Arte Magazine n°2015-21 16 mai 2015
Arte Magazine n°2015-21 16 mai 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-21 de 16 mai 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : les frères Coen, présidents du jury du festival de Cannes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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mercredi 20 mai JOURNÉE 5.15 L M Schubertiade 5.55 L E M Paysages d’ici et d’ailleurs Ubaye Série documentaire 6.25 L M X:enius Gingembre et curcuma  : des rhizomes miracles ? Magazine 6.55 L M Personne ne bouge ! Spécial frères Coen Magazine 7.40 E R Jurassic Fight Club Les monstres de l’âge de glace Série documentaire 8.25 L 7 R X:enius Les dauphins sont-ils intelligents ? Magazine Multidiffusion le 20 mai à 17.20 8.55 L M E M Les secrets révélés de la Bible Documentaire 10.40 L M Cuisines des terroirs Le Mecklembourg Série documentaire 11.10 7 E R Escapade gourmande Vienne Série documentaire 11.40 L M Les Alpes vues du ciel Du Dauphiné aux Hautes-Alpes Série documentaire 12.25 L 7 R 360°-Géo Abou Dhabi, au chevet des faucons Reportage 13.20 7 ARTE Journal 13.35 M E M CINÉMA Le jour se lève Film (1939, 1h35mn) Un film de Marcel Carné avec des dialogues de Jacques Prévert et l’inoubliable Gabin. 15.05 L 7 R En hamac sur l’Amazone Documentaire 15.50 L M M Monuments éternels Sainte-Sophie dévoilée Série documentaire 17.20 L M X:enius Les dauphins sont-ils intelligents ? Magazine 17.45 L 7 La cuisine anti-gaspi Pays-Bas SWR/Mischief Films Série documentaire de Georg Misch (2015, 5x26mn) Entre fast-food responsables et chefs impliqués dans la lutte anti-gaspillage, David Gross mène l’enquête en terre hollandaise. 18.15 L M Voyages en pays nordiques Le sud de la Norvège et Oslo Série documentaire SOIRÉE 19.00 L 7 Les parcs nationaux américains Everglades Série documentaire (2015, 8x43mn) À la découverte des plus beaux parcs nationaux des États-Unis. 19.45 7 ARTE Journal 20.05 L 7 28 minutes Magazine 20.05 7 Cannes – L’instant d’avant Bertrand Bonello Bernard Larriu Série de Florence Dauchez et Stéphanie Giraud (2015, 13x2mn) Chaque soir, une figure du septième art évoque un souvenir de la compétition officielle. Aujourd’hui  : le réalisateur de Saint Laurent, Bertrand Bonello. 20.45 7 E R Tout est vrai (ou presque) J. K. Rowling Série d’animation 20.50‹23.20 Spécial «Rosetta» 20.50 L 7 R CINÉMA Rosetta Film 22.25 7 LE DOCUMENTAIRE CULTUREL Il était une fois... «Rosetta» Documentaire 23.20 L 7 V0STF CINÉMA Elena Film.1.41A.4 1.00 L M V0STF My beautiful country Film (2012, 1h28mn) Sur fond de guerre au Kosovo, une bouleversante histoire d’amour. 2.25 L M M VF/V0STF L’héritage empoisonné (1 & 2) Série 20 N°21 – semaine du 16 au 22 mai 2015 – ARTE Magazine Maja Medić E D sous-titrage pour sourds et malentendants audiovision pour aveugles et malvoyants L diffusion en haute définition disponible sur Internet durant sept jours après la diffusion 7 M vidéo à la demande M multidiffusion R rediffusion VF/V0STF version française version originale sous-titrée en français V0STF version originale sous-titrée en français Le Petit bureau 20.50 ‹23.20 cannes 2015 spécial «Rosetta» Une révélation primée – Émilie Dequenne –, une énergie de survie bouleversante et une Palme d’or  : ARTE consacre une séance spéciale à Rosetta, le chef-d’œuvre des frères Dardenne, avec un film et un documentaire. 20.50 CINÉMA Rosetta La première Palme d’or des frères Dardenne concentre toute son énergie dans la force de son personnage principal, une magnifique Émilie Dequenne en situation d’extrême précarité. Rosetta vit dans une caravane avec sa mère alcoolique. Elle est déterminée à s’en sortir dignement, seule et sans accepter la charité. La jeune femme n’a qu’une idée en tête  : trouver un travail pour pouvoir mener une vie normale. La récession économique ne lui facilite pas la tâche. Chaque jour, le seul plaisir qu’elle s’octroie est la dégustation d’une gaufre au sucre, dans une camionnette-buvette.
