Arte Magazine n°2015-07 7 fév 2015
Arte Magazine n°2015-07 7 fév 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-07 de 7 fév 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : virage nord.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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février 9 lundi Universal sTudios/Russel Metty 20.50 CINÉMA Le temps d’aimer et le temps de mourir L’éphémère et intense parenthèse de vie d’un soldat allemand en permission. Un chef-d’œuvre, à l’image de son titre sublime, signé du maître Douglas Sirk, au sommet de sa carrière. En 1944, Ernst Graeber, un soldat allemand, plongé dans l’enfer du front germanosoviétique, revient chez lui le temps d’une permission. Il trouve sa ville à moitié détruite par les bombardements, alors que sa famille a disparu. Errant dans les ruines, le jeune homme rencontre Elizabeth, une amie d’enfance, dont le père, médecin résistant, est interné dans un camp de concentration. Tous deux vont vivre une courte idylle, avant de décider de se marier. La résistance de l’amour Son titre résume à lui seul l’urgente intensité qui le traverse... Considéré par certains, dont Godard, comme l’un des plus beaux films du monde, ce mélo flamboyant met en évidence la cruauté dévastatrice de la guerre et la splendide fragilité de l’amour qui lui résiste et tente de lui échapper. Car la douce mais résolue Elizabeth (magnifique Liselotte Pulver) emmène avec une dignité sans faille son soldat perdu et en sursis du régime nazi vers le meilleur au milieu du pire. Beauté des images en Technicolor, rigueur du cadre, délicate retenue des dialogues...  : en adaptant l’œuvre 16 N°7 – semaine du 7 au 13 février 2015 – arte Magazine d’Erich Maria Remarque, inlassable pacifiste et chroniqueur inspiré du vertigineux désarroi des soldats sur le front, Douglas Sirk peint avec une élégance inégalée l’horreur et l’espoir, l’aliénation et la liberté de choix, la vie et la mort. Exilé à Hollywood, le cinéaste d’origine danoise qui a grandi en Allemagne, auteur entre autres chefs-d’œuvre, du Secret magnifique, insuffle une fois encore à cette fresque intimiste le romantisme déchirant qui reste sa marque de fabrique. Car à travers les couleurs vacillantes des saisons miroitent celles, incandescentes, des grandeurs de l’âme, à l’image de cet arbre en fleurs somptueux dans la neige. (A time to love and a time to die) Film de Douglas Sirk (États-Unis/Allemagne, 1958, 2h06mn, VF/VOSTF) – Scénario  : Orin Jannings, d’après le roman Un temps pour vivre, un temps pour mourir d’Erich Maria Remarque – Avec  : John Gavin (Ernst Graeber), Liselotte Pulver (Elizabeth Kruse Graeber), Jock Mahonney (Immerman), Don DeFore (HermannBoettcher), Keenan Wynn(Reuter), Erich Maria Remarque (le professeur Pohlmann), Klaus Kinski (le lieutenant de la Gestapo) – Image  : Russell Metty – Montage  : Ted J. Kent Musique  : Miklós Rózsa Production  : Universal International Pictures
ARD/DegeTO/Elite 23.00 CINÉMA L’Irlandais Dans un village isolé du Connemara, un policier local aux méthodes peu orthodoxes doit faire équipe avec un inspecteur du FBI. Un polar décalé aux accents de comédie noire. Gerry Boyle a passé sa vie entière dans un petit village isolé de l’ouest du Connemara. Sergent de police, il partage ses journées entre le commissariat, le pub local et son domicile, où il reçoit de temps à autre des prostituées. Taciturne et étrange, il a pris des allures d’ours mal léché et ne mâche jamais ses mots. Après la découverte d’un homme abattu d’une balle dans le crâne, Wendell Everett, inspecteur du FBI, est dépêché tout droit des états-Unis pour démanteler un réseau de trafiquants de drogue. Le nouvel arrivant se heurte à un choc des cultures plus impressionnant que prévu. Deux flics en Irlande Polar mordant sur fond de fracture sociale, L’Irlandais joue avec délice des clichés et de l’art du décalage. Si les deux personnages principaux sont des caricatures – le flic local bourru et brut de décoffrage contre l’inspecteur noir outré par ses maladresses –, le ressort comique fonctionne superbement, en raison principalement du jeu de Brendan Gleeson, parfait en policier faussement stupide. John Michael McDonagh soigne tout particulièrement ses seconds rôles, trafiquants interprétés, entres autres, par Mark Strong (Sherlock Holmes) et Liam Cunningham (Game of thrones), que l’on découvre au volant, goûtant des citations de Nietzsche que les deux larrons s’adressent de mémoire… Lire aussi page 9 mention spéciale « Meilleur premier film », Berlinale 2011 (The guard) Film de John Michael McDonagh (Irlande, 2011, 1h32mn, VF/VOSTF) - Scénario  : John Michael McDonagh - Avec  : Brendan Gleeson (Gerry Boyle), Don Cheadle (Wendell Everett), Mark Strong (Clive Cornell), Liam Cunningham (Francis Sheehy-Skeffington) - Image  : Larry Smith Montage  : Chris Gill - Musique  : Calexico Production  : Reprisal Films, Element Pictures, Crescendo Productions, Aegis Film Fund, Bord Scannan na hEireann/Irish Film Board N°7 – semaine du 7 au 13 février 2015 – arte Magazine Bophana Production 0.30 LA LUCARNE Ceux qui amènent la tempête Au Cambodge, des êtres humains sont vendus avant d’être réduits en esclavage dans les pays voisins. Un documentaire dérangeant, avec les témoignages d’une victime et d’un trafiquant. C’est l’illustration d’un fléau qui prospère. Selon l’ONU, plus de 200 000 Cambodgiens ont été vendus comme esclaves dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, tels que la Thaïlande ou la Malaisie. Aya est l’une d’entre eux. Horrifiant, son parcours constitue le fil rouge du documentaire. Jeune paysanne, elle a été réduite en esclavage à 16 ans après avoir été vendue à une agence malaisienne pour être femme de ménage. Pendant deux ans, elle a connu l’enfer. « Ils n’ont aucune pitié » Outre le témoignage bouleversant d’Aya, la force de ce film est de donner la parole à ces trafiquants d’êtres humains. Pou Houy personnifie l’abomination. Jamais inquiété par les autorités, ce Cambodgien de 50 ans achète des jeunes femmes qu’il revend à des agences étrangères. L’homme s’appuie pour cela sur un réseau de rabatteurs qui arpentent les villages reculés du pays et promettent monts et merveilles aux familles pauvres. Face à la caméra de Guillaume Suon, l’absence de scrupules des trafiquants est stupéfiante. « Ils n’ont aucune pitié et n’aiment que l’argent », raconte Aya. Les Cambodgiens les appellent les Mey Kechol  : ceux qui amènent la tempête. Documentaire de Guillaume Suon (France/Cambodge, 2013, 1h01mn) – Production  : Bophana Production, Tipasa Production, en association avec ARTE France–La Lucarne février lundi 17 9



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