Arte Magazine n°2015-21 16 mai 2015
Arte Magazine n°2015-21 16 mai 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-21 de 16 mai 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : les frères Coen, présidents du jury du festival de Cannes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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en couverture Ethan et Joel Coen Un smoking pour deux Le 68 e Festival de Cannes a un président du jury bicéphale. Deux têtes bien faites, celles des frères Joel et Ethan Coen. Le nonchalant duo s’accordera-t-il aussi bien sur le palmarès que dans la réalisation de ses (bientôt) dix-sept films ? 4 N°21 – semaine du 16 au 22 mai 2015 – ARTE Magazine Spécial frères Coen Dimanche 17 mai Personne ne bouge ! à 17.00 Fargo à 20.45 Barton Fink à 22.20 Lire pages 13-15 Xavier LAMBOURS/SIGNATURES Nombreux sont les cinéastes dont la carrière est étroitement liée au Festival de Cannes et aux prix qu’ils y ont récoltés  : Emir Kusturica, Lars von Trier, Michael Haneke, les frères Dardenne et, plus récemment, Xavier Dolan... Quentin Tarantino, lui, affirme tout bonnement y être «né». Pas les frères Coen, qui avaient déjà réalisé trois longs métrages, dont l’hilarant Arizona junior et le très stylé Miller’s crossing, avant de monter les marches du Palais des festivals. Mais depuis 1991, année de la présentation de Barton Fink, la sortie de leurs films a quasiment toujours été précédée d’une escale sur la Croisette, où ils ont souvent trouvé l’accueil le plus favorable  : Prix de la mise en scène pour Fargo et The barber, Grand Prix pour Inside Llewyn Davis, sans parler du triplé effectué par le susdit Barton Fink  : Palme d’or, Prix de la mise en scène et Prix d’interprétation masculine ! C’est d’ailleurs ce coup d’éclat inattendu qui poussa Gilles Jacob à établir une consigne de cumullimité des prix pour les éditions suivantes, certains ayant jugé l’attitude du président Polanski un peu dictatoriale. Créateurs de losers Fidèles à leur nature nonchalante, les principaux intéressés, eux, ne semblent pas s’en être émus outre mesure. Ils l’ont avoué par la suite avec un détachement amusé  : ils soupçonnaient bien que ce portrait drolatique d’un scénariste impuissant, qui perd pied pour plonger dans un univers cauchemardesque, plairait au réalisateur du Locataire (diffusé par ARTE le 11 mai). Inventeurs de quelques-uns des losers les plus mémorables de l’histoire du cinéma, les deux frères reçoivent les récompenses un peu comme la policière enceinte de Fargo découvre les meurtres troublant sa juridiction  : avec un flegme inébranlable. Par leurs réponses goguenardes et décousues, ils désamorcent le jeu des interviews, ayant le chic de ne jamais livrer les profondes réflexions qu’on espère d’eux... On est donc curieux de voir comment leur sympathique je-m’en-foutisme va se glisser dans le costume solennel de la présidence cannoise. Pour l’heure, les frères Dardenne, dont la prochaine comédie Hail, Caesar ! (Ave César !) , située dans les coulisses du Hollywood des années 1950, est annoncée pour 2016, se sont contentés d’exprimer sobrement leur reconnaissance, alléguant qu’ils n’avaient jamais été «présidents de quoi que ce soit» jusqu’ici. Jonathan Lennuyeux-Comnène
alexandre pommier artPcQNEMA collection Documentaire Conteur de films Lancée à l’occasion du Festival de Cannes, la collection Histoires de cinéma traverse les genres et les époques pour inviter à (re)voir les films sous un autre angle. Dans le premier numéro  : les relations entre cinéma et littérature. Entretien avec son auteur, Frédéric Bonnaud (Personne ne bouge !). La version vidéo de cet entretien sera disponible prochainement sur le blog d’Olivier Père. Concept «La ligne éditoriale d’Histoires de cinéma est celle de la collection parce qu’il est devenu difficile de faire un magazine de cinéma, pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’il est complexe d’échapper à la promotion bête et méchante. Or, aujourd’hui, tout le monde en a un peu assez. Ensuite, parce que si, depuis trente ans, les chaînes n’ont pas refait Cinéma cinémas, c’est en partie à cause des artistes, qui sont devenus pingres de leur temps. Il faut passer par tellement d’intermédiaires... Se retrouver avec Scorsese, en taxi, dans les rues de New York, pour évoquer La valse des pantins, il faut se faire à l’idée que c’est fini, et inventer autre chose ! En tâtonnant, on a pensé à cette collection de cinéma, qui se propose de faire le point avec des auteurs, le temps d’une émission, sur un sujet précis. Après la littérature, le deuxième numéro sera consacré au fait divers.» N°21 – semaine du 16 au 22 mai 2015 – ARTE Magazine Lundi 18 mai à 23.00 Histoires de cinéma Le cinéma peut-il se passer du roman ? Lire page 17 Littérature «On a naturellement pensé à la revue de cinéma littéraire Vertigo, qui faisait des numéros thématiques, et au regretté Christian Marc Bosséno, son fondateur. Pour la première émission, nous sommes partis du matériau préféré du cinéma pour raconter des histoires  : la littérature et le roman. Tous les ans en France, chaque succès de librairie est acheté, préempté par le cinéma, de façon quasiment automatisée. On a voulu aller voir des écrivains, des cinéastes et des amis, pour leur demander pourquoi, après un siècle de cinéma, nous ne sommes toujours pas foutus de nous passer du roman.» Stendhal à la découpe «Ce qu’on a constaté, c’est que le système d’adaptation des années 1950 était mauvais. Dans l’émission, on parle du Rouge et le noir de Stendhal et de son adaptation par Claude Autant-Lara, en 1954. Prendre vingt scènes fortes du roman et les porter bout à bout à l’écran donne un mauvais film ! Cela revient à se dire  : on découpe un steak de Stendhal et Dieu reconnaîtra les siens. Mathieu Amalric, que nous avons interviewé, rêve d’adapter ce roman dans son intégralité. Certains scénaristes estimeraient que quelques-unes des scènes ne font pas avancer le récit. Mathieu répond  : ‘Si Stendhal les a écrites, pourquoi les couper ?’De même, pourquoi a-t-il adapté La chambre bleue, de Georges Simenon ? C’est une histoire d’une banalité effroyable, mais quelque chose change absolument tout  : le style de l’auteur ! Le livre commence par une scène de tribunal, et sans aucune précaution descriptive de l’écrivain, un flash-back nous ramène dans le lit de deux amants. Mathieu Amalric a voulu s’attaquer à cette coupe. Il s’est demandé comment il allait transposer ce ‘raccord’, comment il allait inventer le sien, le retranscrire à l’image. C’est cela, le défi.» Propos recueillis par Olivier Père 5



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