Arte Magazine n°2015-22 23 mai 2015
Arte Magazine n°2015-22 23 mai 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-22 de 23 mai 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : intrusion, Jonathan Zaccaï se dédouble.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Benoît Linder en couverture Jonathan Zaccaï Un en deux Dans la minisérie de Xavier Palud Intrusion, Jonathan Zaccaï incarne deux frères jumeaux en proie à de vertigineux troubles identitaires. Trois épisodes d’une tension maximale et savamment orchestrée, au tournage comme au montage. Entretien. 4 N°22 – semaine du 23 au 29 mai 2015 – arte Magazine
Jeudi 28 mai à 20.50 Intrusion Lire page 23 Qu’est-ce qui vous a d’abord séduit dans Intrusion ? Jonathan Zaccaï  : J’ai tout de suite accroché, grâce aux qualités d’écriture du projet, à son originalité. Ce qui m’a plu, c’est de voir que je me faisais prendre par tous ces retournements de situation… Je voulais savoir où cette schizophrénie allait aboutir. Lorsque j’ai découvert le montage, même moi, j’avais envie de savoir ce qui allait se passer dans l’épisode suivant ! C’est ce que j’aime dans les séries. Celle-là est audacieuse, elle ne ressemble à aucune autre. Évidemment, c’était un défi  : en tant que comédien, on n’a pas souvent l’occasion de se confronter à des situations aussi extrêmes, aussi riches. Ce que j’avais à jouer était complètement délirant, et, du coup, très excitant. C’était une chance énorme de vivre cette expérience. Comment avez-vous abordé ce double rôle ? Je ne me suis pas dit que j’allais faire une performance d’acteur. Il y a des précédents dans les films de jumeaux… La référence absolue, c’est Jeremy Irons dans Faux-semblants de David Cronenberg. J’y ai pensé bien sûr, mais très modestement ! Faire passer ce que ces deux personnages ont à raconter, c’était déjà beaucoup. Avec Xavier Palud, le réalisateur, on a beaucoup discuté de leurs différences et de leurs ressemblances. Est-ce que ce sont deux parties de la même personne, deux personnes à part entière ? On travaillait les dialogues, les situations, en s’efforçant de rendre les choses crédibles. Chaque journée de tournage était riche en émotions, car je n’avais quasiment que des scènes importantes à jouer. On a tourné ces trois épisodes en trente jours, avec un rythme constamment tendu. C’était aussi ça, le défi du projet. J’ai par ailleurs travaillé avec un prof de piano pour préparer les scènes de concert. J’ai fait dix ans de violon, mais les scénaristes n’ont pas voulu faire de Philippe un violoniste ! C’est tout à fait justifié d’ailleurs… Tête d’affiche dans une série, c’est nouveau pour vous… Je viens du cinéma d’auteur mais j’ai fait pas mal de télévision ces derniers temps, en participant à des projets très différents  : Le bureau des légendes d’Éric Rochant ou Hôtel de la plage de Christian Merret-Palmair. Sur Intrusion, la rencontre avec Xavier Palud a beaucoup compté. C’est un réalisateur pointu, attentif aux détails. Dès le début, il a donné au projet une haute ambition, et il n’a rien N°22 – semaine du 23 au 29 mai 2015 – arte Magazine lâché. Cela se voit dans le résultat final. Tout comme les producteurs et ARTE, il a dû faire preuve de culot pour mener à bien cette série. Je ne suis pas sûr qu’un long métrage aurait pu se monter avec une histoire aussi complexe. La chefopératrice Isabelle Dumas a beaucoup aidé aussi, et j’ai eu des partenaires excellents, Marie Kremer, Judith El Zein, Éric Berger… Sur ce type de projet, chacun joue un rôle crucial. Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène Xavier Palud, réalisateur d’Intrusion «Dans le cauchemar du personnage» «Je voulais qu’on ne quitte jamais le point de vue du personnage principal, qu’on soit plongé dans son cauchemar. Je tenais à rester dans la sobriété. J’ai pensé aux premiers films de Roman Polanski, qui instaurent un climat angoissant d’une manière contenue, en se contentant de suivre un personnage dans sa quête. Ou à Lost highway de David Lynch  : on ne sait pas quand l’histoire bascule, on ne peut pas démêler le ‘vrai’du ‘faux’. J’ai préféré limiter les effets spéciaux, mais garantir qu’ils soient réussis dans les moments où ils interviennent. Les décors et la lumière ont fait l’objet de choix très marqués, toujours dans l’idée de construire un univers fidèle à l’histoire racontée. […] Très vite, Jonathan Zaccaï s’est imposé comme une évidence. Il fallait un acteur qui soit à la fois crédible comme pianiste professionnel et comme imprimeur, qui puisse aussi bien communiquer la froideur antipathique que l’égarement d’un homme qui s’ouvre au monde. Jonathan incarne tout cela parfaitement. C’est quelqu’un d’à la fois instinctif et très travailleur. Je crois que l’expérience lui a beaucoup plu. Heureusement, parce que c’est lui qui porte le film ! » Propos recueillis par J.L.-C. Retrouvez l’intégralité de l’entretien avec le réalisateur d’Intrusion sur artemagazine.fr. 5



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