Arte Magazine n°2015-08 14 fév 2015
Arte Magazine n°2015-08 14 fév 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-08 de 14 fév 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : classe moyenne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dans Classe moyenne, des vies sur le fil, Frédéric Brunnquell donne un visage à la fraction la plus modeste de cette catégorie sociale. L’occasion pour arte.tv de s’attaquer aux idées reçues qu’on lui accole dans un dossier interactif étayé de données chiffrées. en couverture La classe moyenne loin des fantasmes Retrouvez ce dossier, conçu par arte.tv et l’agence Honkytonk, sur arte.tv/classe-moyenne, à partir du 29 janvier. En préambule à ce dossier, les internautes sont invités à répondre à la question suivante  : « Considérez-vous faire partie de la classe moyenne ? » Après avoir situé les revenus mensuels bruts de leur foyer sur une échelle comprenant trois fourchettes, un graphique leur indique leur position sociale  : en dessous de 1 392 euros, ils appartiennent à la classe populaire ; entre 1 392 et 2 567 euros, à la classe moyenne ; au-delà de 2 567 euros, ils font partie des Français aisés. Le schéma, qui présente également les résultats en Allemagne, dans la zone euro et l’Union européenne, fait apparaître des écarts de paliers. Ainsi, outre-Rhin, la classe populaire gagne moins de 1 269 euros bruts mensuels tandis que les plus riches affichent des revenus supérieurs à 2 448 euros. Ces chiffres correspondent à la définition économique de la classe moyenne, dont les salaires se situent entre les 30% les plus modestes et les 20% les plus aisés. Mais il existe aussi une définition sociologique de cette frange de la population, qui regroupe les « professions intermédiaires », les indépendants, les commerçants, les artisans et les petits patrons. La définition subjective repose, elle, sur le sentiment d’appartenance, lequel s’avère parfois en décalage avec la réalité économique... 4 N°8 – semaine du 14 au 20 février 2015 – arte Magazine Le pouvoir d’achat est en berne C’est plutôt vrai. Le pouvoir d’achat se mesure par l’écart entre l’indice des revenus des ménages et l’indice des prix. Un graphique retrace l’évolution des deux courbes sur les huit dernières années. On constate dès lors qu’en France, malgré la crise, le pouvoir d’achat a connu une hausse infime mais constante de 2008 à 2013. Une situation plus enviable que celle observée à l’échelle de l’Union européenne, y compris chez nos voisins allemands, qui ont vu le niveau des prix augmenter plus fortement que celui de leurs salaires sur la même période. Pour aller plus loin, le dossier web dresse un comparatif de l’évolution des prix de certains biens de part et d’autre du Rhin (gaz, nourriture, loyer, équipement audiovisuel...).
Les loisirs sont sacrifiés C’est plutôt vrai. En France et en Allemagne, comme au niveau de la zone euro, les dépenses allouées par les classes moyennes aux loisirs (voyages, sorties culturelles…) plafonnent en 2010 à un niveau similaire à celui de 1994. Outre- Rhin, où ces sommes sont globalement plus élevées qu’en France, on observe une hausse significative jusqu’en 1999 (119,30 euros pour 1000 euros dépensés), suivie d’un recul tout aussi manifeste (107 euros en 2010). Dans l’Hexagone, le budget consacré aux loisirs a chuté jusqu’à 67 euros avant de remonter la pente (73 euros en 2010). Les graphiques présentent également la courbe des dépenses des classes aisées, populaires, mais aussi des classes moyennes inférieures et supérieures. L’occasion de remarquer que si, en France, le budget loisirs se révèle en adéquation avec les différents niveaux de revenus de la population, cela n’a pas toujours été le cas en Allemagne où la classe moyenne dépensait, en 2005, 9 euros de plus que la classe aisée pour ses loisirs. On épargne de moins en moins C’est plutôt faux. En étudiant les taux d’épargne des ménages, calculés en pourcentage des revenus, de 2000 à 2012, on note que ces derniers n’ont pas subi de variations exceptionnelles et sont restés grosso modo équivalents. Les taux sont ainsi passés  : de 14,1 à 15,2% en France ; de 15,1 à 16,44% en Allemagne ; de 11,22 à 11,24% dans l’Union européenne ; et de 13,33 à 13% dans la zone euro. Pour chacun de ces ensembles, le pic a été atteint en 2008-2009, au plus fort de la crise. La pression fiscale tue les classes moyennes C’est faux. Un graphique constellé de drapeaux nationaux permet de se représenter la situation en Europe. Si certains pays pratiquent des prélèvements obligatoires inférieurs à 40% du PIB (produit intérieur brut) tout en abritant une classe moyenne conséquente (61,7% de la population en Slovaquie), on peut néanmoins établir un lien de corrélation entre taux d’imposition élevés et importance de la classe moyenne. Un phénomène qui s’explique notamment par l’efficacité du système de redistribution. Ainsi, la classe moyenne représentait 60,8% de la population danoise en 2009, malgré un taux de prélèvement record (48,7%). La même année, en France, elle regroupait 58,7% de la population pour des prélèvements obligatoires s’élevant à 44,1% du PIB. Une tendance qui se vérifie toujours en 2012 alors que le taux d’imposition atteint 47% du PIB. La classe moyenne est en voie de disparition La classe moyenne recule dans une majorité de pays. Une carte interactive de l’Europe fournit pour chaque pays survolé la proportion de sa classe moyenne en 1990 et 2009. Dans nombre d’entre eux, en particulier dans l’est et le nord de l’Europe, le recul est bien réel  : Slovaquie (73,2% de la population en 1990 contre 61,7% en 2009), République tchèque (70,3% contre 63,1%), Finlande (63,9% contre 55%), Allemagne (59,8% contre 53%)... À l’inverse, d’autres pays comme le Royaume-Uni ou la Hongrie ont vu grossir leur classe moyenne. Contrairement à une idée très répandue, la France s’inscrit dans cette tendance avec une augmentation de 3,2 points sur la période étudiée (55,5% en 1990 contre 58,7% en 2009). Quatre familles face à la crise Après le temps fort sur l’économie, proposé à l’automne dernier, ARTE explore la crise en s’inscrivant du côté de l’humain. Frédéric Brunnquella capté les difficultés quotidiennes de quatre familles de la petite classe moyenne, en équilibre précaire sur un fil  : Régis et Jacqueline, à Lille ; Jean-Philippe et Isabelle, près de Nancy ; Gaëlle, à Lyon ; et Catherine, dans le 14 e arrondissement de Paris. Un documentaire exceptionnel de 3x52 minutes, diffusé le mardi 17 février en prime time. Mardi 17 février à 20.50 Classe moyenne, des vies sur le fil Lire pages 18-19 N°8 – semaine du 14 au 20 février 2015 – arte Magazine 5



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