Arte Magazine n°2015-37 5 sep 2015
Arte Magazine n°2015-37 5 sep 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-37 de 5 sep 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'homme à failles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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en couverture clive owen Aimant mystérieux Dans des rôles de héros tourmentés ou de salauds magnétiques, son élégance virile et britannique a fait des ravages. Ses fêlures de beau ténébreux portent un drame touchant sur le deuil, Mes garçons sont de retour. Vendredi 11 septembre à 20.55 mes garçons sont de retour Lire page 24 4 N°37 – semaine du 5 au 11 septembre 2015 – arte Magazine 2014 Maarten de Boer Il affirme que jouer James Bond est la meilleure chose qui ne lui soit pas arrivée... Au tournant des années 2000, Clive Owen a été pressenti pour prendre la succession du sémillant Pierce Brosnan dans le rôle du célèbre agent secret. En fait, c’est un autre smoking que celui de 007 qui lui a donné l’opportunité de se lancer  : celui d’un modeste croupier de casino, dans un film noir à petit budget signé Mike Hodges, Croupier. À cette époque, l’acteur n’est déjà plus un jeune premier. Après une enfance agitée dans une famille nombreuse du milieu ouvrier de Coventry, il est entré à la Royal Academy of Dramatic Art et évolue dans le milieu du théâtre londonien depuis une dizaine d’années. Il travaille un peu à la télévision, décroche quelques rôles au cinéma, mais sa carrière peine à décoller. Cependant, la discrète sortie de Croupier aux États-Unis bénéficie d’un bon bouche à oreille et le pousse sur le devant de la scène. Le public découvre un beau brun au regard clair, solide et vulnérable à la fois, dont le charisme décontracté évoque les Mitchum, les Bogart de l’ancien temps. Bref, une valeur sûre. Ambiguïtés Depuis, Clive Owen enchaîne les prestations remarquées au cinéma. Son charme fait des ravages dans des rôles sombres ou ambigus  : le valet de Gosford Park, le tueur de La mémoire dans la peau, l’ami des prostituées de Sin city ou encore le dermatologue séducteur de Closer. Ce succès culmine avec deux films marquants de l’année 2006, Les fils de l’homme d’Alfonso Cuarón et Inside man de Spike Lee. Héros tourmenté dans le premier, braqueur lumineux dans le second, Clive Owen n’a rien à envier à Daniel Craig, qu’on découvre cette année-là en nouveau James Bond dans Casino Royale. Tour à tour roi Arthur ou Hemingway (dans un biopic d’HBO portant sur la relation tumultueuse de l’écrivain avec la journaliste Martha Gellhorn, incarnée par Nicole Kidman), le Britannique a fait sa réapparition en médecin cocaïnomane, dans un hôpital new-yorkais du début du XX e siècle, grâce à Steven Soderbergh et à sa série The Knick. Depuis, les rumeurs ont repris de plus belle  : Daniel Craig, diton, pourrait laisser vacant le smoking de 007. Jonathan Lennuyeux-Comnène
Corbis. All Rights Reserved. i iik, _lib documentaire Russie «Les masques sont tombés» Spécialiste de la Russie, le journaliste et documentariste allemand Stephan Kühnrich expose la mainmise écrasante du Kremlin sur les médias dans une enquête glaçante. Entretien. La pression du pouvoir russe sur les médias s’est-elle accentuée récemment ? Stephan Kühnrich  : L’élimination des médias d’opposition s’est faite en plusieurs étapes. Au départ, pour donner le change, le Kremlin en a autorisé un par support de diffusion  : la radio Écho de Moscou, la chaîne de télévision Dojd et le journal Novaïa Gazeta [où travaillait Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006,ndlR]. Depuis deux ans, les masques sont tombés. Plutôt que de combattre ces supports sur le terrain politique, le Kremlin tente de les détruire économiquement. Dojd s’est fait évincer de la plupart des réseaux de diffusion. Novaïa Gazeta a vu ses coûts d’expédition s’envoler et Écho de Moscou a été intégrée malgré elle dans un groupe audiovisuel appartenant à Gazprom [l’une des plus grosses entreprises russes, sous contrôle étroit de l’État]. Par ailleurs, les sanctions de l’Occident contre la Russie ont ouvert un boulevard à Poutine. Il y a quelques semaines, un responsable politique expliquait qu’avant ces mesures, 50% de la population le soutenait. Aujourd’hui, on atteindrait les 80% ! Trouve-t-on encore des poches de résistance en Russie ? L’opposition est faible et pour ceux qui osent s’en réclamer, la répression est violente. Après le N°37 – semaine du 5 au 11 septembre 2015 – arte Magazine récent assassinat de l’opposant Boris Nemtsov, des milliers de personnes sont descendues dans la rue. Mais en général, les gens ont peur. Ceux qui résistent risquent leur travail, leur appartement... J’avais espéré qu’avec l’essor des réseaux sociaux, l’opinion internationale se ferait entendre mais ce n’est pas le cas. Au contraire, la population s’empare des multiples slogans du Kremlin. Des gens hurlent dans la rue  : «La Crimée nous appartient», alors qu’ils n’y ont jamais mis les pieds. Comment s’est déroulée votre enquête ? À partir du moment où vous arrivez de l’Ouest, vous êtes considéré comme un ennemi. J’ai essayé d’obtenir un rendez-vous avec le porte-parole de Poutine, qui n’a pas daigné répondre, et l’accès à la chaîne NTV, proche du Kremlin, m’a été refusé. Je n’ai pu m’entretenir qu’avec les personnes avec qui j’avais des contacts personnels. J’ai aussi voulu filmer sur une colline qui offre un beau panorama sur Moscou. D’habitude, ça ne pose pas de problème. Cette fois, des membres des services secrets nous ont entourés. J’ai discuté avec eux longuement. Pendant ce temps, la caméra tournait. Un vieux truc que j’utilise souvent ! Propos recueillis par Noémi Constans et traduits par Josie Mély Mardi 8 septembre à 20.55 La propagande selon Poutine Lire page 18 5



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