Arte Magazine n°2015-07 7 fév 2015
Arte Magazine n°2015-07 7 fév 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-07 de 7 fév 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : virage nord.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dans Virage Nord, le meurtre d’un supporter en tribunes révèle les pratiques cachées d’un club de foot. Un polar en trois épisodes alertes et offensifs. Interview droit au but avec sa réalisatrice, Virginie Sauveur. en couverture 4 N°7 – semaine du 7 au 13 février 2015 – arte Magazine Carton rouge sang Virage Nord est-elle une série sur le football ou sur le Nord ? Virginie Sauveur  : C’est avant tout un polar qui s’attache à des destins, à des personnages forts. Nous n’avions ni l’envie ni la prétention de raconter ce qu’est le football de haut niveau. Le milieu sportif constitue ici un décor dramatique, comme le stade où a eu lieu le meurtre du gamin. Nous avons fait attention à écrire une intrigue qui tienne la route dans ce cadre-là, avec des situations troublantes et excitantes. Vous êtes-vous inspirée de faits réels pour imaginer l’histoire de corruption sportive ? Non. Avec mes coauteures, Raphaëlle Roudaut et Clara Bourreau, nous avions décidé de ne pas brider notre imagination. Mais nous avons demandé à Vincent Duluc, un très bon journaliste de L’équipe, de relire notre scénario. Nous voulions être certaines que nos ressorts dramatiques fonctionnaient. Nous doutions notamment qu’un entraîneur puisse réellement ignorer les magouilles de son président. « Si, nous a dit Vincent Duluc, ça arrive souvent ! » Depuis quelques semaines, des affaires de corruption Jeudi 12 février à 20.50 virage nord Lire page 23 ont d’ailleurs éclaté dans certains clubs de Ligue 2, comme à Nîmes ou à Dijon. Est-ce la réalité qui rejoint la fiction ou le contraire ? Certaines villes sont-elles trop dépendantes du football ? Oui. C’est ce que nous avions vraiment envie de montrer  : comment une petite ville peut survivre grâce à un club ; puis comment ses habitants se retrouvent déboussolés, mis à mal, si celui-ci s’effondre. D’ailleurs, nous avons dû inventer le nom d’une municipalité imaginaire, car aucune ville ne voulait apparaître dans un film où l’honneur d’un club était sali. Vos personnages semblent pris au piège de leur propre milieu. Pour qu’ils s’en sortent, ils doivent partir. Est-ce caractéristique du Nord ? Non, dans le Sud, l’histoire aurait été la même. L’émancipation passe souvent par le départ. Partir, c’est aussi prendre son destin en main, surtout dans une ville comme celle que nous avons montrée, très repliée sur elle-même. Propos recueillis par Pascal Mouneyres Séverine Brigeot
Séverine Brigeot Séverine Brigeot Nicolas Couturier (Nicolas Cazalé) Avant tout frère inconsolable de Yorick, le jeune homme assassiné, il va au fil de la série prendre une épaisseur dramatique peu commune. Le carton rouge que reçoit ce footballeur impulsif lors du match funeste ne sera pas sans incidence sur l’enquête. Son premier contact avec Alexandra Perrucci est désastreux mais peu à peu leurs relations se réchauffent... Plus ambigu qu’il n’y paraît, Nicolas semble porteur d’un secret inavouable... surtout à sa nouvelle conquête. Un doute le taraude  : aurait-il sans le vouloir joué un rôle dans la mort de Yorick ? Un personnage clé, symbole de tous les non-dits qui entourent parfois la gestion d’un club de foot. Séverine Brigeot N°7 – semaine du 7 au 13 février 2015 – arte Magazine Trois personnages clés Alexandra Perrucci (Judith Davis) L’héroïne de la série est avant tout une personnalité déterminée aux décisions inflexibles. Sa volonté de fer lui a permis de gravir les échelons dans la police, où elle occupe, à 30 ans, le grade de capitaine. Lorsqu’elle apprend que sa sœur est soupçonnée de meurtre, elle n’hésite pas à revenir dans son Nord natal pour se mêler d’une enquête dont elle n’est officiellement pas chargée. Mais si elle marche sur les plates-bandes de ses collègues et s’avère plutôt rétive à la discipline, ses intuitions et ses initiatives font merveille  : c’est elle qui, bravant les risques et les interdits, permet à l’enquête de rebondir. Un personnage original dans un univers du polar en général très masculin. Mathilde Perrucci (Olivia Ross) La sœur de la policière Alexandra Perrucci a tout contre elle  : on la retrouve dans les travées du stade en pleurs, un couteau ensanglanté dans la main, qui se révélera être l’arme du crime. De plus, ses SMS semblent indiquer une liaison avec la victime. Mais si elle trouve en « Alex » une alliée efficace, elle apparaît au final comme un des personnages les plus tragiques de la série, prise au piège d’une vie qui ne cesse de l’éprouver. 5



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