Arte Magazine n°2015-24 6 jun 2015
Arte Magazine n°2015-24 6 jun 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-24 de 6 jun 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : 1864.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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juin 7 dimanche 17.00 Personne ne bouge ! Spécial disco Cette semaine, Personne ne bouge ! sort la boule à facettes. Story Entre soul, funk et sonorités latines, le disco s’impose dans les clubs des années 1970 aux États-Unis. Archétype top Portrait décalé de la roller girl qui zigzague en rythme sur le dancefloor, magnifiquement incarnée par Heather Graham dans Boogie nights. Clipologie Surfant avec panache sur la fin du disco, Rick James sort en 1981 « Super freak », resté vingt semaines en tête des ventes aux États-Unis ! Supercocktail Vous êtes une star qui aimerait amorcer une phase disco ? Suivez la recette de la rétro disco, un cocktail kitsch qui fait chanter en voix de tête. Story Le film culte des années disco  : La fièvre du samedi soir (Saturday night fever). Sorti fin 1977, ce chef-d’œuvre n’est-il pas plus qu’un film de genre ? Scandale ! À New York, l’âge d’or du disco avait son lieu mythique  : le Studio 54. Emblème de la fête, l’endroit fut pris dans la tourmente d’un scandale financier, avec 2,5 millions de dollars dissimulés au fisc... Perle rare Depuis « Born to be alive », Patrick Hernandez se la coule douce dans le Vaucluse. En partenariat avec Li Revue culturelle de Philippe Colin, Xavier Mauduit et Frédéric Bonnaud (France, 2015, 35mn) Coproduction  : ARTE France, Ex Nihilo 18.30 MAestro Les chansons du Front populaire Entre chants révolutionnaires et hymnes joyeux aux congés payés, la bande originale du Front populaire sur d’épatantes images d’archives. 1936. Avec l’arrivée du Front populaire au pouvoir, la classe ouvrière veut croire aux lendemains qui chantent. À la sortie des usines, « L’appel du Komintern » donne la cadence – « En avant, prolétaires, soyons prêts ! Soyons forts ! » –, alors que dans les foyers, on guinche au son de la TSF et on pleure en écoutant Damia. Maurice Chevalier enchaîne les tubes, et le jazz émerge avec les premiers succès de Django Reinhardt et du jeune violoniste Stéphane Grappelli. Semaine de quarante heures, congés payés...  : les casquettes des usines croisent les canotiers des guinguettes. Mais à Berlin, en cette année des Jeux olympiques, nombre d’artistes s’exilent, dont le chansonnier communiste Ernst Busch... En partenariat avec Lire aussi page 5 El Documentaire d’Yves Riou et Philippe Pouchain (France, 2014, 43mn) – Coproduction  : ARTE France, Zadig Productions 20.10 Vox pop Les mineurs en prison Chaque semaine, Vox pop enquête dans les coulisses de la société européenne. Au sommaire  : enquête en Grande- Bretagne, pays européen qui emprisonne le plus les mineurs délinquants ; interview de Mauro Palma, ancien président du Comité européen pour la prévention de la torture, chargé de piloter la réforme du système carcéral italien ; quand les pouvoirs publics français s’attaquent aux dangers du bruit pour la santé ; le tour d’Europe des correspondants. Magazine présenté par John Paul Lepers (France, 2015, 26mn) – Coproduction  : ARTE France, Magneto Presse 14 N°24 – semaine du 6 au 12 juin 2015 – ARTE Magazine Limot/Rue des Archives 20.45 CINÉMA En cas de malheur Un avocat d’âge mûr s’amourache d’une jeune délinquante. La rencontre entre deux monstres sacrés, Bardot et Gabin, finement orchestrée par Claude Autant-Lara. Yvette et Noémie font un hold-up dans une boutique tenue par un couple âgé. Le casse tourne mal  : la belle Yvette assomme la vieille dame et Noémie se fait pincer. Yvette se rend chez un avocat en vue, maître Gobillot. Elle lui expose son affaire, qu’il juge désastreuse. Puis, elle relève sa jupe, lui proposant de le payer en nature. Le digne avocat a du mal à rester impassible... Au jour le jour Cette rencontre entre deux monstres sacrés, Bardot et Gabin, annoncée à grand fracas lors de la sortie
