taillée sur mesure pour la « scène » de l’aéroport. Il y a réinventé la belle Adina en patronne d’une pizzéria et Nemorino en garçon de café. Premier moment fort  : l’atterrissage de Dulcamara (dans un véritable avion !) au son des trompettes. On retrouvera les chanteurs au comptoir d’enregistrement de la compagnie Emirates. Une gageure de synchronisation, alors que l’orchestre sera rarement au même endroit qu’eux. Aussi, chaque interprète sera-t-il équipé d’une oreillette pour garder le contact. Vingt lieux ont été sélectionnés. Un casse-tête pour Francesca Nesler, réalisatrice de la RAI, en particulier pour la fin de l’opéra, mise en scène dans la zone de sécurité. Les chanteurs passeront les portiques de contrôle et elle s’inquiète d’éventuelles interactions entre les micros et les détecteurs de métaux... « Imaginez aussi qu’il y ait des interférences, et que la musique résonne dans la tour de contrôle ! » Au risque de perturber ordres de décollage et d’atterrissage... Une inconnue de taille, parmi toutes celles que pose cette représentation hors norme, retransmise en léger différé. Ultime question et non des moindres  : quelle boisson sera servie en guise d’élixir d’amour ? « Du bordeaux, naturellement ! », s’amuse le metteur en scène. Teresa Pieschacón Raffael ribaltaluce studio 2011 5



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