Arte Magazine n°2015-20 9 mai 2015
Arte Magazine n°2015-20 9 mai 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-20 de 9 mai 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Cannes, anyways.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Après le jeu documentaire Fort McMoney, David Dufresne * retourne à Fort McMurray, où l’exploitation des sables bitumineux ressemble à une version moderne de la ruée vers l’or. Avec un personnage truculent en vedette de son film  : le trappeur Jim Rogers. Pourquoi faire un film après le jeu documentaire Fort McMoney ? David Dufresne  : J’avais envie de dire au revoir à certains habitants de la ville, dont Jim Rogers. Quand on travaille sur un documentaire, on a toujours la sensation désagréable d’emprunter l’image de ses personnages, de voler leur histoire et de les quitter sans façon. Avec ce film, je voulais les saluer. L’idée n’était pas d’affirmer de nouveau mon point de vue sur les sables bitumineux et Fort McMurray, comme je l’ai fait dans le jeu documentaire. Je voulais, en prenant le contre-pied de Fort McMoney le jeu, raconter la ville de manière plus intime. Les points de vue se renforcent l’un l’autre, avec deux écritures très différentes. Pourquoi avoir mis l’accent sur Jim Rogers dans votre film ? Parce que c’est un perdant magnifique ? Oui, mais pas seulement. Il a surtout la lucidité des fous. La situation actuelle lui donne raison  : avec la baisse du prix du pétrole, Fort McMurray va peut-être devenir une ville fantôme. D’un point de vue cinématographique, c’est un personnage extraordinaire qui occupe l’écran par sa présence et son rire. Et puis, Jim est un peu mon double, la personne avec laquelle j’ai passé le plus de temps sur place. C’est également un égaré dans sa propre ville. Car le trappeur, l’homme de l’Alberta, c’est lui ! Il est le seul personnage qui soit né là-bas. Il est garant de quelque chose, sans pour autant se montrer conservateur. La baisse du prix du baril de pétrole a-t-elle modifié l’équilibre de la ville ? Oui, complètement. Le boom de la ville a eu lieu parce que le prix du baril était incroyablement haut. Ainsi, même le pétrole de Fort McMurray, très coûteux à extraire, se révélait rentable. Avec la chute des cours, le coût de production devient Documentaire presque plus élevé que le prix de vente. Conséquence  : là où il y avait 2% de logements vides, il y en a maintenant 20% ! Le camping que l’on voit dans le jeu documentaire s’est également vidé. Le marché est en train de produire ce que Jim annonce dans le film et ce que tous les joueurs pressentaient en transformant Fort McMoney en ville fantôme par leurs votes, mois après mois. Des camps de travailleurs ont fermé... On est vraiment dans le principe du Far West, avec une ruée vers l’or, des fortunes rapides et un possible abandon de la ville. Propos recueillis par Nicolas Bole * L’ouvrage Brut, la ruée vers l’or noir de David Dufresne, Nancy Huston, Naomi Klein, Melina Laboucan-Massimo et Rudy Wiebe, édité par Lux Éditeur, est sorti en librairie le 16 avril. 8 N°20 – semaine du 9 au 15 mai 2015 – ARTE Magazine Fort McMurray acte II Mardi 12 mai à 22.55 Fort McMoney – Votez Jim Rogers ! Lire page 19 (Re)découvrez le jeu documentaire de David Dufresne Fort McMoney sur arte.tv/fortmcmoney
julien warnand/epa/Corbis Ils sont sur ARTE Isabelle Adjani De la reine Margot à Adèle Hugo, Isabelle Adjani a toujours eu un faible pour les rôles de femmes tourmentées. Surdouée, elle a débuté sa carrière à 17 ans à la Comédie-Française avant d’être révélée par La gifle de Claude Pinoteau, en 1974. Jusqu’au milieu des années 1990, Adjani a illuminé de sa beauté fatale les écrans français, avant de s’offrir une longue éclipse. En 2009, elle signe un retour triomphal grâce à La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld, empochant du même coup son cinquième César – un record ! Si sa nièce Zoé Adjani, actuellement à l’affiche de Cerise, semble prête à reprendre le flambeau, Isabelle n’a pas dit son dernier mot. Elle s’apprêterait à jouer dans Les visages écrasés, un drame social réalisé par Louis-Julien Petit. Le locataire, lundi 11 mai à 22.40 Thierry Frémaux Enfant des Minguettes, Thierry Frémaux a découvert le cinéma grâce à son père, ingénieur et cofondateur de la radio associative Radio Canut. En 1982, à l’âge de 22 ans, il participe bénévolement à la création de l’Institut Lumière à Lyon, dont il deviendra plus tard le directeur. En 2001, il rejoint Gilles Jacob sur la Croisette avant d’être nommé, six ans plus tard, délégué général du Festival de Cannes. Il apporte à la sélection un éclectisme rafraîchissant, faisant la part belle aux grosses productions hollywoodiennes aussi bien qu’aux films d’animation et aux documentaires. Il prépare actuellement l’édition 2015, avec les frères Coen dans le rôle de présidents du jury. Cannes – L’instant d’avant, mercredi 13 mai à 20.00 Pablo Iglesias Turrión Il avait tout pour incarner Podemos, le parti de gauche radicale espagnol issu du mouvement des Indignés  : Pablo Iglesias Turrión, 36 ans, a grandi dans un quartier ouvrier de Madrid, est l’héritier d’une famille de républicains et a fréquenté l’Union des jeunesses communistes. En 2001, il se tourne vers l’altermondialisme tout en poursuivant des études de sciences politiques. Sur Internet puis sur la TNT, il anime l’émission La tuerka, qui lui permet d’affiner son discours politique et sa pratique des médias. Chef de file de Podemos, il devient eurodéputé en 2014 en rassemblant plus de 1,2 million de voix. Élu secrétaire général du parti en novembre dernier, il s’apprête à livrer la grande bataille des élections générales espagnoles qui se tiendront fin 2015. Vox pop – Podemos, dimanche 10 mai à 20.10 N°20 – semaine du 9 au 15 mai 2015 – ARTE Magazine paBLO blazquez dominguez Stephane Cardinale/People Avenue/corbis 9



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