Arte Magazine n°2015-13 21 mar 2015
Arte Magazine n°2015-13 21 mar 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-13 de 21 mar 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : un oeil sur vous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mars 23 lundi ARD/Degeto/Millenium Films/Rolf kONOw 20.50 CINÉMA Le dahlia NOIR À Los Angeles, deux inspecteurs de la police criminelle voient leurs vies bouleversées par l’enquête sur la mort d’une jeune actrice. Adapté du roman noir de James Ellroy, un hommage dantesque aux grands polars des années 1940. Anciens boxeurs adulés par le public, Bucky Bleichert et Lee Blanchard, deux policiers de Los Angeles, sont mutés à la brigade criminelle. Partenaires et amis, ils partagent leur vie avec Kay Lake, petite amie de Blanchard, et forment un trio inséparable et sulfureux. Bientôt, les inspecteurs font une découverte macabre  : une femme nue, coupée en deux et vidée de son sang, abandonnée sur un terrain vague. Fasciné par le meurtre, Blanchard s’enfonce dans la folie. Quant à Bucky, ses recherches l’amènent à la rencontre d’une jeune femme, fille de la «haute» hollywoodienne dont la ressemblance avec la victime est frappante. Papier glacé, meurtre glaçant Meurtre toujours non résolu à ce jour, l’affaire du Dahlia noir a passionné de nombreux réalisateurs et écrivains, James Ellroy en tête. Elle lui a même servi de point de départ pour sa tétralogie consacrée à Los Angeles. Extrêmement stylisée, l’adaptation de Brian De Palma dépeint la vie selon Ellroy, noire, incisive, empreinte de sexe et de meurtres, véritable marque de fabrique de l’auteur. L’image glacée, la musique omniprésente et la voix off du narrateur rendent un hommage puissant au cinéma policier des années 1940, sans faire l’impasse sur les obsessions de Brian De Palma. Le réalisateur livre une critique forte du monde désenchanté du cinéma, et de ses perversions. Impeccable en femme fatale et 16 N°13 – semaine du 21 au 27 mars 2015 – ARTE Magazine vénéneuse, Hilary Swank ressuscite le mythe de la vamp cher à Ellroy et De Palma  : troublante, et forcément dangereuse. (The black dahlia) Film de Brian De Palma, d’après le roman éponyme de James Ellroy (États-Unis, 2006, 1h56mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Josh Friedman - Avec  : Josh Hartnett (Dwight «Bucky» Bleichert), Scarlett Johansson (Kay Lake), Aaron Eckhart (Lee Blanchard), Hilary Swank (Madeleine Linscott) - Image  : Vilmos Zsigmond - Montage  : Bill Pankow Musique  : Mark Isham - Coproduction  : Universal Pictures, Millennium Films, Signature Pictures, Equity Pictures Medienfonds, Nu Image Entertainment, Art Linson Productions, Davis-Films sipa Cycle Printemps du polar Soirée présentée par Bertrand Tavernier
Universal Studios/All Rights Reserved 22.50 CINÉMA Pour toi, j’ai tué Un classique du film noir et une ode superbe à l’amour fou, autour du couple inoubliable formé par Burt Lancaster et Yvonne De Carlo. Séparé de sa femme Anna, qu’il ne peut oublier, Steve, un convoyeur de fonds, revient à Los Angeles après deux ans d’absence dans l’espoir de renouer avec elle, alors qu’elle vit désormais avec un gangster, Slim Dundee. Un jour, celuici les surprend ensemble et pour endormir ses soupçons, Steveaffirme être venu lui proposer d’arranger le hold-up de son camion. Couple maudit Avec Pour toi, j’ai tué, souvent présenté comme l’archétype du film noir, Robert Siodmak, auteur des célèbres Tueurs, d’après Hemingway, mais aussi de plusieurs perles de la série B, ne respecte pourtant que superficiellement les canons du genre. Il se sert d’une histoire presque banale de violence et de trahison pour étudier le drame d’un couple maudit. Si Burt Lancaster excelle dans le rôle d’un type ordinaire sous l’emprise amoureuse et charnelle de son ex-femme, Yvonne De Carlo incarne à la perfection un personnage féminin, que le film se refuse délibérément à juger. Robert Siodmak malmène ainsi la misogynie foncière du film noir et parvient à rendre indécidable le portrait psychologique de son héroïne, jusqu’à l’image finale, dénouement tragique et abrupt. Hormis cette ambiguïté passionnante, Pour toi, j’ai tué s’impose aussi par sa structure narrative et sa mise en scène aux confins de l’onirisme comme un grand film, dont la construction en flash-backs a ensuite influencé de nombreux auteurs de polars. Un chef-d’œuvre sur l’amour fou, l’amour flou. Retrouvez l’intégralité de cette critique sur le blog d’Olivier Père. (Criss Cross) Film de Robert Siodmak (États-Unis, 1949, 1h24mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Daniel Fuchs, William Bowers, d’après le roman de Don Tracy - Avec  : Burt Lancaster (SteveThompson), Yvonne De Carlo (Anna), Dan Duryea (Slim Dundee), Stephen McNally (Pete Ramirez), Richard Long (Slade Thompson), Tom Pedi (Vincent), Percy Helton (Frank), Alan Napier (Finchley), Tony Curtis (le gigolo) - Image  : Frank Planer - Montage  : Ted J. Kent - Musique  : Miklós Rózsa - Production  : Universal International Pictures Cycle Printemps du polar Sur le web, ARTE décrypte les codes du polar selon quatre thématiques  : l’anti-héros, la femme fatale, le meurtre comme point de départ, et la morale. N°13 – semaine du 21 au 27 mars 2015 – ARTE Magazine Dietrich Schubert 0.15 la lucarnE Cologne à 5h30/13h30/21h30 De 1970 à aujourd’hui, les mêmes lieux de la ville de Cologne vus à travers l’objectif d’un photographe et d’un cinéaste. En 1970, KarlHeinz Hargesheimer (1924-1971), alias Chargesheimer, publie Cologne 5h30, un recueil de soixante-quatre photos en noir et blanc sur la cité rhénane dont il est originaire. Celles-ci font scandale car elles présentent une ville sans habitants. Seules des rues et des places vides sont photographiées, toujours selon la même focale et depuis un pied dont la hauteur reste fixe. À travers ce portrait de ville glaçant et inhumain, l’artiste a voulu dénoncer un bétonnage galopant et un urbanisme aberrant. Son travail préfigure le mouvement initié par l’exposition Nouvelles topographies  : photographies du paysage modifié par l’homme, organisée en 1975 à la George Eastman House de Rochester par William Jenkins. Celle-ci a constitué un tournant dans l’évolution de la photographie documentaire et la représentation des paysages urbains contemporains. Mutation urbaine Le cinéaste Dietrich Schubert s’est rendu sur dix des sites photographiés par Chargesheimer et les a filmés en respectant scrupuleusement ses cadrages. Après un plan fixe, il opère avec sa caméra une rotation de 360 degrés et intègre l’environnement immédiat. Il répète les mêmes prises de vue à 13h30 et 21h30, saisissant ainsi les changements de lumière et d’atmosphère. Sa démarche provoque une réflexion approfondie sur la mutation d’une ville en l’espace de quatre décennies. Documentaire de Dietrich Schubert (Allemagne, 2012, 1h24mn) mars 23 lundi 17



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