Arte Magazine n°2015-10 28 fév 2015
Arte Magazine n°2015-10 28 fév 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-10 de 28 fév 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : un nouveau visage au JT.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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NICOLAS MICHEL en couverture Kady aDoum-Douass «Curieuse de tout» Transfuge de Canal+, Kady Adoum-Douass présente depuis le 19 janvier l’édition française d’ARTE Journal du lundi au vendredi à 19.45, en alternance avec Marie Labory. Portrait d’une trentenaire formée à la radio, dont la passion pour l’humain et l’info a orienté les choix. Du lundi au vendredi à 19.45 ARte Journal Lire aussi page 16 «J’essaie de faire le journal que j’aimerais regarder, assure Kady Adoum- Douass. Ce qui me plaît, c’est d’accompagner le téléspectateur, de l’amener avec simplicité vers la complexité du monde.» C’est un rêve de théâtre qui lui fait quitter d’abord pour Paris sa Picardie natale, avec Xavier Legrand, son meilleur ami – César 2014 du meilleur court métrage pour Avant que de tout perdre. La jeune fille, née en 1980, décroche un baccalauréat option théâtre, puis suit les cours d’un conservatoire d’art dramatique d’arrondissement. Mais, prudente, elle s’inscrit aussi à des cours de journalisme à l’Institut supérieur des médias de Paris. Pas facile de mener de front les deux cursus  : elle finit par lâcher le premier. À partir de 2000, elle anime une chronique sur France Culture dans l’émission théâtrale Profession spectateur de Lucien Attoun, puis apprend les ficelles du métier dans une radio locale picarde. Après un passage sur Chérie FM, elle rejoint en 2008 la tranche d’info du week-end sur Europe 1. 4 N°10 – semaine du 28 février au 6 mars 2015 – ARTE Magazine «Une magnifique expérience», dont elle tourne la page en 2011. Ayant ajouté l’image à la voix, elle est ensuite repérée par Charles Biétry, alors président de beIN Sports, à la faveur de piges pour France 24 et iTélé. En 2012, elle cède à l’appel de La matinale, qu’elle coprésente, puis intègre la rédaction de Canal+ lorsque l’émission disparaît. «Son appétence pour l’international, l’Europe et la culture, socles de la ligne éditoriale de nos éditions, ont fait la différence, souligne Marco Nassivera, le directeur de l’information d’ARTE. Elle va apporter un ton moins formaté, une fraîcheur, sans rien céder pour autant sur le fond.» Impliquée dans une association de quartier au sein de laquelle elle fait notamment du soutien scolaire, Kady Adoum-Douass reconnaît être «titillée par le terrain» et l’envie d’approfondir des sujets par le biais du documentaire  : «La télé est venue à moi sans que je l’aie cherché, souligne-t-elle. Si mon parcours peut sembler sinueux, c’est que, curieuse de tout, je ne m’interdis jamais rien.» Christine Guillemeau Les habits neufs d’ARTE Journal Outre l’arrivée de Kady Adoum-Douass aux côtés de Marie Labory, l’édition de 19.45 bénéficie aussi en ce début d’année d’un décor renouvelé, composé de trois murs d’images qui favorisent l’interactivité. Parallèlement, la journaliste Dorothee Haffner (ARTE Journal Junior) officie désormais aux éditions du week-end en alternance avec Meline Freda. Quant à l’édition de 13.20, présentée en voix off, elle gagne cinq minutes supplémentaires et propose quotidiennement trois sujets culturels.
Nicolas sOUrdey L’appel de Londres Aux débuts du punk, Alain Maneval, pas encore animateur de radio, ni journaliste réalisateur, mais déjà dandy, est là où ça se passe  : à Londres. Quarante ans après, il revient à travers un documentaire sur l’une des périodes les plus explosives de la pop culture. Le Top 5 d’Alain Maneval Siouxsie and the Banshees  : «Hong Kong garden» Sex Pistols  : «God save the queen» The Clash  : «Rock the Casbah» Starshooter  : «Get baque» DAF  : «Der Mussolini» Documentaire Le 7 juin 1977, Alain Maneval se trouve sur la Tamise. Il esquive les coups de matraque en se marrant. Son ami, le cinéaste Derek Jarman, l’a entraîné dans une drôle de virée  : les Sex Pistols (photo) donnent un concert pour le jubilé de la reine à bord d’un bateau privé. En l’apprenant, la police a débarqué. Johnny Rotten et sa bande d’agités auront à peine le temps de chanter leur hymne railleur «God save the queen», mais la séquence est entrée dans l’histoire. Un jeune homme nommé Julien Temple l’a même filmée avec sa caméra d’étudiant et en fera un film, La grande escroquerie du rock’n’roll. Alain Maneval a alors 24 ans. Fils de prolo, un temps ouvrier en usine, il a quitté Saint-Étienne et «ses crassiers». Après l’expérience du théâtre au côté du metteur en scène Jean Dasté, il a atterri à Londres, alors capitale de la débrouillardise, en même temps qu’un autre jeune compatriote, Henry Padovani, cofondateur du groupe The Police, avec un batteur américain, Stewart Copeland, et un bassiste anglais surnommé Sting. Maneval vit chez Derek Jarman. Le soir, dans les pubs et le métro, ils font des castings sauvages pour ses films. Et le jour, depuis son bureau d’attaché de presse sur Carnaby Street, le jeune Français s’occupe de Johnny Thunders et de Ian Dury, l’auteur de «Sex and drugs and rock’n’roll». Tout l’esprit punk. Vivienne Westwood tient une boutique sur King’s Road, Seditionaries, et habille les ados désœuvrés. On reconnaît ses clients à leurs cheveux colorés et à leurs épingles à nourrice sur des fringues de loqueteux. «C’était la génération ‘do it yourself’, se souvient Alain Maneval. Comment se douter que Vivienne getty images Samedi 28 février à 22.35 No future ! La déferlante punk Lire page 12 N°10 – semaine du 28 février au 6 mars 2015 – ARTE Magazine Westwood deviendrait une respectable vieille dame de la haute couture ? On était tous à la marge. Les hommes se maquillaient. Ça aussi, c’était nouveau.» Antennes En 1978, en plein essor des radios libres, il retourne en France animer sur Europe 1 l’émission Po-Go, du nom de la danse inventée par l’icône punk Sid Vicious. Plus tard, à travers Mégahertz, sur TF1, il va populariser toute la nouvelle scène british, de Simple Minds à Eurythmics en passant par The Cure. Mais avant de s’atteler à un projet sur les années 1980, il a voulu revenir sur ses deux ans passés à Londres, qui ont correspondu à l’une des ruptures les plus marquantes de la pop culture. Henry Padovani l’a aidé à retrouver la trace des derniers survivants du punk, dont Topper Headon, l’ancien batteur des Clash. La drogue en a décimé beaucoup. Mais l’important pour Alain Maneval était d’affirmer que cet esprit créatif de la débrouillardise ne s’est pas perdu en cours de route. De nouveaux courants émergent de Londres à Berlin, où il a toujours ses antennes. Ludovic Perrin En bonus web, les portraits de Johnny Rotten, Vivienne Westwood, Malcolm Mac Laren, Joe Strummer, The Ramones et Sid Vicious ; le récit par Jean-Charles de Castelbajac de sa rencontre avec les Sex Pistols et Malcom Mac Laren ; et l’interview de deux membres du groupe punk féminin zurichois Kleenex/LiLiPUT. 5



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