Arte Magazine n°2015-22 23 mai 2015
Arte Magazine n°2015-22 23 mai 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-22 de 23 mai 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : intrusion, Jonathan Zaccaï se dédouble.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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mercredi 27 mai JOURNÉE 5.15 LM Igor Levit interprète Haydn et Chostakovitch Concert 6.00 LM La cuisine anti-gaspi Pays-Bas Série documentaire 6.30 LM X:enius Les plantes  : des capacités insoupçonnées Magazine 6.55 LM Personne ne bouge ! Spécial Jean-Paul Belmondo Magazine 7.45 EM Jurassic Fight Club Le dinosaure cannibale Série documentaire 8.30 L7 X:enius Les matériaux textiles  : un avenir prometteur ? Magazine Multidiffusion le 27 mai à 17.20 8.55 LMM Monuments éternels Sainte-Sophie dévoilée Documentaire frMrrrgi 4'10.25 LM Chemins d’écoles, chemins de tous les dangers Le Népal Série documentaire 11.10 7 ER Escapade gourmande L’île de La Réunion Série documentaire 11.40 LM Chevaux de prestige L’écurie des Rockefeller Série documentaire 12.25 L 7 360°-Géo Espagne, les pompiers du ciel Reportage (2009, 52mn) Au cœur du combat contre les immenses incendies de l’été espagnol.. ZED/P. Pictures 13.20 7 ARTE Journal 15.15 L7 ER Paysages d’ici et d’ailleurs Monténégro Série documentaire (2013, 35x26mn) À la découverte de paysages remarquables. 13.35 M VF/V0STF CINÉMA Le tombeau des lucioles Film d’animation d’Isao Takahata (1989, 1h24mn) Après Hiroshima, deux enfants tentent de survivre dans un Japon chaotique. Un conte terrible et magnifique. colour box 15.45 7 ER Les ambassadeurs de Tanna Série documentaire 16.30 LEM Sommes-nous faits pour courir ? Documentaire 17.20 LM X:enius Les matériaux textiles  : un avenir prometteur ? Magazine 17.45 L7 E Entre Terre et ciel Australie, histoire de la vie sur terre Série documentaire 18.15 LM Au fil de l’eau Le Main Série documentaire SOIRÉE 19.00 L7 Les parcs nationaux américains Gates of the Arctic Série documentaire (2015, 8x43mn) À la découverte des plus beaux parcs nationaux des États- Unis. Dernière étape en Alaska. r NDR N./Doclights 19.45 7 ARTE Journal 20.05 L7 28 minutes Magazine 20.45 7 ER Tout est vrai (ou presque) Bill Gates Série d’animation 20.50 7 V0STF CINÉMA Le mariage de Maria Braun Film 22.45 L LE DOCUMENTAIRE CULTUREL Fassbinder Documentaire 0.20 7 V0STF CINÉMA La vie sur l’eau Film 1.45 LMM L’héritage empoisonné (3 & 4) Série 20 N°22 – semaine du 23 au 29 mai 2015 – arte Magazine E D sous-titrage pour sourds et malentendants audiovision pour aveugles et malvoyants L diffusion en haute définition disponible sur Internet durant sept jours après la diffusion 7 M vidéo à la demande M multidiffusion R rediffusion VF/V0STF version française version originale sous-titrée en français V0STF version originale sous-titrée en français Rainer Werner Fassbinder foundation 20.50 CINÉMA Le mariage de Maria Braun Un portrait vachard de l’Allemagne de l’après-guerre, vue à travers le destin d’une femme ambivalente, doublé d’une réflexion sur l’amour impossible  : l’un des plus grands films de Fassbinder. 1943. Maria et HermannBraun se marient sous les bombes la veille du départ d’Hermannpour le front russe. À la fin de la guerre, Maria travaille dans un bar fréquenté par les militaires en attendant le retour de son mari. Un ami lui annonce que Hermannest porté disparu, présumé mort. Mais Hermannrevient de captivité à l’improviste et surprend Maria au lit avec un soldat noir de l’armée américaine… Dans les ruines du nazisme Fassbinder ne s’émancipera jamais des démons du passé de son pays, ni surtout des siens propres. Le film débute dans les ruines du nazisme (hommage au magnifique film de Douglas Sirk, Le temps d’aimer et le temps de mourir) et s’achève dans l’Allemagne du miracle économique des années 1950. Maria Braun, femme à la fois inquiétante et humaine (Hanna Schygulla, impassible) traverse les années dans l’absolu dévouement à son mari emprisonné, qu’elle n’a jamais cessé d’aimer. Impitoyable, voire sadique dans sa vie publique, elle fait montre d’un surprenant masochisme dans sa vie privée.
