Arte Magazine n°2015-12 14 mar 2015
Arte Magazine n°2015-12 14 mar 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-12 de 14 mar 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : David Bowie is.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Getty images en couverture L’étoile de David En marge de l’exposition David Bowie is qui s’installe à la Philharmonie de Paris, ARTE consacre une programmation spéciale à la star. L’occasion d’explorer le mythe Bowie, qui puise dans le passé pour mieux défier l’éternité. Samedi 14 mars à 23.35 David Bowie en cinq actes Lire page 12 À l’occasion de l’exposition David Bowie is à la Philharmonie de Paris du 3 mars au 31 mai, arte consacre une programmation spéciale à l’icône glam rock  : Dr Bowie & Mr Jones Samedi 14 mars à 22.35 David Bowie en cinq actes Samedi 14 mars à 23.35 Personne ne bouge ! – Spécial David Bowie Dimanche 15 mars à 17.05 Tout est vrai (ou presque) – David Bowie Jeudi 19 mars à 20.45 Sur arte.tv/tracks Une interview de Bowie « C’est quelqu’un qui se défend d’être dans la nostalgie et pourtant, il n’a cessé tout au long de sa carrière de piocher dans sa propre mythologie pour créer, en recyclant ce qui l’avait animé de 15 à 25 ans. » Jérôme Soligny, traducteur des textes de l’exposition David Bowie is, présentée à la Philharmonie de Paris, connaît bien la bête. Depuis vingt-cinq ans, le journaliste et biographe est en contact régulier avec l’artiste. Soligny a raison de relever ce paradoxe  : David Bowie, l’un des artistes les plus visionnaires qu’ait connus la pop, est un homme du passé. De son propre passé, d’abord, ce que dévoile l’exposition  : la star a tout conservé de sa vie (75 000 objets, dit-on), depuis les dessins que lui offrait sa mère à 5 ans jusqu’aux croquis de ses pochettes de disque. « Il se nourrit de son propre univers. C’est ainsi que le dessin de la vieille dame avec le Pierrot lunaire, qui se trouve au dos de la pochette de Space oddity, a illustré une décennie plus tard le clip de la chanson ‘Ashes to ashes’ », explique Jérôme Soligny. Un univers aux ramifications multiples, influencé tout autant par Jean Genet que Vasarely, le mime Marceau ou Egon Schiele. 4 N°12 – semaine du 14 au 20 mars 2015 – ARTE Magazine « Avec les Beatles, c’est l’un des artistes qui ont balayé le plus de styles musicaux, poursuit l’auteur de David Bowie ouvre le chien (qui sortira aux éditions de La Table Ronde le 5 mars). Il y a de tout chez lui  : du folk, de la pop, du rock. » Du bas résille au smoking David Bowie est aussi, depuis la mort de Michael Jackson, l’une des dernières icônes pop encore en vie. Par son style et son attitude sexuelle, il a marqué la société tout entière. « Dire en 1972, au pays d’Oscar Wilde, je suis gay, c’était un geste fort », rappelle Jérôme Soligny. David Bowie ne met plus de bas résille. À 68 ans, c’est un homme respectable qui porte le costume. Dans son miroir cependant, on ne peut s’empêcher de voir défiler tous les personnages qu’il a incarnés en un demi-siècle de carrière, de Ziggy Stardust au Thin White Duke. Et c’est ce passé qui défie l’éternel. Raison pour laquelle, probablement, dans une époque qui a abandonné l’idée de concevoir le futur comme une utopie, l’exposition David Bowie is a connu un succès si retentissant lors de sa présentation à Londres au printemps 2013. Ludovic Perrin
Documentaire La Victoire retrouvée La réalisatrice Juliette Garcias a filmé la restauration spectaculaire de la Victoire de Samothrace, l’une des « stars » du Louvre. Entretien avec Ludovic Laugier *, qui a supervisé le chantier puis l’exposition à venir sur l’œuvre et son histoire. En quoi ce chantier de dix mois, achevé en juillet dernier, a-t-il modifié la Victoire de Samothrace ? Ludovic Laugier  : Elle a beaucoup changé, mais tout l’enjeu de cette restauration, c’était aussi que sa silhouette si fameuse reste conforme à ce que l’on en connaît. Par exemple, l’aile et le sein en plâtre ajoutés au XIX e siècle ont été conservés. En revanche, un nettoyage très doux a permis d’ôter le badigeon presque marron qui la recouvrait pour retrouver l’éclat des marbres  : un gris bleuté veiné de blanc pour le navire-socle et un marbre très blanc, qui blondit avec l’âge, pour la Victoire elle-même. Ensuite, on a replacé au centre du socle l’un des blocs originels, qui était resté sur l’île de Samothrace. Cela a contribué à rendre à la statue son équilibre naturel et a permis d’ôter la barre de fer de plus d’un mètre de haut qui la maintenait debout. Enfin, on a pu restituer à l’œuvre des fragments conservés dans les réserves, notamment trois plis de drapé et une plume de l’aile. Les fouilles qui se poursuivent à Samothrace permettront-elles de lever d’autres mystères ? Depuis 1938, le site a fait l’objet de campagnes de fouilles très régulièrement et on peut difficilement s’attendre à de grandes révélations. Les Américains qui y travaillent ont une plaisanterie rituelle  : La Victoire de Samothrace, une icône dévoilée de Juliette Garcias est édité en dvd par ARTE Éditions et le musée du Louvre. Sortie le 3 mars 2015. Le documentaire est également disponible en vod sur arteboutique.com. « Cette année, on trouve la tête ». J’en serais très heureux, mais je n’y crois pas trop. On a découvert cependant beaucoup d’autres choses  : le sanctuaire aux Grands Dieux était en effet très fréquenté par l’ensemble des Grecs. Les gens modestes apportaient en offrande une lampe en terre cuite ou un hameçon – on en a retrouvé des milliers sur le site. Il est probable que la Victoire y ait été apportée en offrande. 2. - 2 ; ç, 71k - 3.. « ter,- -1- -7', » s, Comment expliquer qu’elle soit devenue si fameuse ? D’abord, parce qu’il s’agit d’un chefd’œuvre incontestable de l’art hellénistique  : l’élan, le mouvement, la perfection du corps et du drapé... Or, à la fin du XIX e siècle, quand le public la découvre, Paris a le statut de capitale mondiale des arts. Installée en haut de l’escalier Daru, qui est alors l’entrée monumentale du Louvre, la Victoire devient l’un des symboles de ce grand musée. C’est ce qui en a fait, au fil des générations, une icône de l’art occidental. Propos recueillis par Irène Berelowitch * Ludovic Laugier, ingénieur d’études au Département des antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre, est commissaire de l’exposition La Victoire de Samothrace – Redécouvrir un chef-d’œuvre, qui reviendra, du 5 mars au 15 juin, sur l’histoire du monument depuis sa découverte en 1863. N°12 – semaine du 14 au 20 mars 2015 – ARTE Magazine Dimanche 15 mars à 17.40 La Victoire de Samothrace, une icône dévoilée Lire page 14 Gédéon Programmes 5



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