Arte Magazine n°2015-08 14 fév 2015
Arte Magazine n°2015-08 14 fév 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-08 de 14 fév 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : classe moyenne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Jeudi 19 février à 20.50 THE CODE (1 & 2) Lire page 23 série TV hackers Le hacking dans la série télé a presque vingt ans. Mais avant d’apprécier une série comme The code, il aura fallu que les conventions s’affinent et que la société se réorganise. Explications. Depuis que Matthew Broderick, dans le film WarGames (1983), s’est infiltré par mégarde dans les bases de données du gouvernement, la figure du hacker n’a cessé de fasciner les scénaristes par son aptitude à menacer le pouvoir en solitaire. Cependant, la mise en scène de ses exploits s’est heurtée à la relative méconnaissance, dans le grand public, des arcanes de l’informatique, ainsi qu’à la difficulté de rendre visuels des enjeux qui sont essentiellement numériques et codés. Voir le cybercriminel Profit évoluer, dans la série du même nom (1996), dans une réplique « jeu vidéo » des multinationales qu’il infiltrait prêtait à sourire ; regarder la malicieuse Willow, dans Buffy contre les vampires (1998), créer des virus en huit secondes demandait une certaine propension à la crédulité ; entendre Scully déclarer « J’appelle l’Internet » dans les X-files poussait franchement à l’hilarité. Ce n’est qu’au XXI e siècle, avec la recomposition de la société autour des réseaux virtuels, qu’une série dédiée aux hackers a pu voir le jour. The lone gunmen – Au cœur du complot était un spin off (une série dérivée) des X-files, prenant pour héros les trois informaticiens paranos qui aidaient occasionnellement Mulder et Scully. Son pilote, diffusé en mars 2001, deviendra rétrospec- 6 N°8 – semaine du 14 au 20 février 2015 – arte Magazine tivement un favori des conspirationnistes en ce que les héros y déjouaient un complot gouvernemental visant à détourner des avions vers le World Trade Center. Complots déjoués également dans 24 heures chrono où, enfin, l’univers du thriller prenait en compte la mutation radicale de la société de l’information. Dans le sillage de Sherlock Mais les séries à avoir poussé le plus loin l’exploration psychologique, politique et même philosophique du phénomène, en proposant des solutions visuelles souvent stupéfiantes, sont à chercher du côté de l’animation japonaise, notamment les sagas Ghost in the shell, Serial experiment Lain ou Cowboy bebop. Leurs idées et leurs trouvailles visuelles seront abondamment reprises par la télévision anglaise, d’abord dans la SF avec la résurrection de la série Doctor Who (2005), avec sa petite sœur Torchwood (2006), et enfin dans la modernisation du personnage de Sherlock (2010) qui nous rappellera que le célèbre détective cryptologue de Baker Street est l’ancêtre de tous ces hackers magiciens, capables de percer les secrets en manipulant statistiques et variables. Rafik Djoumi Playmkaker Production
Documentaire Les cartes à penser Enquête passionnante, Les mystères du tarot de Marseille révèle la véritable essence du jeu de cartes. Loin des vertus prémonitoires que certains lui prêtent, il est en réalité une synthèse de la pensée de Marsile Ficin, l’un des maîtres de la première Renaissance italienne. Au beau milieu du XV e siècle, la première Renaissance italienne s’exprime pleinement à Florence. Alors que savants et artistes découvrent les écrits des penseurs de l’Antiquité grecque, Cosme de Médicis, seigneur dirigeant la capitale toscane, fonde son Académie néoplatonicienne. Un philosophe féru d’astrologie, traducteur des œuvres de Platon, est désigné pour la diriger  : Marsile Ficin. Ce fils d’un médecin renommé tente d’élaborer une synthèse entre le christianisme et les théologies de l’Antiquité. Afin de transmettre son enseignement aux étudiants de l’académie, mais aussi pour dissimuler sa pensée à une Église qui la réprouve, Ficin crée vingt-deux cartes spéciales – les atouts. Le tarot « de Marseille » est né. N°8 – semaine du 14 au 20 février 2015 – arte Magazine Mercredi 18 février à 22.20 Les mystères du tarot de Marseille Lire page 21 Dessiné par Botticelli L’incroyable histoire de ce jeu pédagogique ne s’arrête pas là. Ficin a pu compter, pour dessiner les vingt-deux atouts, sur le concours d’artistes de la Renaissance, et notamment l’un des plus illustres, SandroBotticelli. La Tempérance (14 e atout) ressemble ainsi en tout point à une fresque du peintre découverte dans les profondeurs d’un château hongrois. Le Diable (15 e atout) comporte des similitudes frappantes avec une autre œuvre de Botticelli  : un dessin montrant Lucifer au centre de l’Enfer de Dante. Par ailleurs, le Monde (21 e atout) est la copie presque parfaite d’une vieille carte retrouvée dans le puits du château des Sforza, grande famille de l’époque... De grands mythes platoniciens tels que le Char ailé et la Caverne sont illustrés par ces artistes. Les références aux planètes, à la justice divine ou encore à la violence masculine sont présentes partout. Au fur et à mesure que l’enquête de Philippe Truffault et Christophe Poncet avance, la vérité se dévoile  : le tarot de Marseille fut le véhicule occulte d’un enseignement philosophique complexe mélangeant notamment Platon – revu par Ficin – et les grands artistes de la Renaissance. Comment, dès lors, expliquer cette référence à la cité phocéenne ? La réponse est simple  : entre la fin du XVIII e siècle et le milieu du XIXe, on trouvait ce tarot uniquement... à Marseille. Raphaël Badache 7



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