Arte Magazine n°2015-16 11 avr 2015
Arte Magazine n°2015-16 11 avr 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-16 de 11 avr 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : signé Gaultier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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florilEGius/leemage libii. -.- _.311ft-"" Documentaire Monstres marins Lumière sur les abysses Dans le documentaire Régalec, premiers contacts avec le poisson roi, des chercheurs percent les secrets d’une légende des profondeurs. Retour sur trois animaux mythiques passés au révélateur de la science. Vendredi 17 avril à 22.20 Régalec, premiers contacts avec le poisson roi Lire page 25 Grâce au film de Bertrand Loyer, une créature phare des légendes maritimes se dévoile  : le serpent de mer, monstre gigantesque. Dans la mythologie nordique, on le prénomme Jörmungandr. Fils du dieu Loki, il est censé tuer Thor dans un duel à mort. L’Ancien Testament, dans le livre d’Isaïe, mentionne le Léviathan, « serpent fuyard » et « tortueux ». Au XIX e siècle, il ornera de nombreuses cartes de navigation, les monstres marins signalant souvent des zones encore inexplorées du globe. L’animal le plus proche de ces descriptions a été filmé pour la première fois en l’an 2000. Inoffensif pour l’homme, le régalec ou « ruban de mer » vit dans toutes les eaux du monde (sauf près des pôles). Sa taille confirme aisément sa stature mythique  : le plus grand spécimen observé atteint 11 mètres de long, pour 272 kilos. 6 N°16 – semaine du 11 au 17 avril 2015 – ARTE Magazine Au XVIII e siècle, un évêque scandinave décrit un « animal de la taille d’une île flottante 1 », inoffensif, mais qui peut, en plongeant, engloutir des navires. C’est la première trace écrite du Kraken, monstre marin tentaculaire. Avec les siècles, la recherche donnera raison au mythe  : si le calamar géant a pu être filmé (dans un documentaire diffusé par ARTE en 2013), le calamar colossal, découvert en 1925, n’a jamais été observé dans son milieu naturel. Le plus imposant spécimen répertorié pèse 495 kilos, pour plus de 10 mètres de long. C’est le plus grand invertébré au monde. Légendes identifiées En 1575, un moine fait mention d’une « licorne de mer 2 » aperçue lors d’un voyage  : elle possède un corps de poisson gigantesque et une tête de baleine dentue surmontée d’un os très long, capable de transpercer la coque des navires. Un attribut que possède le narval, cétacé identifié en 1758 par le naturaliste suédois Carlvon Linné. L’animal se sert de cet organe sensoriel pour percevoir les différences de pression, de salinité ou de température. À l’époque, les marins conféraient à sa « corne » des vertus d’antidote et de remède contre l’impuissance masculine... À ce jour, 95% des océans restent inexplorés. Récemment, une nouvelle espèce proche de la baleine et vieille de 480 millions d’années a été révélée, à la suite de la découverte d’un fossile. Combien de monstres attendent encore, tapis dans l’ombre des abysses ? François Pieretti 1. Erik Pontoppidan, Histoire naturelle de Norvège, 1752-1753. 2. André Thevet, La cosmographie universelle, 1575.
dr Jeudi 16 avril à 22.50 Hatufim – Prisonniers de guerre Saison 2 Lire page 23 Série Les nouveaux défis de « Hatufim » Seconde saison encore plus intense pour les anciens prisonniers israéliens Uri et Nimrod. Leur codétenu Amiel aurait-il lui aussi survécu ? Yaël Abecassis, qui interprète l’un des rôles principaux, évoque la réception de cette série phare en Israël. N°16 – semaine du 11 au 17 avril 2015 – ARTE Magazine Parce qu’elle traitait un sujet tabou – les prisonniers de guerre –, la saison 1 de Hatufim avait déclenché nombre de polémiques en Israël. Cela fut-il aussi le cas pour la saison 2 ? Yaël Abecassis  : Non, la saison 2 était avant tout attendue comme une œuvre artistique. Les spectateurs s’étaient attachés aux personnages de la série. Son succès fou à l’étranger, notamment lié à celui de Homeland qu’elle a inspiré, ajoutait à la pression, d’autant que les Israéliens se montrent toujours très critiques. Certains fans m’avaient avoué avoir eu du mal à supporter les scènes de violence de la saison 1. Ils les jugeaient trop réalistes, d’autant plus que « notre » prisonnier Gilad Shalit restait détenu en Palestine. Il a été libéré entre les deux saisons. Avec ce dénouement, il y a eu moins d’émotion et l’accueil s’est révélé excellent. La conversion à l’islam d’Amiel, l’un des trois prisonniers, n’a-t-elle pas dérangé le public ? Ceux qui n’y ont pas cru, ne la trouvant pas plausible, furent peu nombreux. De manière générale, cette révélation a été accueillie dans le calme. Je pense que ce silence est dû au fait que Ron Arad, un pilote enlevé au Liban en 1986, n’a toujours pas été retrouvé. Les rumeurs disent qu’il a refait sa vie, un peu comme Amiel. C’est peut-être vrai... Comment jugez-vous l’évolution de votre personnage, qui finit par comprendre qu’après dix-sept ans de combat pour la libération de son mari, son amour va rester vain ? Talia est une icône, mais elle est loin de moi parce qu’elle est beaucoup plus forte. Son combat a fait d’elle une figure sociale en Israël, politiquement très engagée. Je ne sais pas si je me serais battue autant qu’elle. Qui peut le dire ? Après toutes ces années de captivité, Nimrod, son mari, a besoin de réapprendre à vivre. Mais Talia ne peut contrôler sa vie comme elle le ferait pour un enfant, d’autant plus qu’il ne souhaite plus vivre avec elle. Elle se dit « soit je tombe à cause de lui, soit je m’éloigne, me libère et me rouvre à la vie ». Elle a besoin qu’on la regarde, qu’on la touche et la désire  : ses premiers pas vers la liberté. Elle prend du recul pour se retrouver, et les choses s’arrangent. C’est très bouddhiste (rires). Cela devrait vous plaire, en France, vous qui cherchez toujours à être zen... Propos recueillis par Pascal Mouneyres ArtPEDITIONS L’intégrale des saisons 1 et 2 est disponible en coffret dvd chez arte Éditions. 7



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