du film, aurait pu tourner à l’entreprise racoleuse, d’autant que l’actrice n’échappe pas aux rituelles scènes de nu. La séquence où Bardot exhibe son anatomie chez l’avocat ne résistera d’ailleurs pas à la censure. Pourtant, on s’attache à cette idylle quasi incestueuse, intenable à long terme et pourtant touchante, entre un homme mûr et une jeune fille fauchée aux mœurs libres, qu’il décide de prendre comme elle est et qui lui fera perdre toute mesure. Peut-être parce que cette relation s’invente au jour le jour, grâce à un scénario surprenant, inspiré d’un roman de Simenon. On sent poindre aussi dans ce drame tendre, à la réalisation rigoureuse, la verve contestatrice, encore présente, de Claude Autant- Lara, qui nimbe chaque personnage d’un arrièreplan social. Enfin, le choc des titans espéré ne déçoit pas, Bardot et Gabin mettant une belle énergie à défendre leur tandem sulfureux. Lire aussi page 9 soirée brigitte bardot Film de Claude Autant-Lara (France, 1957, 2h) – Scénario  : Claude Autant-Lara, Jean Aurenche, Pierre Bost, d’après le roman éponyme de Georges Simenon – Avec  : Jean Gabin (André Gobillot), Brigitte Bardot (Yvette Maudet), Edwige Feuillère (Viviane Gobillot), Nicole Berger (Janine), Madeleine Barbulée (Bordenave), Annick Allières (Noémie) – Image  : Jacques Natteau – Musique  : René Cloërec – Montage  : Madeleine Gug – Production  : Iena Productions, Union Cinématographique Lyonnaise, CEI Incom  1963 Studiocanal 22.45 Bardot, la méprise À partir d’archives familiales inédites, d’extraits de films et de l’autobiographie de Brigitte Bardot, David Teboul compose un portrait rare et sensible d’une actrice et d’une femme mythique, passionnée et contradictoire. En 2011, Brigitte Bardot donne son accord pour un projet de documentaire biographique. Quand le réalisateur David Teboul la rencontre pour la première fois, sa réaction est sans appel  : elle ne participera pas au film mais lui donne accès à ses archives familiales, une multitude de films réalisés par son père, des premières heures de son existence jusqu’à sa métamorphose en déesse des écrans. Elle l’autorise aussi à filmer librement les lieux de sa vie  : les maisons de La Madrague et de La Garrigue à Saint-Tropez, ses refuges à elle. À partir de cette matière infime, précieuse, le cinéaste élabore un portrait intime de l’actrice en forme de déclaration d’amour. Il s’appuie aussi sur des passages d’Initiales B.B., l’autobiographie de l’actrice, dits par Bulle Ogier (très émouvante) et sur des extraits de films. De son enfance en milieu bourgeois – auprès d’une mère indifférente, d’un père autoritaire et d’une petite sœur qu’on lui préfère – jusqu’à son retrait du monde il y a trente ans, David Teboul réussit un portrait rare, émouvant, empathique. Il y donne à voir, pour la première fois peut-être, toutes les contradictions d’une femme passionnément amoureuse, mélancolique et sauvage, qui parvenait si mal à distinguer la vie du cinéma qu’elle faillit en mourir. soirée brigitte bardot Documentaire de David Teboul (France, 2013, 1h54mn) – Coproduction  : ARTE France, Gaumont Télévision, Christian Davin Production, INA (R. du 27/11/2013) N°24 – semaine du 6 au 12 juin 2015 – ARTE Magazine Carmen Belaschk 0.45 Satie’sfictions – Promenades avec Erik Satie Un portrait ludique et en musique d’Erik Satie, pianiste et compositeur parmi les plus influents du XX e siècle, disparu il y a quatre-vingt-dix ans. Né à Honfleur en 1866, Erik Satie fut l’une des figures majeures du Paris artistique du tournant du XX e siècle. Pianiste dans les cabarets de Montmartre à ses débuts, il connaît une gloire tardive en 1917 grâce au ballet Parade, qui bénéficie de l’aura de Jean Cocteau et de Picasso. Pourtant, incapable de gérer ses finances, Satie, qui s’était exilé à Arcueil, meurt dans la solitude et la misère le 1er juillet 1925. Personnalité excentrique Ses amis d’hier (Man Ray, Jean Cocteau, Pierre Bertin...) et des spécialistes d’aujourd’hui racontent la personnalité excentrique de l’homme au parapluie et analysent la portée de son œuvre  : ses partitions, truffées d’inventions – de la musique d’ameublement au minimalisme –, ont fait de lui l’un des pionniers de la musique contemporaine. Extraits d’œuvres jouées dans des lieux insolites (une scène enneigée, une piscine ou une usine), interludes inspirés de son incursion dans la publicité, via les petites vignettes qu’il dessinait, et animations mettant en scène sa silhouette « timide mais dangereuse » – selon les mots du peintre Léopold Survage, qui l’a croquée – complètent ce portrait ludique et instructif. Documentaire d’Anne-Kathrin Peitz et Youlian Tabakov (Allemagne, 2014, 52mn) juin dimanche 15 7



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