Arte Magazine n°2015-17 18 avr 2015
Arte Magazine n°2015-17 18 avr 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-17 de 18 avr 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'esprit 28 minutes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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28 en couverture Jean-Mathieu Pernin Vincent Giret Nadia Daam Guillaume Roquette Claude Askolovitch Renaud Dély 28 minutes L’actualité autrement Esprit et pertinence font la saveur du magazine quotidien d’Élisabeth Quin. Depuis un peu plus de trois ans, ce rendez-vous a su s’imposer à l’heure des JT en conviant chroniqueurs, témoins et éditorialistes à passer l’actualité au crible. Entretien. minutes vient d’entamer sa quatrième année, avec une audience de plus en plus large. Qu’est-ce qui fait votre force ? Élisabeth Quin  : L’émission offre une ligne éditoriale inédite à cet horaire, de 20.05 à 20.45, car elle approfondit les sujets. Trois invités débattent pendant vingt minutes d’un thème d’actualité auquel les journaux télévisés consacrent à peine deux ou trois minutes. Nous prouvons que le débat, genre plutôt réservé à la deuxième partie de soirée, a sa place à ce moment-là. La force de l’émission réside aussi dans la qualité de nos intervenants, experts et témoins. Les récits d’un prêtre défroqué et d’une ex-enfant soldat en République démocratique du Congo, devenue ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco, m’ont particulièrement touchée. Ce sont des histoires fortes, mais nous prenons soin d’éviter le pathos car le ton de l’émission fait aussi son originalité. Nous essayons d’avoir de l’esprit, de la légèreté, de la fantaisie, ce qui n’est pas incompatible avec des sujets d’actualité graves, tragiques ou sérieux. Stéphane Charbonnier, dit Charb, rédacteur en chef de Charlie Hebdo, tué lors des attentats de janvier, contribuait à ce ton... Charb était l’un des meilleurs. Nous avions souhaité collaborer avec lui pour prolonger la tradition du dessin satirique. C’était à la fois le plus gentil des hommes et le plus mordant des dessinateurs, à sa manière anarcho-vitriolesque. On aimait sa vision du monde. Il nous manque énormément. Coco, rescapée des attentats, a pris la relève. Continuer avec elle était une évidence. Comment l’émission a-t-elle évolué au fil du temps ? Nous restons dans notre objectif initial  : apporter chaleur et incarnation à l’antenne, tout en donnant à comprendre des sujets qui ne sont pas toujours traités aux heures de grande écoute comme la situation au Yémen, au Kurdistan, en Corée du Nord... Depuis le début de l’année, le journaliste de France Info Jean-Mathieu Pernin nous a rejoints. Il a l’œil qui frise, le cerveau en surchauffe quant à la culture populaire et underground. Il apporte tous les soirs un regard décalé sur le thème du débat. Notre nouvelle rubrique « Le drone » permet de décrypter en 3D les villes du monde qui font l’actualité et en dévoile les dessous. Marc-Antoine de Poret y a par exemple révélé la face cachée de Vienne à travers les bals de corpos étudiantes, qui, tous les ans, célèbrent l’arrivée au pouvoir d’Hitler sans que cela semble émouvoir les autorités de la ville. Enfin, chaque vendredi, « Dérive des continents », rubrique géopoétique de Benoît Forgeard, nous fait visiter par l’absurde les nouveaux territoires de notre planète mondialisée. Propos recueillis par Laure Naimski arte.tv/28minutes 4 N°17 – semaine du 18 au 24 avril 2015 – ARTE Magazine Du lundi au vendredi à 20.05 28 minutes Lire page 18
ZED Pétra Dubaï de l’an 0 Pétra fut une cité cosmopolite et prospère au tournant de l’ère chrétienne. En à peine un siècle, les Nabatéens l’ont transformée en joyau pour en faire la vitrine de leur ambition  : prendre toute sa place dans un univers déjà mondialisé. Une ville florissante de 30 000 habitants construite dans la roche, perdue dans le désert jordanien, où le monde antique se retrouvait. Voilà ce que fut Pétra il y a deux mille ans. Un carrefour somptueux entre Orient et Occident, en plein essor du commerce des aromates. On y parlait nabatéen, grec, araméen. Son centre-ville, témoin d’un génie créatif unique en son temps, était d’une beauté irréelle. L’art résultait d’une association originale des styles d’Égypte, de Syrie, du monde hellénistique et de l’Empire romain. Même les croyances religieuses de sa population brassaient les civilisations... Un instrument de propagande Dans Pétra, capitale du désert, nouveau volet de la collection documentaire « Monuments éternels », Olivier Julien et Gary Glassman exposent en détail les tenants et aboutissants de cette munificence. À l’aube de l’avènement de l’ère chrétienne, vers l’an – 50, les Nabatéens occupent un territoire important – recouvrant l’Arabie, la Transjordanie et le Néguev – qui leur permet d’être au cœur du commerce caravanier. Ils échangent avec de multiples peuples d’Orient comme avec l’Occident, envoûté par leur encens Documentaire N°17 – semaine du 18 au 24 avril 2015 – ARTE Magazine et leur myrrhe. Ces anciens nomades amassent des fortunes et lancent de gigantesques travaux dans leur capitale, Pétra. Place aux constructions majestueuses  : tombeau pharaonique, théâtre romain, bâtiments administratifs, maisons pour la population, villas... Récemment, les archéologues ont même découvert avec stupéfaction les traces d’une piscine à ciel ouvert de 42 mètres sur 20, bordée de jardins ornementaux. En affichant des fastes comparables à ceux de Rome, de Grèce et des royaumes des alentours, les Nabatéens veulent rivaliser avec eux et montrer qu’ils sont partie intégrante de cet univers antique déjà mondialisé. Une stratégie qui préfigure celle, deux millénaires plus tard, des villes émiraties, Dubaï en tête. En l’an 0, Pétra doit être regardée sous cet angle ; celle qu’on nomme « la bariolée » constitue le meilleur instrument de propagande d’un peuple en quête de reconnaissance. Mais l’ambition des Nabatéens attise les convoitises et sonne le glas de leur royaume. En 106, il est annexé par le grand Empire romain. Pétra sera alors détruite lentement par les tremblements de terre et les pillages avant de tomber dans l’oubli. Raphaël Badache Samedi 18 avril à 20.50 Monuments éternels Pétra, capitale du désert Lire page 11 5



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