Personnage fascinant, pris dans les rets d’une passion dévorante et capable d’étonnants calculs  : au service du capital la journée, elle se transforme la nuit en agent du prolétariat et se surnomme ellemême «la Mata-Hari du miracle économique». La mise en scène stylisée et le scénario mélodramatique n’occultent pas une vision d’entomologiste. L’ascension de Maria est racontée de manière directe, sans maniérisme. Fassbinder décortique avec précision les mécanismes de l’histoire allemande. Ce n’est pas un hasard si le film s’achève par le sacre de la RFA lors de la Coupe du monde de football en 1954. Cet événement marque la fin de l’après-guerre  : les Allemands sont de nouveau vainqueurs. Une domination masculine peut s’installer, rejetant la femme sur le bas-côté  : Maria Braun n’a plus qu’à disparaître… Même lorsque Fassbinder filme le passé, il continue de parler d’aujourd’hui. Sa critique de la bourgeoisie allemande, qu’elle se situe en 1930, en 1955 ou en 1975, demeure la même. L’Allemagne est un pays où rien ne change vraiment. Les chances de faire table rase offertes en 1945 ont été perdues. Mais dans la surprenante scène finale, la fiction reprend ses droits. Le poète, chez Fassbinder, a toujours le dernier mot. Ours d’argent, Berlin 1979 (Die Ehe der Maria Braun) Film de Rainer Werner Fassbinder (Allemagne, 1978, 1h55mn, VOSTF) - Scénario  : Peter Märthesheimer, Pea Fröhlich, d’après le livre de Gerhard Zwerenz Avec  : Hannah Schygulla (Maria Braun), Klaus Löwitsch (Hermann), Ivan Desny (Oswald), Gottfried John (Willi), Gisela Uhlen (la mère), Günter Lamprecht (Wetzel), George Byrd (Bill), Elisabeth Trissenaar (Betti), Volker Spengler (le contrôleur), Liselotte Eder (madame Ehmke), Rainer Werner Fassbinder (le marchand) - Image  : Michael Ballhaus - Montage  : Juliane Lorenz, Rainer Werner Fassbinder - Musique  : Peer Raben Production  : Albatros, Trio-Film, Tango-Film, Westdeutscher Rundfunk - (R. du 19/2/1995) SWR/RWF fOundation 22.45 LE DOCUMENTAIRE CULTUREL Fassbinder Le 31 mai 2015, Rainer Werner Fassbinder aurait eu 70 ans. Portrait de la figure majeure du nouveau cinéma allemand, auteur de 44 films parmi les plus dérangeants du siècle. Contesté ou adulé, Fassbinder aura été un bourreau de travail. À sa mort en 1982, à seulement 37 ans, il a déjà réalisé 44 films et de nombreuses séries télévisées. Parallèlement, il a révolutionné le théâtre avec sa troupe contestataire, l’Antiteater. Ses thèmes de prédilection explorent l’histoire allemande récente, qu’il s’agisse de la montée du nazisme dans Berlin Alexanderplatz et Lili Marleen, de l’après-guerre, du retour des soldats et du miracle économique dans Lola, une femme allemande et Le mariage de Maria Braun, de la xénophobie dans Tous les autres s’appellent Ali, des années de plombavec sa contribution à L’Allemagne en automne et La troisième génération. La violence et la souffrance liées au sentiment amoureux, qu’il soit homesexuel ou hétérosexuel, traversent également toute son œuvre. Plus de trente ans après sa mort, à travers les témoignages de ses amis, mécènes, collaborateurs et amants, tout comme ceux de ses comédiennes fétiches, dont Hanna Schygulla, ce portrait se penche sur la personnalité complexe de l’homme, ses démons, sa bisexualité et sa fragilité autodestructrice. Documentaire d’Annekatrin Hendel (Allemagne, 2014, 1h30mn) N°22 – semaine du 23 au 29 mai 2015 – arte Magazine Haut et Court 0.20 cinéma La vie sur l’eau Sur un vieux cargo abandonné en pleine mer, la dérive d’une communauté sans passé ni avenir. Une fable iranienne tragicomique et pleine de poésie. Une petite communauté de démunis s’est installée sur un vieux pétrolier abandonné en mer, au large des côtes iraniennes. Sous l’autorité tyrannique du capitaine, un filou, la vie s’organise à bord  : les enfants sont scolarisés, les chèvres sont bien gardées, et le jeune second s’éprend d’une adolescente promise à un autre. Mais à l’insu des passagers, le capitaine vend peu à peu le navire rouillé en pièces détachées. Lumière marine Au-delà de la métaphore sur son pays, c’est d’abord le quotidien d’une étrange cité flottante, perdue et tendrement solidaire, que le réalisateur iranien chronique dans une merveilleuse lumière marine, entre arche de Noé et radeau de la Méduse. Mais la poésie de la fable tient aussi aux figures qui la font vivre, comme l’«enfant-poisson» ou ce vieillard vigie qui, derrière des lunettes noires, fixe le soleil du matin au soir. Prix du scénario et mention spéciale, Montréal 2005 - Prix de la critique, Hambourg 2005 - Prix spécial du jury, Gijón 2005 (Jazireh Ahani) Film de Mohammad Rasoulof (Iran, 2005, 1h30mn, VOSTF) - Scénario  : Mohammad Rasoulof - Avec  : Ali Nassirian (le capitaine Nemat), Hossein Farzi-Zadeh (Ahmad), Neda Pakdaman (la fille) - Image  : Reza Jajali - Montage  : Bahram Dehghani - Musique  : Mohammad Reza, Aligholi Production  : Fondation Farabi Cinema, Sheherazad Media International mai 27 mercredi 21



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