Arte Magazine n°2015-20 9 mai 2015
Arte Magazine n°2015-20 9 mai 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-20 de 9 mai 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Cannes, anyways.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
Library of cONGREss Cycle Welles › Dimanche 10 mai à 20.45 La dame de Shanghai › Lundi 11 mai à 20.50 La soif du mal › Mardi 12 mai à 23.50 La guerre des mondes selon Orson Welles, documentaire de Catherine O’Connell Programmation spéciale Orson Welles L’illusionniste Il y a cent ans naissait Orson Welles, artiste aux multiples talents dont la grande histoire d’amour, souvent malheureuse, fut le cinéma. Une œuvre unique, tissée de films immortels ou... encore à naître. 6 N°20 – semaine du 9 au 15 mai 2015 – ARTE Magazine La carrière d’Orson Welles est émaillée de nombreux projets inachevés, restés à l’état de scénario, amorcés puis abandonnés, en partie tournés mais jamais montés... Des ébauches à considérer comme parties intégrantes d’une œuvre fondée sur l’expérimentation. L’un de ces films invisibles, The other side of the wind (De l’autre côté du vent), pourrait être diffusé cette année pour le centenaire de la naissance du cinéaste. Après une longue bataille juridique, les producteurs de la société Royal Road Entertainment sont parvenus à un accord pour en obtenir les droits et achever le montage selon les indications laissées par le maître. Estce une nouvelle chimère que nous envoie depuis la tombe le plus fascinant Don Quichotte de l’histoire du cinéma ? L’avenir nous le dira. Tissées de coups d’éclat, de déceptions, de dérobades et de fuites en avant, empreintes à jamais de mystère, son œuvre et sa vie, uniques, semblent renvoyer à l’infini de nouvelles questions. Une œuvre en mouvement à l’image de la personnalité de son créateur  : artiste aux mille visages, il nous entraîne dans un labyrinthe de miroirs qu’il détruit et recrée au gré de ses déconvenues ou de sa fantaisie. Personnage insaisissable « Un jour, un roi demanda à un poète  : de tout ce que je possède, que puis-je te donner ? Sagement, le poète répondit  : tout, sire, sauf votre secret. » C’est sur ces mots que s’ouvre Monsieur Arkadin (1955), un film qui, comme Citizen Kane, se présente comme une enquête sur un personnage insaisissable. Welles s’offre au regard dans un mélange d’exhibitionnisme et de pudeur, comme en témoigne son goût pour le travestissement et l’illusionnisme. À 10 ans, il se déguisait en vieillard pour jouer le roi Lear. On ne compte pas le nombre de faux nez, postiches et maquillages improbables derrière lesquels il s’est caché par la suite. Quant à la magie, c’est par elle qu’il s’est initié aux arts de la scène, et il lui a été fidèle jusqu’à la fin de sa vie  : l’un de ses derniers projets, The magic show, avait pour sujet la prestidigitation. Un film resté... inachevé. Jonathan Lennuyeux-Comnène à l’occasion du cycle Orson Welles, ARTE Cinéma propose un dossier foisonnant d’archives inédites qui dresse le portrait d’un homme hors normes, à travers huit thématiques  : magicien, acteur protéiforme, tragédien, patriote, fondeur, cabot, crooner, conteur. arte.tv/orson-welles
dpa/dpa Picture-Alliance/Ursula Düren Documentaire The voices Depuis Caruso, les ténors ont un statut privilégié dans le monde des chanteurs lyriques. Aussi célébrés que des pop stars, ils ont ramené la voix au centre de mises en scène grandioses. Les funérailles de Luciano Pavarotti, le 8 septembre 2007 à Modène, ont rappelé quel degré de notoriété pouvait atteindre un chanteur lyrique. Outre ses deux femmes, déjà prêtes à se disputer un héritage conséquent, des chefs d’État et de gouvernement, des rock stars (Bono) mais aussi l’ancien secrétaire des Nations unies Kofi Annan avaient fait le déplacement en Italie, berceau de l’opéra. En quarante ans de carrière, ce fils de boulanger avait largement contribué à abattre les cloisons, délivrant le genre musical de son élitisme pour l’amener vers les têtes de gondole des supermarchés de la culture. Qu’il paraissait loin le temps où le chanteur débutait dans La bohème... Pilier central des « Trois Ténors », cette association juteuse de stars montée avec Plácido Domingo et José Carreras à la veille de la coupe du monde de football en Italie, Pavarotti « duettisait » alors avec les Spice Girls et le groupe de metal Sepultura. En nous abstenant de tout jugement, nous nous contenterons de relever que ce travail de vulgarisation avait en réalité commencé un siècle plus tôt avec la première étoile du genre, Caruso. Nouvelle génération Révélé à l’ère du disque gramophone, Enrico Caruso n’est pas uniquement un nom célébrissime qui a permis à Florent Pagny de relancer sa carrière il y a vingt ans. Il fut aussi ce chanteur ayant épousé à la fin du romantisme les nouvelles formes orchestrales plébiscitées par un public adepte de voix puissantes, mais capables de s’envoler vers les aigus pour s’imposer dans les opéras de N°20 – semaine du 9 au 15 mai 2015 – ARTE Magazine Dimanche 10 mai à 17.35 TÉNORS MYTHIQues Les HÉros de la scène lyrique Lire page 12 Verdi ou de Puccini – de La traviata à La bohème en passant par Tosca. Le bel canto vit alors ses dernières heures. Place désormais à de nouvelles mises en scène où le ténor, la tessiture la plus aiguë du spectre masculin, forme avec la chanteuse soprano un couple au centre d’intrigues spectaculaires. Parfois, l’idylle se prolonge même à la ville comme ce fut le cas de Roberto Alagna avec Angela Gheorghiu. Pavarotti savait occuper cet espace, jusqu’à devenir, à la fin de sa carrière, ce chanteur auprès duquel des pop stars (Sting, Zucchero, Patricia Kaas) recherchaient l’adoubement suprême dans ses grands-messes œcuméniques, « Pavarotti and Friends ». Sa mort a laissé une grande tristesse mais aussi de la place pour les générations de chanteurs qui ont longtemps trépigné à l’ombre du chêne. Et les frontières se sont ouvertes. Si l’opéra compte encore beaucoup d’Italiens (Vittorio Grigolo) et de chanteurs d’Amérique latine (le Franco-Mexicain Rolando Villazón), il accueille aussi désormais des voix allemandes. Il en est ainsi de Jonas Kaufmann, dont la représentation du Parsifal au Metropolitan Opera de New York, en 2013, fut retransmise en direct dans des salles de cinéma du monde entier, ou encore de Klaus Florian Vogt, dont le physique autant que le talent a su séduire le public. Ludovic Perrin Journées européennes de l’opéra Du 8 au 10 mai, les opéras d’Europe ouvrent leurs portes au public. ARTE s’associe à cette 9 e édition en célébrant l’art lyrique. › Ténors mythiques – Les héros de la scène lyrique à 17.35 › Schubertiade à 18.30 › Une voix pour César – Le contre-ténor Andreas Scholl à 23.10 › Jules César en Égypte à 0.00 7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :