Arte Magazine n°2015-29 11 jui 2015
Arte Magazine n°2015-29 11 jui 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-29 de 11 jui 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : ciel, mon mérou !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Tournage DESTINS animés Picasso, Apollinaire, Hemingway…  : les plus grands noms du XX e siècle revivent sous les traits des Aventuriers de l’art moderne, nouvelle série documentaire animée, qui sera diffusée par ARTE à l’automne 2015. Reportage à Angoulême, dans l’atelier d’artistes qui ressuscitent d’autres artistes. 4 N°29 – semaine du 11 au 17 juillet 2015 – ARTE Magazine En 2013, Priscilla Bertin, élisa Larrière et Judith Nora, productrices et fondatrices de Silex Films, cherchent à adapter la trilogie Bohème, Libertad !, Minuit, de l’écrivain Dan Franck, un panorama artistique du XX e siècle dont les personnages principaux s’appellent Picasso, Malraux, Aragon et consorts… Les productrices veulent animer une série documentaire en guise d’hommage à ces grandes figures de l’art moderne, tout en laissant le champ libre à une véritable création artistique. À l’époque, une jeune réalisatrice, Amélie Harrault, vient de terminer son premier court métrage d’animation, Mademoiselle Kiki et les Montparnos. «On la cherchait sans la connaître, se souvient Judith Nora. Ce trait, dans la veine des artistes de l’époque, c’était ce qu’on avait imaginé. C’est une véritable artiste, sortie des Beaux-Arts, une peintre passée à l’animation.» Un an plus tard, son film reçoit le César du meilleur film d’animation. Amélie a déjà rejoint l’équipe. Crayon, pinceau, palette Sous son égide et celle de Pauline Gaillard et Valérie Loiseleux, les deux autres réalisatrices, Silex Films monte une équipe de graphistes,
Diffusion à l’automne 2015 LES AVENTURIERS DE L’ART modeRNE Une série d’Amélie Harrault, Pauline Gaillard et Valérie Loiseleux (6x52mn) Auteur  : Dan Franck Coproduction  : ARTE France, Silex Films, F. Pinault Présenté au Festival international du film d'animation d'Annecy 2015 silex films rassemblés dans un atelier créé pour l’occasion, à Angoulême. Quatre pièces pour plusieurs talents  : dessins traditionnels, palettes graphiques, animations de photos d’archives, peintures… Les murs sont recouverts d’esquisses de personnages, les tables débordent de dessins, de feuilles volantes. Derrière les écrans, les regards sont fixes  : il faut relever l’énorme défi de la production. Sur les six épisodes de 52 minutes, plus d’un tiers des plans seront animés, pour une durée totale qui dépasse celle d’un long métrage. À travers les illustrations, l’animation et les archives originales, ces artistes, écrivains, mécènes, marchands d’art vont traverser le siècle, du Montmartre des années 1900 jusqu’aux derniers fracas de la Seconde Guerre mondiale. «On est vite à deux cents plans par épisode, sans unité de lieu, avec des personnages qui changent tout le temps», explique Amélie. Et il faut contenter les ayants droit des artistes ! Judith Nora précise  : «Même la moustache de Dalí est sous copyright… Mais on a eu tous les accords et une liberté totale.» L’actrice Amira Casar sera la voix des documentaires. «On voulait une femme qui aurait pu être leur muse à l’époque, désirée par Modigliani, Picasso… Amira Casar a déjà joué Dora Maar, c’était parfait.» Talent sur veRRe Une personne se glisse discrètement entre les journalistes, presque invisible sous sa longue blouse constellée de taches de peinture. À son poste, une table en verre, surmontée d’un appareil photo. La table est recouverte d’une couche de peinture fraîche sur laquelle elle dessine, patiemment, avec un petit mouchoir. Réservée, Marie Juin, spécialisée en peinture sur verre, explique en quelques mots  : «On ajoute ou on enlève de la matière, à chaque manipulation, on prend une photo. J’ai un pinceau, un mouchoir, de la peinture à l’huile mélangée à de la graisse de vélo pour ne pas que ça sèche, et voilà.» On demande à voir le rendu. À l’écran, une peinture s’anime, onirique, brossée tout en mouvements. Fouetté par le vent, le peintre Soutine marche dans un paysage tremblant. Il s’efface bientôt, englouti par une nouvelle peinture de foule et une danseuse, qui vient exhiber ses jambes et disparaît, avalée elle aussi par le mirage de couleurs. L’effet est saisissant. L’hommage aux créateurs de l’époque supporte très bien la comparaison  : en elle-même, la série est une véritable œuvre d’art. François Pieretti Surrtes. CRE TIVE Des duels vidéos d’une minute  : fulgurances artistiques, coups de génie, rivalités, batailles d’egos, ambitions, amitiés, querelles, comme dans un round de Streetfighter. N°29 – semaine du 11 au 17 juillet 2015 – ARTE Magazine «Avec l’animation, tout est possible» Interview de Vincent Meslet, directeur éditorial d’ARTE France La série Les aventuriers de l’art moderne comporte de nombreuses séquences animées. Pourquoi ? Vincent Meslet  : Nous voulons que cette série crée l’événement à la rentrée 2015, à travers ce qu’elle raconte, une période artistique foisonnante, et la façon dont elle est mise en images. Les réalisatrices ont réuni d’impressionnantes archives et la partie animée s’annonce particulièrement belle et créative. Quelle place ARTE accorde-t-elle à l’animation ? La chaîne s’y est toujours intéressée mais nous souhaitons aujourd’hui en faire un genre majeur, au même titre que la fiction, le documentaire, le cinéma et le spectacle vivant. Nous sommes une chaîne généraliste avec une identité forte. Notre atout, c’est notre diversité. Or, avec l’animation, tout est possible. Sur ARTE, celle-ci s’adresse à un public majoritairement adulte, elle participe à des œuvres de création, et ne s’interdit aucun style d’écriture. Notre approche est transversale. L’animation se glisse aussi bien dans 28 minutes que dans nos fictions et documentaires. En outre, depuis 2012, notre filiale ARTE France Cinéma coproduit un long métrage animé par an et Court-circuit continue d’accorder une large place au genre. Enfin, les unités Fiction, Cinéma et le pôle Web ont développé une politique bimédia de programmes courts humoristiques. Vous découvrirez ainsi trois nouvelles séries  : Objectivement à la rentrée ; Tu mourras moins bête et Salaire net et monde de brutes en 2016. Qu’apporte l’animation aux programmes ? Elle apporte une touche d’humour, permet de mieux comprendre le monde et fait surgir l’imaginaire et l’irréel avec une grande liberté. Propos recueillis par Noémi Constans Eric Garault 5



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