Arte Magazine n°2015-25 13 jun 2015
Arte Magazine n°2015-25 13 jun 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-25 de 13 jun 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Waterloo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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r Les Films de la Mémoire asblen couverture Waterloo lumière sur le chaos Que s’est-il passé le 18 juin 1815 ? Pour le bicentenaire de la bataille fatale aux ambitions de Napoléon, un saisissant docu-fiction belge en retrace les épisodes les plus marquants. Éclairage avec l’initiateur du projet, le producteur Willy Perelsztejn. Votre film sur Waterloo est le premier tourné depuis quarante-cinq ans. Selon vous, pourquoi ? Willy Perelsztejn  : L’ampleur de la tâche a de quoi faire reculer ! Même le film considéré comme le plus cher de l’histoire, le Waterloo de Sergueï Bondartchouk, a connu un échec public en 1970. Des bataillons entiers de l’armée soviétique avaient pourtant été mis à la disposition des producteurs. Vingt-cinq mille figurants pendant deux mois sans facturation, vous imaginez ! Pour l’Union soviétique, le film représentait un enjeu d’image considérable. Quelle était l’ambition de votre Waterloo ? Avec le réalisateur Hugues Lanneau, nous voulions montrer l’horreur de la guerre. Nous avons pu profiter d’une de ces grandes reconstitutions qui ont lieu en Belgique tous les cinq ans, avec 3 000 figurants pendant deux jours. Nous voulions ainsi que le spectateur comprenne la bataille grâce aux points de vue croisés des différentes forces en présence. La souplesse du docu-fiction nous aide  : nous jouons avec différents niveaux d’image et pouvons créer de la fiction dans la fiction, comme ces scènes où deux comédiens interprètent Napoléon et Wellington autour d’une maquette géante du champ de bataille. Un pari narratif. 4 N°25 – semaine du 13 au 19 juin 2015 – ARTE Magazine Pour la France, Waterloo est une défaite cuisante. Et pour la Belgique ? Ici, comme partout dans le monde, Waterloo représente avant tout la «pâtée» mise à Napoléon, avant d’être considérée comme la victoire de l’Anglo- Irlandais Wellington. Mais pour la Belgique, en termes de retentissement international, la bataille représente plus que l’Atomium, la Grand’Place de Bruxelles, le Manneken Pis et Eddy Merckx réunis ! C’est aussi le nom de ville le plus répandu au monde. Cent trente communes ont été appelées Waterloo par l’Empire britannique... Dans quelle mesure cette bataille a-t-elle bouleversé l’échiquier mondial ? La fin de la domination de la «lingua franca», la langue française, me passionne. Après Waterloo, la France perd son hégémonie sur le monde occidental, au profit du Royaume-Uni. Un basculement tout autant culturel  : l’anglais va devenir la langue internationale. Et derrière une langue, il y a une pensée, laquelle peut remodeler le monde. Propos recueillis par Pascal Mouneyres Samedi 13 juin à 20.50 Waterloo, l’ultime bataille Lire pages 8-9
Max Aguilera-Hellweg Documentaire Trop humains ? Les robots nous ressemblent de plus en plus, jusqu’à interroger notre propre condition. Au cœur des robots, une passionnante enquête diffusée par ARTE, nous dévoile les androïdes de demain. Typologie. Télépathie À Tsukuba, une localité à 50 kilomètres de Tokyo, une équipe du CNRS travaille depuis plus de dix ans aux côtés de scientifiques japonais pour développer une communication innovante entre humains et robots. Il n’est plus question de télécommande ou de clavier. Équipé d’un casque de réalité virtuelle, un chercheur pilote par la pensée et la perception visuelle un prototype humanoïde qui permettrait par exemple à une personne tétraplégique de gagner en autonomie. N°25 – semaine du 13 au 19 juin 2015 – ARTE Magazine Vendredi 19 juin à 22.20 Au cœur des robots Lire page 21 Condition humaine À Osaka, le professeur Minoru Asada conçoit des créatures artificielles à l’apparence étrangement similaire à la nôtre. CB2, un bébé humanoïde de 33 kg, équipé de capteurs tactiles, permet de comprendre la manière dont s’opère le développement humain en simulant les mouvements d’un nouveau-né. Affetto, autre poupon androïde, peut analyser l’intimité qui naît entre une mère et son enfant, tandis que le tout dernier prototype, Fetal Robot, a pour objectif de découvrir comment un fœtus de 35 semaines perçoit et ressent son environnement. Où les robots aident à percer les mystères du fonctionnement humain. Sauveur ou tueur ? Le robot américain Atlas est sans conteste l’humanoïde le plus perfectionné au monde. Cet athlète de 1,80 mètre pour 150 kg participe ce moisci à la finale du DARPA Robotics Challenge, un concours international visant à créer un robot capable de remplacer l’humain pour intervenir dans une catastrophe de type Fukushima. Il devra savoir conduire, marcher au milieu des décombres, utiliser un outil ou encore fermer une valve. Atlas pourrait aussi être décliné en soldat. Se poserait alors la question de savoir si ce clone de Terminator aura le droit de tuer. Immortalité C’est dans le Vermont que réside BINA48, un buste de femme humanoïde à l’intelligence artificielle hors du commun, capable de soutenir une conversation avec un être humain tout en ayant de l’empathie pour lui. Mais aussi brillante soitelle, BINA48 n’est qu’une étape. Les roboticiens se prennent déjà à rêver de transférer les archives (photos de famille, disque dur, etc.) d’une personne, voire une partie de son ADN, dans un androïde qui épouserait ses traits. Les robots nous offriront-ils bientôt l’immortalité ? Laure Naimski ArtPFUTUR Saurez-vous trouver dans le «serious game» qui a tué John Johnson ? À retrouver en ligne avec un portfolio de Max Aguilera-Hellweg, fil rouge du documentaire. 5



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