Riquet, le gentil vendeur, se prend de sympathie pour elle et cherche à l’aider. Mais Rosetta, qui ne veut pas d’ami, a d’autres préoccupations... Volonté et courage Si les frères Dardenne sont concernés par les questions d’ordre social, ils le sont plus encore par les conflits qui touchent à l’éthique personnelle. Sans misérabilisme, les réalisateurs placent l’héroïne dans une situation de combat intense afin qu’elle y déploie toute son énergie. À l’épaule, la caméra colle à son visage tendu et indéchiffrable. Elle suit ses moindres gestes et mouvements, tous effectués en vue d’une utilité pratique et immédiate. Rosetta fait bloc de son corps et de son esprit pour ne pas sombrer. Ni dans l’alcool, comme sa mère, ni dans l’étang où elle manque se noyer, ni dans le désespoir et les larmes, qui ne coulent jamais chez elle. La Palme d’or a été décernée à ce caractère de titan quasi inhumain, en lutte perpétuelle, Rosetta révélant aussi Émilie Dequenne, touchante dans l’austérité la plus extrême. Lire aussi page 9 Palme d’or et Prix de la meilleure actrice (Émilie Dequenne), Cannes 1999 Film de Luc et Jean-Pierre Dardenne (France/Belgique, 1998, 1h30mn) Avec  : Émilie Dequenne (Rosetta), Fabrizio Rongione (Riquet), Anne Yernaux (la mère), Olivier Gourmet (le patron) – Image  : Alain Marcoen Montage  : Marie-Hélène Dozo – Production  : Les Films du Fleuve, ARP Sélection, RTBF, Canal+ – (R. du 24/10/2002) Christine Plenus 22.25 LE DOCUMENTAIRE CULTUREL Il était une fois... «Rosetta» Ce documentaire retrace la genèse et le triomphe de Rosetta, qui fit écho à la crise que traversait alors la Belgique, et révéla à la fois le talent des frères Dardenne et celui d’Émilie Dequenne. Il était une fois... «Rosetta» revisite le tournage et le succès inattendu du chef-d’œuvre de Jean-Pierre et Luc Dardenne, qui obtint la Palme d’or en 1999. Il s’agissait du quatrième long métrage des cinéastes belges, déjà remarqués avec La promesse en 1996. Défendant un cinéma indépendant et radical, les frères sont intransigeants jusque dans le moindre détail. Leur obsession du réel dominera tout leur cinéma. Rosetta, dont l’héroïne se débat de job en petit boulot, est hanté par le poids du chômage et la menace de la misère. Le film montre aussi l’attachement aux cités ouvrières, jamais démenti par la suite, des frères Dardenne, eux-mêmes issus d’une commune industrielle proche de Liège. Il sera l’occasion d’une double révélation  : celle des deux réalisateurs et celle d’une comédienne éblouissante, Émilie Dequenne, alors âgée de 17 ans, tous trois récompensés au Festival de Cannes 1999. Crise de la sidérurgie Réalisé par Auberi Edler, ce documentaire s’attache, à travers de nombreuses interviews des cinéastes, d’Émilie Dequenne, d’Olivier Gourmet et de Ken Loach notamment, et des images d’archives, à remettre le film des frères Dardenne dans son contexte  : le moment, où, malgré les combats et les espoirs, la sidérurgie déclina inexorablement en Belgique. À sa sortie, l’impact de Rosetta dans le pays fut tel qu’à l’instigation de la ministre socialiste Laurette Onkelinx, la «Convention du premier emploi» deviendra le «Plan Rosetta». Lire aussi page 9 Documentaire d’Auberi Edler (France, 2015, 52mn) – Dans la collection «Un film et son époque» de Marie Genin et Serge July Coproduction  : ARTE France, Folamour Productions N°21 – semaine du 16 au 22 mai 2015 – ARTE Magazine Pyramide Films 23.20 CINÉMA cannes 2015 Elena Andreï Zviaguintsev (Le retour, Leviathan) offre une métaphore magnifique et glaçante d’un monde déshumanisé, régi par l’argent et la guerre des classes. Vladimir, un vieil homme très riche, vit avec sa deuxième femme Elena, une ancienne infirmière qui l’a soigné lors d’un épisode cardiaque, dans un appartement moscovite luxueux et froid. Traitée en domestique plus qu’en épouse, celleci ne s’échappe que pour rendre visite, dans une lointaine banlieue, à Sergueï, son fils, chômeur et père de deux enfants, bientôt trois, qui la presse de soutirer le plus d’argent possible à son vieux mari... Mais Vladimir, lui-même père d’une fille adulte avec laquelle il est brouillé, refuse de financer celui qu’il considère comme un parasite sans vergogne. Victime d’une nouvelle crise cardiaque, il annonce à Elena qu’il va léguer par testament la totalité de ses biens à sa fille, ne lui laissant à elle qu’une rente modeste. Diamant noir D’une beauté glaçante et désespérée, Elena est le plus noir de tous les films d’Andreï Zviaguintsev. Au plus près de son héroïne, le cinéaste filme avec virtuosité le microcosme qu’il a choisi comme métaphore de son pays – ou du monde – régi par l’argent et la guerre des classes. Prix du jury, Un certain regard 2011 Film d’Andreï Zviaguintsev (Russie, 2011, 1h41mn, VOSTF) – Scénario  : Oleg Negin, Andreï Zviaguintsev Avec  : Andreï Smirnov (Vladimir), Nadejda Markina (Elena), Elena Lyadova (Katerina), Alexeï Rozin (Sergueï), Evguenia Konuchkina (Tatiana), Igor Ogurtsov (Sacha), Vassili Michkiv (l’avocat), Alexeï Maslodudov (Vitek) – Image  : Mikhail Kritschman Montage  : Anna Mass – Musique  : Philip Glass Production  : Non-Stop Production mai 20 mercredi 21



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