Arte Magazine n°2015-08 14 fév 2015
Arte Magazine n°2015-08 14 fév 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-08 de 14 fév 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : classe moyenne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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février 16 lundi ard/degeTO 20.50 CINÉMA Bad lieutenant  : escale à La Nouvelle-Orléans Dans La Nouvelle-Orléans post-Katrina, un flic véreux et cocaïnomane se perd dans une affaire de meurtres. Un thriller halluciné, très lointainement inspiré d’Abel Ferrara et porté par Nicolas Cage et Eva Mendes. Terence McDonagh n’a aucune morale. Ce policier vole, se laisse corrompre et tue. Sa seule bonne action – plonger dans une cellule inondée pour sauver un détenu lors de l’ouragan Katrina – lui a valu une blessure qui le fera souffrir à vie et une addiction aux antidouleurs, à la cocaïne et à l’héroïne. Lorsque Terence n’est pas en service, usant de tous les moyens légaux ou illégaux pour conclure ses enquêtes, il voit sa maîtresse Frankie, une prostituée avec qui il se drogue. Chargé de résoudre un quintuple meurtre et rattrapé par des dettes de jeu, McDonagh doit jongler entre les complications du réel et d’étranges visions d’iguanes qui le poursuivent. Ni morale ni vertu « Non, ce n’est pas un remake », a précisé Werner Herzog en référence au Bad lieutenant d’Abel Ferrara. Même titre, même thème, mais une différence importante  : là où Harvey Keitel trouvait le salut dans la mort, nulle rédemption pour Nicolas Cage, et une sortie plutôt paisible... À travers son 16 N°8 – semaine du 14 au 20 février 2015 – arte Magazine parcours chaotique, Werner Herzog met en scène l’immoralisme, l’égoïsme et la violence de ses semblables. Pour lui, les hommes avancent sans la présence d’un quelconque Dieu. Nicolas Cage trouve un rôle taillé à sa mesure avec ce lieutenant corrompu qui s’agite vainement, poussé à la surenchère par l’excès de cocaïne. Il ne fait rien, mais tout s’arrange pour lui  : les trois nœuds principaux de l’intrigue se résolvent en une seule scène sous son regard mi-hébété, mi-hilare. Dans le film de Ferrara, la drogue provoquait chez Harvey Keitel des visions bibliques. Ce sont des iguanes qui apparaissent à Nicolas Cage. Un véritable régal païen. Prix de la Fondation Christopher D. Smithers, Mostra de Venise 2009 (Bad lieutenant  : port of call New Orleans) Film de Werner Herzog (États-Unis, 2009, 1h56mn, VF/VOSTF) – Scénario  : William Finkelstein Avec  : Nicolas Cage (Terence McDonagh), Eva Mendes (Frankie Donnenfield), Val Kilmer (Stevie Pruit) – Image  : Peter Zeitlinger Montage  : Joe Bini – Musique  : Mark Isham – Production  : Edward R. Pressman Film, Saturn Films, Lieutenant Productions, Nu Image Films
Paramount/VicTOr Milner 22.50 CINÉMA Madame et ses flirts Pour renflouer son ménage fauché, une femme s’en va en Floride chasser le milliardaire. Une comédie pleine de rebondissements loufoques, troussée par un Preston Sturges au mieux de sa forme. Au bout de quelques années de mariage, Gerry réalise que son mari et elle n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Le couple s’adore mais les idées de Tom, un inventeur, ne rencontrent pas le succès escompté. Gerry décide alors de plaquer son époux par amour, et s’en va à Palm Beach, à la pêche au milliardaire, afin de renflouer le ménage. Tom, furieux, part à la poursuite de sa femme, aidé d’un roi de la saucisse qui convoite Gerry. Au cours de son voyage, celle-ci a bien du mal à se débarrasser de toute une bande de chasseurs en goguette. Elle fait ensuite la connaissance d’un milliardaire, qui note toutes ses dépenses mais ne fait jamais les comptes, et de sa sœur croqueuse d’hommes. Tambour battant Au mieux de sa forme, le cinéaste Preston Sturges mène cette screwball comedy (comédie loufoque) tambour battant. Au cours de cette folle coursepoursuite, le film fait souvent des embardées imprévues et délirantes, dévoilant au passage un peu de la jolie plastique de la pétillante Claudette Colbert. (The Palm Beach story) Film de Preston Sturges (États-Unis, 1942, 1h24mn, VOSTF) – Scénario  : Preston Sturges – Avec  : Claudette Colbert (Gerry Jeffers), Joel McCrea (Tom Jeffers), Mary Astor (Maude), Rudy Vallee (John D. Hackensacker iii), Robert Warwick (monsieur Hinch) – Image  : Victor Milner Musique  : Victor Young – Montage  : Stuart Gilmore Production  : Paramount Pictures N°8 – semaine du 14 au 20 février 2015 – arte Magazine MDR/Nataliya Kravchuk 0.15 LA LUCARNE Kiev en feu – Maïdan se soulève Un an déjà que l’Ukraine fait régulièrement les gros titres de la presse internationale. Retour sur la flambée de violence qui a débuté le 18 février 2014. Ce jour-là, des pierres et divers projectiles incendiaires sont lancés sur la grande place Maïdan, au cœur de Kiev, faisant près de quatre-vingts morts. Trois mois déjà que de nombreux Ukrainiens réclament la destitution du président Viktor Ianoukovitch et la tenue de nouvelles élections. Mais les autorités répriment durement ces manifestations, pacifiques dans un premier temps. Dès le début de la crise, trois cameramen sont au premier rang pour filmer les événements au sein des deux camps  : les contestataires et les forces de sécurité gouvernementales. Quand éclatent les premiers affrontements, ils sont derrière les barricades et réalisent très vite que les frontières entre le bien et le mal sont mouvantes. Des gens fuient, d’autres sont plaqués au sol, certains se transforment en torches humaines en fabriquant des cocktails Molotov ou en mettant le feu à des tas de pneus. Basculement Un manifestant qui tente d’empêcher ses compagnons de lutte de s’acharner sur un policier tombé au sol, un vieil homme qui cherche à protéger un buste de Lénine, un prêtre qui exhorte les adversaires déchaînés à revenir à la raison...  : dans ce film sans commentaire ni interview se succèdent des scènes à l’état brut, parfois insoutenables. Avec leurs caméras, Oleksandr Techynskyi, Aleksey Solodounov et Dmitry Stoykov montrent comment la situation s’est envenimée dans ce pays situé aux portes de l’Union européenne. Ils documentent ce moment où la crise ukrainienne a basculé dans l’horreur, mais captent aussi des instants d’ineffable beauté et d’indicible courage. Documentaire d’Oleksandr Techynskyi, Aleksey Solodounov et Dmitry Stoykov (Ukraine, 2014, 1h22mn) février lundi 17 16



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