Arte Magazine n°2015-33 8 aoû 2015
Arte Magazine n°2015-33 8 aoû 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-33 de 8 aoû 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : la tête dans les étoiles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Shutterstock/Andrey Yurlov Série documentaire Super-héros animaux Pour assurer leur survie dans des milieux souvent hostiles, de nombreuses espèces animales ont développé des «superpouvoirs» insoupçonnés, révélés par une passionnante série scientifique. Gros plan sur trois prodiges de l’adaptation. La mémoire d’éléphant des dauphins Redoutables prédateurs taillés comme des torpilles, les dauphins sont capables de renouveler en moins d’un tiers de seconde la quasi-totalité de l’air contenu dans leurs poumons. Dotés de deux paires de lèvres phoniques situées sous leur évent, ils émettent avec la première des ultrasons pour repérer leurs proies grâce à un système sophistiqué d’écholocation. Avec la seconde, les sifflets qu’ils produisent pour chasser en bande sont audibles à huit kilomètres à la ronde. On sait depuis peu que les dauphins peuvent garder en mémoire la signature unique du sifflet de chacun des membres de leur groupe pendant plus de vingt ans ! 6 N°33 – semaine du 8 au 14 août 2015 – ARTE Magazine À partir du lundi 10 août à 17.40 Les superpouvoirs des animaux Lire pages 16 et 20 L’incroyable flair des fourmis Adeptes de la division du travail, les fourmis unissent leurs forces pour fonder une colonie, en nourrir tous les membres et les protéger des menaces, avec beaucoup d’ingéniosité et d’efficacité. Des scientifiques ont ainsi mis au jour l’architecture complexe de leurs fourmilières, assurant une ventilation hors pair pour résister, par exemple, au soleil brûlant de l’Arizona. Capables de porter des charges équivalentes à cinq mille fois leur poids, les fourmis, complètement aveugles, compensent avec un odorat particulièrement développé qui leur permet de se diriger en suivant les traces de phéromones chimiques laissées par leurs congénères. Elles disposent en effet de 400 récepteurs olfactifs, soit cinq fois plus que la plupart des autres insectes. La fourrure chauffante des ours blancs Évoluant aussi bien dans les forêts luxuriantes que dans les glaces de l’Arctique, les ours ont développé des particularités anatomiques adaptées à une grande variété d’environnements. Lorsque les températures atteignent – 50 °C, les ours blancs peuvent compter sur les 1 600 poils au cm 2 de leur épaisse fourrure. Dépourvus de pigmentation, ces poils creux et transparents réfléchissent la totalité du spectre lumineux. À leur contact, les ondes infrarouges qui se dégagent du corps des ours sont ainsi directement renvoyées vers leur peau pour y être de nouveau absorbées. Un remarquable système de recyclage qui contribue à maintenir à 37 °C leur température corporelle pendant le long hiver polaire. Christine Guillemeau
Rue des Archives/PVDE Documentaire Louis Pergaud La guerre de trop Mercredi 12 août à 23.50 La guerre des boutons n’aura pas lieu Lire page 21 Le réalisateur Frédéric Compain est parti sur les traces de La guerre des boutons, un siècle après la disparition de son auteur, dans le petit village du Doubs qui l’avait inspiré. Une radiographie émouvante de l’enfance à travers l’histoire de l’écrivain. N°33 – semaine du 8 au 14 août 2015 – ARTE Magazine Il aimait la nature, les animaux, les longues virées à travers champs et bois. Antimilitariste et anticlérical, Louis Pergaud est devenu instituteur comme l’avait été son père avant lui. En 1905, l’année du vote de la loi de séparation de l’Église et de l’État, il est nommé à Landresse, un petit village du Doubs. Dans cette terre catholique, il incarne aux yeux de beaucoup le «rouge», le bouffeur de curés, l’homme à abattre. De pétitions en petites guerres d’usure, il y fait la classe dans un climat détestable. Quand il finit par tromper sa femme avec une autre, c’en est trop, il doit partir. De génération en génération Exilé à Paris, Pergaud repense à Landresse lorsqu’il écrit La guerre des boutons. Transformée en Longeverne, la bourgade devient le cadre de l’implacable rivalité qui oppose les gamins à ceux du hameau voisin, Ouvans, métamorphosé en Velrans. Tombé dans l’oubli au fil des ans, le livre va connaître une seconde jeunesse au début des années 1960, quand avec humour et verve, Yves Robert le porte au cinéma. Adapté deux fois encore à l’écran en 2011 * et vendu de génération en génération à près de deux millions d’exemplaires, le roman captive toujours. Les jeunes (et moins jeunes) lecteurs se délectent des batailles champêtres de ces petits paysans élevés à la dure, partageant avec eux ruses et jurons interdits, courses folles dans la campagne et infâmes châtiments. D’une guerre à l’autre Mais c’est une autre guerre, autrement plus féroce, qui a rattrapé l’écrivain. Mobilisé au 166 e régiment d’infanterie en août 1914, cantonné à Verdun, le sous-lieutenant Pergaud monte au front sur la crête des Éparges le 8 avril. Dans la nuit, il est porté disparu  : son corps ne sera jamais retrouvé. Bien des décennies plus tard, l’ancien paria de Landresse est devenu une sommité locale  : du collège communal au lycée de Besançon, d’une devanture de bistrot à la place de la mairie, son nom est partout. Il a même été gravé sur le monument aux morts et une plaque a été apposée jusque dans cette église qu’il conspuait. Mais si Landresse aime désormais Pergaud, que penserait Pergaud des enfants de Landresse ? Pour le savoir, il faut mettre ses pas dans ceux de son fantôme, invité par le réalisateur Frédéric Compain à revisiter les lieux. Christine Guillemeau * La guerre des boutons de YannSamuell et La nouvelle guerre des boutons de Christophe Barratier. 7



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