Arte Magazine n°2015-20 9 mai 2015
Arte Magazine n°2015-20 9 mai 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-20 de 9 mai 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Cannes, anyways.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mai 11 lundi sipa (r71=1 20.00 cannes 2015 Cannes – L’instant d’avant Juliette Binoche Chaque soir pendant le Festival de Cannes, une figure du septième art raconte un souvenir de la compétition officielle. Des « séquences émotions » à suivre jusqu’au 23 mai. Cannes, son tapis rouge, ses marches, ses stars, et surtout son cinéma... Pour le réalisateur ou le comédien en compétition, voire le sélectionneur, l’épreuve peut être rude  : avant une première mondiale dans la grande salle, face à un public exigeant qui peut encenser ou détruire le travail de plusieurs années, comment résister au trac ? Derrière le glamour et les sourires affichés face aux photographes, des sentiments contraires se manifestent, entre euphorie joyeuse et tourment artistique. Avec, au bout du parcours, le rêve de la Palme d’or. Chaque soir pendant le festival, L’instant d’avant propose une rencontre avec une figure du septième art. Elle raconte un de ses souvenirs en livrant ses émotions, ses espoirs et ses craintes. Pour lancer la série  : l’actrice de renommée internationale Juliette Binoche, première femme à avoir remporté les distinctions des trois plus grands festivals de cinéma – Venise, Berlin et Cannes. Série de Florence Dauchez et Stéphanie Giraud (France, 2015, 13x2mn) Sherman Clark 20.50 CINÉMA cannes 2015 La soIF du mal À la frontière du Mexique, deux flics s’opposent autour d’une enquête... Un banal sujet de film noir transfiguré par la mise en scène du génial Orson Welles en une leçon cinématographique et métaphysique. Un notable meurt dans un attentat à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Pour l’enquête, deux policiers s’opposent  : le Mexicain Mike Vargas et l’Américain Hank Quinlan, qui veut faire porter le chapeau à un innocent pour assurer sa gloire personnelle. Vargas et son épouse se retrouvent bientôt pris au piège d’une ville gangrenée par le mal... Justice Alors qu’Orson Welles est d’abord pressenti comme acteur, c’est Charlton Heston qui suggère aux studios de confier la mise en scène de ce film noir basique au réalisateur de Citizen Kane. Lequel s’empresse de réécrire le scénario, en situant l’action dans la moiteur d’une ville-frontière entre le Mexique et les États-Unis et en le dotant d’une profondeur métaphysique inédite. Filmé en noir et blanc au grand angle, dans un jeu d’ombres et de lumières, reflets du mal et du bien, le dernier opus hollywoodien d’Orson Welles avant son nouvel exil cinématographique en Europe a, comme la plupart des autres, souffert de coupes imposées par ses producteurs. À l’époque, le réalisateur avait protesté en adressant à Universal une note passionnée de cinquante-huit pages pour demander le remontage de son film. Il fallut attendre 1998 pour que Walter Murch – connu 16 N°20 – semaine du 9 au 15 mai 2015 – ARTE Magazine notamment comme le monteur de Francis Ford Coppola (Conversation secrète, Apocalypse now...) – exauce son souhait. Avec cette version fidèle à sa vision esthétique, justice est rendue au génie d’Orson Welles, qui éclate dès la scène d’ouverture, culte, tournée en un vertigineux plan-séquence. Lire aussi page 6 (Touch of evil) Film d’Orson Welles (États-Unis, 1958, 1h46mn, VF/VOSTF) – Scénario  : Orson Welles, d’après le roman de Whit Masterson – Avec  : Charlton Heston (Mike Vargas), Janet Leigh (Susan Vargas), Orson Welles (Hank Quinlan), Akim Tamiroff (Oncle Joe Grandi), Joseph Calleia (Pete Menzies), Marlene Dietrich (Tana) – Image  : Russell Metty – Montage  : Virgin Vogel et Aaron Stell, Walter Murch pour la version remontée – Musique  : Henry Mancini – Production  : Universal Pictures – (R. du 11/7/2011) Cycle Orson Welles › Dimanche 10 mai La dame de Shanghai d’Orson Welles à 20.45 › Lundi 11 mai La soif du mal d’Orson Welles à 20.50 › Mardi 12 mai La guerre des mondes selon Orson Welles, documentaire de Catherine O’Connell, à 23.50
