Arte Magazine n°2015-28 4 jui 2015
Arte Magazine n°2015-28 4 jui 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-28 de 4 jui 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : objectif Mont-Blanc.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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grand angle productions en couverture La science en marche Au cours de l’été 2014, trois scientifiques ont gravi les pentes du mont Blanc, afin d’observer in vivo ce massif unique – une aventure racontée dans un documentaire diffusé par ARTE. Rencontre avec l’un d’eux, le géologue Jacques-Marie Bardintzeff. Comment vous êtes-vous retrouvé associé à ce projet ? Jacques-Marie Bardintzeff  : J’ai d’abord été surpris qu’on me propose un tel challenge. Ma première réaction a été de dire au réalisateur que j’étais incapable d’escalader le massif du Mont- Blanc, et que je ne pouvais pas accepter ! Mais il m’a rassuré en m’expliquant qu’il recherchait avant tout quelqu’un capable de parler simplement de géologie. J’avais déjà gravi deux « 4 000 » dans les Alpes, en 1983, sans pouvoir atteindre le mont Blanc à cause du mauvais temps. Trente ans plus tard, c’était une belle occasion d’y retourner. En définitive, je n’ai pas pu atteindre le sommet, mais j’ai battu mon record alpin d’altitude de 120 mètres ! Cela montre qu’il ne faut surtout pas sous-estimer le mont Blanc. 4 N°28 – semaine du 4 au 10 juillet 2015 – ARTE Magazine Samedi 4 juillet à 20.45 Objectif MONT-BLANC Sur les traces d’un géant Lire page 9 Comment définiriez-vous le mont Blanc ? Il s’agit avant tout d’un sommet englacé  : sans la neige et le glacier qui le recouvrent le mont Blanc mesurerait 20 mètres de moins. Il n’est donc pas tout à fait exact de dire qu’il fait 4 810 mètres, d’autant que son altitude varie en fonction de l’action du vent, et qu’il grandit d’un millimètre par an. Le mont Blanc permet d’observer précisément les bouleversements du climat. Les glaciers reculent en effet à vue d’œil, après avoir été beaucoup plus imposants durant la petite ère glaciaire, entre la fin du Moyen Âge et le début de la révolution industrielle. La roche elle-même subit les effets du dégel, ce qui provoque des éboulements impressionnants. Ceux-ci défigurent les parois, comme c’est arrivé à celle des Drus en 2005. Au terme de cette expérience, voyez-vous la marche comme un acte scientifique ? C’est évidemment une dimension importante, incontournable pour un naturaliste, car cela donne le temps de voir les choses. J’ai beaucoup appris en quelques jours, car je n’ai fait qu’observer, qu’imaginer comment était le paysage autrefois, et en parler avec mes collègues. Je ne dirais pas qu’un naturaliste est un poète, mais il est touché par la beauté des paysages géologiques et il voit le massif du Mont-Blanc comme un être vivant, qui s’inscrit dans l’histoire des Alpes. Propos recueillis par Emmanuel Raspiengeas
patrick berger/artcomart spectacle Katie Mitchell L’opéra à bras-le-corps Metteuse en scène de théâtre et d’opéra, Katie Mitchell s’apprête à retrouver le Grand Théâtre de Provence pour la 69 e édition du Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence. Avec Alcina, l’ex-enfant terrible de la scène britannique propose une relecture féministe de l’opéra baroque de Haendel. Figure incontournable des scènes européennes les plus prestigieuses, Katie Mitchell interpelle partout où elle se produit. Ses créations, d’une rigueur audacieuse, ont fait événement ces dernières années à la Schaubühne de Berlin, aux Ateliers Berthier à Paris, au Burgtheater de Vienne ou au Royal Opera House de Londres. Considérée un temps comme l’enfant terrible de la scène théâtrale britannique pour ses partis pris radicaux, Katie Mitchell, née en 1964 dans le Berkshire, étudie la littérature anglaise, avant de se frotter au théâtre d’Europe de l’Est qui l’inspire, tout comme les chorégraphies de Pina Bausch. Dans ses mises en scène de classiques, elle mêle genres et disciplines, de la danse au cinéma en passant par la vidéo. Au début des années 1990, après un passage à la Royal Shakespeare Company, l’artiste voit enfin l’originalité de son travail reconnue. Une consécration internatioNALe Qu’elle s’attaque au Don Giovanni de Mozart ou aux Trois sœurs de Tchekhov, qu’elle revisite les textes, comme en 2011, à Avignon, avec Christine, N°28 – semaine du 4 au 10 juillet 2015 – ARTE Magazine d’après Mademoiselle Julie, en adoptant le point de vue de la cuisinière de la pièce de Strindberg, ou déconcerte avec Le papier peint jaune à Paris, la metteuse en scène n’a de cesse de bousculer, avec intelligence, virtuosité et énergie, les codes classiques de la dramaturgie. Katie Mitchell impose un univers scénique singulier, en s’attachant au langage des corps, à la symbolique du décor et à une savante maîtrise des lumières. L’an passé, c’est avec Trauernacht, un spectacle autour des cantates de Bach, avec le chef d’orchestre Raphaël Pichon, que cette mélomane passionnée d’opéra avait retrouvé, pour la troisième fois – après Written on skin et The house taken over –, le public exigeant du Festival d’Aix-en-Provence. Cet été, pour la 69 e édition, Patricia Petibon, Philippe Jaroussky et Anna Prohaska se partagent l’affiche de sa version féministe d’Alcina, l’œuvre baroque de Haendel, avant son attendu Vol retour, destiné au jeune public – un opéra composé par Johanna Lee d’après Way back home d’Oliver Jeffers –, en décembre à l’Opéra-Bastille. Christine Guillemeau Vendredi 10 juillet à 22.20 Alcina Lire page 21 5



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