Arte Magazine n°2015-16 11 avr 2015
Arte Magazine n°2015-16 11 avr 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-16 de 11 avr 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : signé Gaultier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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en couverture Loïc Prigent « Il y a un alphabet Jean Paul Gaultier » Auteur de la collection Le jour d’avant et de Jean Paul Gaultier travaille, dans lequel ce dernier recrée ses tenues phares, le documentariste Loïc Prigent livre en dix mots-clés sa vision du plus impertinent des couturiers, auquel le Grand Palais consacre une exposition à partir du 1er avril. banguni Loïc Prigent et Jean Paul Gaultier Désordre « On parle d’androgynie, de confusion des genres, mais c’est autre chose. Il y a chez Jean Paul Gaultier une volonté politique de semer le désordre. Coco Chanel a fait disparaître le corset. Lui, quand il fait des vestes pour femmes, il ajoute des poches portefeuilles qui, avant, n’existaient que pour les hommes  : un verrou symbolique qui maintenait l’argent du côté masculin. Pour moi, c’est un geste fort et en même temps discret, caché à l’intérieur du vêtement. » Détournement « Il parvient à donner de la consistance à ce qui, à première vue, paraît anecdotique. C’est une façon assez démocratique d’enchanter le quotidien, de montrer que la beauté est partout. Il encourage les filles à se bricoler un bijou pour rien, avec une boîte de conserve par exemple, et la cliente à acheter le même en version platine. » 4 N°16 – semaine du 11 au 17 avril 2015 – ARTE Magazine Héritage « On retrouve aujourd’hui des copies de ses créations dans le commerce ou sur les podiums comme ses vêtements cages qui redessinent le corps. Il y a un héritage, un alphabet Gaultier. L’exposition au Grand Palais va sans doute accentuer cette dimension. » Mannequins « Certains couturiers mettent la même perruque à toutes les filles pour faire ressortir le vêtement. Lui, c’est l’inverse. Il ne craint pas que le mannequin éclipse la tenue. Il le met en scène, à l’instar du mythique Tanel, qu’on voit dans le documentaire et dont chaque apparition relève du spectacle. Il est aussi emblématique de la fidélité de Jean Paul Gaultier aux mannequins, à ses collaborateurs. » Marinière « Elle apparaît au début des années 1980, au même moment que le corset  : deux symboles sexuels, l’un masculin, l’autre féminin. Il en a fait ensuite d’infinies variations. Quand on va chercher l’icône absolue et qu’on se l’approprie, cela devient votre identité. Aujourd’hui, les marques ont besoin de repères visuels forts, qu’on retrouve aussi chez Chanel, Dior ou Hermès. » Haute couture « Cela correspond à un changement de statut. De gamin vibrionnant qui fait des défilés délirants, il devient celui qui sait fabriquer des morphings de matières invraisemblables, des vêtements ultrapointus. Sociales, culturelles, ses provocations deviennent techniques. Il ne cesse de franchir de nouvelles étapes. »
Mercredi 15 avril à 22.10 Jean Paul Gaultier travaille Lire page 21 Humour « Il aime qu’on rie à ses défilés, ce qui n’est pas le cas de tous les couturiers. Ce sens de l’humour contribue à sa longévité et à sa popularité. Il cherche le vêtement qui fait réagir, pas uniquement en poussant des hauts cris mais aussi à travers un bon éclat de rire. » Premières d’atelier « C’est Gaultier bis. Il est la tête, elles sont les mains. À lui, l’esprit, l’humour, le choc, la provoc’. À elles, la technicité. Il y a vraiment deux Gaultier  : l’un drôle et provocateur, l’autre pointu, exigeant. Il est en constante recherche. Ses collaboratrices doivent suivre le rythme, s’adapter à cette méticulosité, cette quête de perfection. » Tournage « Nous avons tout filmé en deux jours, un rêve ! Il était parfois réticent à refaire certaines pièces. C’est normal. Les couturiers sont tournés vers la prochaine collection, ils n’aiment pas regarder en arrière. J’appréhendais car ce n’est pas facile de reproduire ses créations. Sa toute première pièce, le tutu, personne ne l’avait vue, les médias n’avaient pas assisté au défilé. Quand il l’a refaite, cela a été pour moi une révélation, comme s’il recréait le ‘A’de l’alphabet. » Volubilité « Il fait des phrases comme des volutes. Cela fait partie de sa générosité, de parler, parler, parler. Le montage a consisté à ramener cette parole à l’essentiel. C’était compliqué car il fallait ne pas trahir ses propos et laisser paraître la volubilité. Il transmet son exigence technique aux premières d’atelier par la parole, le drapé et les épingles avec lesquelles il ajuste le tissu sur le corps du mannequin. Celles-ci constituent l’habillage du documentaire pour montrer qu’épingle après épingle, Jean Paul Gaultier a dit des choses sur la société, fait avancer la mode et l’histoire du vêtement. » Propos recueillis par Noémi Constans banguni N°16 – semaine du 11 au 17 avril 2015 – ARTE Magazine Saurez-vous reconnaître les tenues qui se cachent dans Gaultier podium ? Ce jeu de devinettes vous propose d’identifier cinq pièces phares du couturier à partir d’indices sur le contexte créatif, culturel et générationnel dans lequel elles ont été élaborées. En ligne le 25 mars sur la plate-forme arte Creative. 5



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