Arte Magazine n°2015-15 4 avr 2015
Arte Magazine n°2015-15 4 avr 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-15 de 4 avr 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : le JT des enfants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Baldur Bragason/Sveriges Television 2013 Série secrets de famille Dans L’héritage empoisonné, une série scandinave palpitante, l’intrigue tourne autour de trois frères et sœur aux caractères antinomiques. En froid, ils se retrouvent sur ordre de leur mère, qui énonce à chacun un ultime message. Portraits des protagonistes. Par Raphaël Badache Oskar Le cadet de la famille, qui est resté dans l’archipel d’Åland, pour s’occuper de la pension avec sa mère alors que son frère et sa sœur prenaient le large. Il en a gardé une rancune tenace mais semble heureux avec sa femme et sa fille. Intelligent, calculateur, dur et impulsif, il est submergé par l’agressivité lorsqu’il apprend l’arrivée de son frère. Aurait-il des choses à cacher ? Le message de sa mère  : «Tu dois pardonner.» Jeudi 9 avril à 20.50 L’héritage empoisonné Lire page 23 Lasse Séducteur invétéré – y compris de ses clientes mariées –, arborant fièrement ses muscles saillants, le Thor familial est un homme au bord du gouffre, empêtré dans de graves problèmes financiers. Menacé par des mafieux, il s’occupe seul de sa fille dont la crise d’adolescence s’éternise. Proche de sa sœur, haï par son frère, l’aîné de la famille espère démarrer une nouvelle vie. Mais les ennuis vont vite le rattraper. Le message de sa mère  : «Tu dois t’occuper d’eux.» 6 N°15 – semaine du 4 au 10 avril 2015 – ARTE Magazine Jonna Elle se rêve en grande actrice mais ne parvient pas à percer. Rêveuse et vive d’esprit, en couple avec un metteur en scène peu ragoûtant, elle tente, tant bien que mal, de faire le lien entre ses deux frères. Mais elle va perturber le quotidien de la pension Waldemar. Elle aussi porte le fardeau d’un secret. Le message de sa mère  : «Tu n’es pas moi.»
DOCUMENTAIRE 1945 AccueiLLir les «absents» Un million et demi de prisonniers de guerre, déportés et travailleurs sur le territoire allemand, ont été rapatriés en France en 1945. Un épique «retour des absents» que l’historien et réalisateur Cédric Gruat retrace en archives soixante-dix ans après l’armistice. Entretien. Cédric Gruat est aussi conseiller pour la collection documentaire Mystères d’archives, diffusée par ARTE. Votre film dresse un tableau paradoxalement assez triste de l’armistice de 1945... Cédric Gruat  : Comparé à la liesse d’août 1944, quand le pays est presque libéré, le 8 mai 1945 n’est pas un moment joyeux, loin en tout cas de l’euphorie qui a marqué le 11 novembre 1918. Après les douleurs et les privations de l’Occupation, c’est une période de deuil et d’incertitude, prélude à d’autres épreuves et à la reconstruction. Un temps d’attente aussi de ceux qu’on appelle «les absents» – un terme assez beau –, un million et demi de personnes qu’il faut rapatrier d’Allemagne en quelques mois, avec l’appui N°15 – semaine du 4 au 10 avril 2015 – ARTE Magazine Mardi 7 avril à 22.40 1945 – Le temps du retour Lire page 19 1945-2015 Spécial 70 e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale des alliés. Depuis l’hiver 1944, le gouvernement anticipe ce retour et mobilise l’opinion, appelant la population à sortir dans la rue pour les accueillir et sensibilisant les familles  : «Rendezlui sa place quand il rentre, sa place de chef ! » Qui sont ces rapatriés ? Au nom de l’unité nationale, le gouvernement et Henri Frenay, à la tête du ministère des Prisonniers, déportés et réfugiés, ce «ministère de la Souffrance», cherchent à regrouper ces rentrants en une seule catégorie. Une illusion puisqu’ils n’ont pas le même vécu et que des tensions émergent rapidement entre eux. Leur seul point commun est d’avoir tous travaillé, pour la plupart forcés, pour l’Allemagne. Aujourd’hui, alors que la mémoire de la Shoah a pris une place omniprésente dans notre histoire, on tend à oublier que les prisonniers de guerre (près d’un million) en constituent la grande majorité, alors que le retour des déportés juifs – quelque 2 500 personnes  : 3% sont revenus –, est à l’époque marginal et passe presque inaperçu. Soixante-dix ans après, j’avais envie de replacer les choses dans leur contexte de 1945, à travers un travail historique plutôt que de mémoire. Est-on prêt à les entendre à leur retour ? C’est difficile, parce que chaque groupe est associé à un lourd passif  : les prisonniers à la défaite humiliante de 1940, et les travailleurs à l’effort et à l’économie de guerre allemands. Seuls les déportés politiques et les résistants arrivent auréolés d’un certain prestige héroïque. Des historiens comme Annette Wieviorka ont montré que les déportés juifs, par exemple, avaient témoigné assez vite après la guerre. Mais ont-ils été écoutés ? C’est une autre histoire. Propos recueillis par Sylvie Dauvillier 7



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