Arte Magazine n°2015-18 25 avr 2015
Arte Magazine n°2015-18 25 avr 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-18 de 25 avr 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : chauvet déovoilée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ArtPCRE QOTIVE Documentaire Nile Rodgers « Je n’ai JAMAis voulu être une star » Avant la parution de son nouvel album, en juin, ARTE rend hommage au guitariste de Chic, infatigable compositeur et producteur qui depuis quarante ans, enchaîne les tubes par dizaines. Entretien. Jouez avec Nile Rodgers et découvrez comment il a composé la BO de votre vie. Le single « I’ll be there » de Nile Rodgers et Chic vient de paraître chez Warner Music, avant l’album It’s about time, prévu en juin. Retrouvez l’intégralité de cet entretien sur artemagazine.fr Depuis vos débuts, au milieu des années 1970, vous avez composé ou arrangé près d’un tube par an. Comment réussissez-vous à attraper l’air du temps ? Nile Rodgers  : Je n’ai pas d’explication, parce que mon but, c’est de faire le contraire de ce que tout le monde fait. Si vous écoutez mes hits, aucun n’est standard pour son époque  : « Let’s dance », « Le freak », « Get lucky », ça ne ressemble à rien d’autre. C’est de ça que je suis fier  : de ma musique bizarre qui, quand elle marche, marche pour de bon, mais qui la plupart du temps ne marche pas vraiment, parce qu’elle est trop à contre-courant. 6 N°18 – semaine du 25 avril au 1er mai 2015 – ARTE Magazine Samedi 25 avril à 22.15 Nile Rodgers Les sECrets d’un faiseur de TUbes Lire page 12 Tout le monde connaît votre musique, mais votre nom, lui, est longtemps resté confidentiel. Vous n’en avez jamais souffert ? Non, au contraire, c’est une bénédiction ! Je n’ai jamais voulu être une star, ça me va bien de rester une lune périphérique, un astéroïde, une petite planète quelque part dans le système. En créant Chic, oui, on a voulu la gloire, mais pour le groupe, pas pour nous. Des gens célèbres, j’en côtoie tout le temps, je travaille avec eux, et je suis bien content de ne pas être à leur place. Et d’être appelé une légende, cela vous convient ? Ah oui, une légende, c’est cool. Ça veut dire que j’ai bossé dur et assez bien pour laisser une empreinte sur le monde et qu’un peu de ma musique me survivra. C’est le désir de tous les compositeurs. Je sais que même après ma mort, des gens continueront à chanter « We are family », que si j’ai de la chance, ils chanteront aussi « One, two, aaaah ! Freak out ! » ou « Good times » ou « Let’s dance » … Peu importe ! Rien ne me fait plus plaisir que de voir des gosses d’aujourd’hui danser comme des fous sur mes chansons. C’est fantastique et ça me suffit. Vous vous définissez comme un bourreau de travail… Surtout depuis quatre ans. Je me suis lancé dans une espèce de tourbillon de musique parce qu’on m’a diagnostiqué à ce moment-là un cancer de la prostate très agressif et j’ai compris que je pouvais en mourir. Alors j’ai décidé que j’allais travailler plus que jamais. C’est ma façon à moi de me battre. En plus, comme je suis conditionné musicalement pour faire des choses compliquées, cela me demande beaucoup d’efforts pour les rendre simples. Parce que je suis un antipop qui a envie d’être pop. Propos recueillis par Irène Berelowitch
En 1921, Talaat Pacha, un ex-chef du gouvernement turc en exil à Berlin, est abattu en pleine rue par un jeune Arménien, Soghomon Tehlirian, arrêté et jugé peu après lors d’un procès qui fait date. Les audiences révèlent en effet que la victime fut le principal ordonnateur de l’extermination de plus d’un million d’Arméniens en 1915. Le procès devient celui du génocide et le jeune Tehlirian, qui a luimême perdu une partie de sa famille dans les massacres, est acquitté. Mais un fait capital reste dans l’ombre  : loin d’avoir agi sans préméditation, celui-ci est en réalité le bras armé d’un réseau clandestin d’activistes arméniens, qui ont choisi le nom de Némésis, la déesse grecque de la vengeance. C’est cette histoire, aussi méconnue que romanesque, que détaillent Camille Duvelleroy et Bernard George dans l’animation interactive L’opération Némésis, en prolongement du documentaire que le réalisateur a consacré au procès Tehlirian, la partie « émergée » de l’organisation secrète. web Opération Némésis La VEngeance (secrète) des Arméniens En écho à La vengeance des Arméniens, son documentaire diffusé à l’occasion du centenaire du génocide de 1915, le réalisateur Bernard George détaille sur le web L’opération Némésis, destinée à venger les massacres et restée secrète jusqu’en... 1986. Thriller historique En juillet 1919, Talaat Pacha et quatre autres responsables du génocide ont été condamnés à mort par contumace à Constantinople par les nouvelles autorités ottomanes, alors soucieuses de se démarquer du crime de masse commis quatre ans plus tôt. Mais tous ont échappé à la sentence, comme Talaat Pacha, exfiltré dès 1918 par ses alliés allemands. Certains membres du parti socialiste arménien Dachnak décident alors d’appliquer eux-mêmes le verdict et recrutent des hommes résolus pour cette véritable mission militaire. Parmi eux, Soghomon Tehlirian, Stepan Dzaghigian, Arshavir Shiragian et Aram Yerganian, qui exécuteront chacun un attentat, au fil d’une traque minutieuse à travers trois continents. Sous forme d’une fresque interactive et sonore, L’opération Némésis retrace leurs faits d’armes et décrit l’organisation de ce réseau de l’ombre sur lequel il n’existe quasiment aucune archive. L’absence presque totale de documents audiovisuels a conduit à utiliser l’illustration et l’animation, avec des dessins de Lauren Mortimer et une voix off dite par l’acteur Simon Abkarian. La narration, non chronologique, incite à assembler tous les éléments de l’histoire pour une expérience courte (10 à 12 minutes) mêlant dessins, textes, photographies, avec une version adaptée aux mobiles et des formats destinés aux réseaux sociaux. Un véritable thriller historique, autour de secrets si bien gardés qu’ils ne furent dévoilés que soixante ans après les faits, en 1986, notamment par le journaliste français Jacques Derogy dans son livre Les vengeurs arméniens (Fayard). Brigitte Chahinian N°18 – semaine du 25 avril au 1er mai 2015 – ARTE Magazine Centenaire du génocide arménien ARTE commémore le centenaire du génocide arménien, déclenché le 24 avril 1915. › Le mas des Alouettes lundi 27 avril à 22.20 › La vengeance des Arméniens – Le procès Tehlirian mardi 28 avril à 22.25 › L’opération Némésis En ligne à partir du 17 avril www.arte.tv/armenie 7



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