Arte Magazine n°2015-24 6 jun 2015
Arte Magazine n°2015-24 6 jun 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-24 de 6 jun 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : 1864.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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tz mi, 1 t-2-, _. tournage Objets vivants En quarante épisodes de deux minutes, Objectivement, nouveau programme court à venir sur ARTE, nous observe à travers le prisme de nos objets quotidiens. De l’éponge au téléphone portable, reportage sur le tournage d’une fourmilière en effervescence. Il est plutôt rare d’entendre un producteur déclarer  : « L’éponge, c’est un de nos personnages principaux. » C’est pourtant ce qu’affirme Antonin Ehrenberg, producteur et papa d’Objectivement, nouvelle série courte prochainement à l’antenne d’ARTE. Tournée en stopmotion, elle anime les objets de notre quotidien  : cafetière, téléphone portable ou tube de dentifrice font face aux soucis de la vie en communauté, aux rivalités et aux angoisses existentielles. Derrière l’heureuse et loufoque idée, une équipe d’artisans passionnés, réunie pour neuf semaines dans un loft en bordure de Paris. Un espace ouvert, véritable fourmilière où s’entrechoquent brosses à dents, radios-réveils et matériel de tournage haut de gamme. Satire sociale L’idée suivait Antonin Ehrenberg depuis cinq ans déjà. Après avoir fondé sa propre maison de production, il remporte l’appel à projets d’ARTE, supervise une année entière d’écriture, avant d’aborder les neuf semaines de tournage, suivies de dix semaines de postproduction. Antonin veille au grain  : « Pour que ça marche, il faut tout réunir à un seul endroit. On travaille sur quatre plateaux en parallèle, pour 27 secondes utiles par jour. » Ce sont les quatre lieux emblématiques de la série. Les objets s’y animent, échangent, 6 N°24 – semaine du 6 au 12 juin 2015 – ARTE Magazine s’opposent, feignant l’immobilité dès qu’un humain surgit. Antonin a voulu diversifier les univers  : « La cuisine, c’est une allégorie du monde du travail, avec son éponge syndicaliste, sa cafetière DRH. La salle de bains représente la société des mafieux. Le savon de Marseille est un parrain de la pègre, entouré de ses deux acolytes, la brosse à dents et le dentifrice. La chambre est plus intime, on y retrouve un radio-réveil obsolète qui se souvient du bon vieux temps, ou un marque-page lettré, incapable de raconter la fin des livres qu’il ne connaît pas. Quant au salon, c’est une métaphore des rapports sociaux quotidiens  : le cendrier est un vieux baroudeur qui raconte sa guerre à qui veut l’entendre, la télécommande fond devant les comédies romantiques et la manette de jeux vidéo est dopée à la compétition. » Ces témoins silencieux ont fini par adopter les comportements des humains. L’interaction entre les objets et « Lui », leur propriétaire quasi invisible, provoque des situations savoureuses. Alors que « Lui » et sa conquête s’ébattent joyeusement dans la chambre à coucher, de l’autre côté de la cloison, les objets de l’armoire à pharmacie subissent ainsi un tremblement de terre. Couteaux suisses Courte et drôle, la série repose sur un travail titanesque. Une partie du loft a été transformée en
non identifiés un « atelier des marionnettes ». Les tables y sont tachées de peinture et de colle, recouvertes de dizaines d’objets patiemment transformés par Anne-Sophie, Laureline et Jessica, marionnettistes. Un petit bras articulé, le « rig », est fixé à l’intérieur de chaque objet  : le mouvement mécanique obtenu permet de donner vie aux protagonistes de la série. Pour un tube de dentifrice à l’écran, il en faut vingt. Un travail de fourmi. Ou « de psychopathe », selon Anne- Sophie. La majorité de l’équipe se connaît de longue date. « Ce sont tous des couteaux suisses, glisse Antonin. Les animateurs sont aussi chefs décorateurs, ils fabriquent les marionnettes, connaissent toute la chaîne technique... » Sur les plateaux, le silence et le sérieux priment. Entre son ordinateur, la télécommande et l’appareil photo qui capture une image par seconde, Sylvain, l’un des animateurs, se concentre. Sur l’écran de l’ordinateur, les animatics, storyboards animés, permettent de coller au plus près de l’intention initiale, en superposant l’image filmée aux dessins et à la bande son. Dans quatre semaines, les équipes plieront bagages pour terminer le son, l’étalonnage et le montage image en studio. Du côté des voix, Nicole Ferroni, humoriste et chroniqueuse régulière de France Inter, sera présente aux côtés de Jonathan Cohen (Bref, Hero corp, Les invincibles) et Alison Wheeler, miss météo de Canal+. « La jeune garde de l’humour », comme le souligne Antonin. L’artiste Sanseverino sera également de la partie, guest star dans la peau d’un crayon et auteur de tout un épisode chanté. Ce soir, c’est la fête symbolique de moitié de tournage. Histoire d’utiliser proprement ces verres, tire-bouchons et bouteilles, enfin, au lieu de les filmer. François Pieretti N°24 – semaine du 6 au 12 juin 2015 – ARTE Magazine Diffusion à l’automne 2015 OBJECTIVEMENT Une série de Grégoire Sivan et Mikaël Fenneteaux (40x2mn15) Coauteurs  : Hadrien Cousin et Guillaume Le Gorrec Coproduction  : ARTE France, Antonin Ehrenberg pour Patafilm, Pierre-François Piet et Atlantique Productions 7



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