2002 by Paramount Pictures 22.40 CINÉMA cannes 2015 Le locataire Un homme sans histoire s’installe dans un nouvel appartement et sombre peu à peu dans la folie. Un film aussi brillant que dérangeant, de et avec Roman Polanski. Trelkovsky, timide fonctionnaire d’origine polonaise, visite un appartement dans un vieil immeuble parisien. La locataire précédente, Mlle Choule, s’est jetée par la fenêtre peu de temps auparavant. Elle est plongée dans un profond coma. Trelkovsky lui rend visite à l’hôpital et apprend sa mort le lendemain. Il emménage alors dans l’appartement... Obsessions Après l’immense succès de Chinatown, Roman Polanski choisit de revenir en France pour un projet plus modeste et plus personnel. Le locataire apparaît aujourd’hui comme le point d’orgue de sa carrière. Il y déploie toute l’originalité de son talent et y développe sans pudeur ses obsessions les plus sombres, les plus morbides. Comme dans la plupart des films du cinéaste, il est question ici d’enfermement, de solitude et de mort. Avec un extraordinaire sens du détail et de l’espace, Polanski tire du quotidien le plus concret les effets les plus inquiétants. La photographie, les décors, la musique, l’interprétation  : tout contribue à créer une ambiance malsaine, proche du cauchemar éveillé. Polanski choisit de jouer lui-même ce personnage de Polonais exilé, ce qui n’est certainement pas innocent. Il se met en danger et n’hésite pas à enlaidir Isabelle Adjani, à mélanger humour trivial, inquiétudes métaphysiques et pure terreur. Le locataire est le film d’un cinéaste totalement libre et maîtrisant ses moyens, peut-être même son chef-d’œuvre. Lire aussi page 9 Sélection officielle, Cannes 1976 (The tenant) Film de Roman Polanski (France/États-Unis, 1976, 2h, VF/VOSTF) – Scénario  : Roman Polanski, Gérard Brach, d’après le roman de Roland Topor Le locataire chimérique – Avec  : Roman Polanski (Trelkovsky), Isabelle Adjani (Stella), Melvyn Douglas (monsieur Zy), Shelley Winters (la concierge), Jo Van Fleet (madame Dioz), Bernard Fresson (Scope) – Image  : Sven Nykvist – Montage  : Françoise Bonnot, Jacques Audiard – Musique  : Philippe Sarde – Production  : Marianne Productions S.A. – (R. du 20/11/2006) N°20 – semaine du 9 au 15 mai 2015 – ARTE Magazine F.W.Murnau-sTiftung/DEGETO 0.40 cinéma La peste à Florence Grandeur et décadence de Florence, déchirée entre foi mortifère et débauche. Une pépite expressionniste aux somptueux décors, scénarisée par Fritz Lang et récemment restaurée. À la Renaissance, sous l’autorité d’un conseil d’anciens que préside Cesare, un austère potentat, la ville de Florence dépérit, écrasée par le poids de l’Église. Mais au cours d’une procession, une mystérieuse courtisane vient semer le trouble dans la pieuse cité. Bientôt, Cesare et son fils s’éprennent tous deux d’elle. Torturé sur ordre de son père, le fils tue ce dernier, alors que la ville, hantée par le spectre de la Mort, sombre peu à peu dans la débauche, avant d’être emportée par la Peste. Prophétique Bijou expressionniste, La peste à Florence se décline en sept chapitres savamment écrits par Fritz Lang, lequel s’est inspiré du Masque de la mort rouge d’Edgar Allan Poe. Avec costumes et décors somptueux, la réalisation laisse une large place aux scènes collectives, des processions religieuses aux fêtes grandioses et bals décadents, en passant par la rue où survit le petit peuple. Basculant de l’excès de foi à la luxure, la cité symbolise la chute de l’Empire allemand, rongé par l’inflation. Un film prophétique où les thèmes de la corruption, de la débauche et du crime représentent ici le matérialisme, bientôt balayé par la Mort. Cycle muet Retrouvez des grands classiques muets et des bonus sur ARTE Cinéma. (Die pest in Florenz) Film d’Otto Rippert (Allemagne, 1919, 1h42mn, muet, noir et blanc) Scénario  : Fritz Lang – Avec  : Otto Manstädt (Cesare, le potentat de Florence), Anders Wickmann(son fils), KarlBernhard (son confident), Franz Knaak (le cardinal), Erner Hübsch (un moine), Theodor Becker (un ermite), Marga Kierska (Julia) – Image  : Wily Hameister, CarlHoffmann, Emil Schünemann– Musique  : Bruno Gellert Production  : Decla-Bioshop AG mai lundi 17 11



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