Arte Magazine n°2015-06 31 jan 2015
Arte Magazine n°2015-06 31 jan 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-06 de 31 jan 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : les années Pif.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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février 2 lundi wildbunch 20.50 CINÉMA La nuit nous APPArtient Quand la loi du sang, affaire de famille et de violence, s’empare de la nuit à New York... Nerveux, sombre et virtuose, le troisième film de James Gray impressionne par son génie immersif et brutal. Un chef-d’œuvre du polar. New York, 1980. Au club El Caribe, des centaines de corps s’oublient dans la musique chaude et l’alcool. Flamboyant, radieux, Bobby Green navigue entre ses convives et sa maîtresse, la sculpturale Amada, le nez blanchi par la cocaïne. Gérant de la boîte de nuit, il est proche du propriétaire, un mafieux d’origine russe. À quelques rues de là, la police de New York s’épuise dans une lutte inégale. Sous l’uniforme, le père de Bobby et son frère Joseph cherchent à démanteler un réseau de drogue dans le quartier slave. Une nuit qui danse contre une autre qui tue, deux frères comme les deux facettes d’une même pièce, et la violence qui engendre la violence... Entre le pouvoir de l’argent et sa famille, Bobby devra choisir. Sang pour SANg Pour son troisième film, chef-d’œuvre tendu de bout en bout, James Gray (Little Odessa, Two lovers) fait montre d’une maîtrise absolue, tant dans l’écriture que dans la précision du cadre. À travers le parcours de deux frères que tout oppose, par-delà les frontières de la morale et des territoires, il suit une sanglante et implacable passation de pouvoirs. D’un meurtre à l’autre, l’autorité du père, commandant de police (impeccable Robert Duvall) glisse sur les épaules du fils Joseph, l’héritier justicier, puis sur celles de Bobby, fils indigne et intense (Joaquin Phoenix, une fois encore habité), guidé par son seul instinct de survie. Un polar traité comme un drame shakespearien, où s’entremêlent rivalité, cruauté et loyauté. Dos au mur, les protagonistes sont précipités vers leur destin, emportés par la terreur et la brutalité de la violence. Entre les chaudes couleurs des clubs où l’argent, l’alcool et la drogue coulent à flots, et l’austérité glacée des postes de police, deux univers se heurtent. Peu à peu, l’image se ternit et projette son aura, malade et blafarde, sur les mauvais choix, deuils et renoncements. Le son nous immerge au cœur de l’action. Scène culte, la course-poursuite en voiture est filmée sous des trombes d’eau. Souffles courts, martèlement de la pluie, chuintement lancinant des essuie-glaces...  : tout suggère l’étouffement et cette hyperconscience qui précède le désastre. Une leçon de cinéma, tout à la fois d’auteur et d’action. Sélection officielle, Cannes 2007 Lire aussi page 9 16 N°6 – semaine du 31 janvier au 6 février 2015 – ArtE Magazine (We own the night) - Film de James Gray (États-Unis, 2007, 1h53mn, VF/VOSTF) - Scénario  : James Gray Avec  : Joaquin Phoenix (Bobby Green), Mark Wahlberg (Joseph Grusinsky), Eva Mendes (Amada Juarez), Robert Duvall (Burt Grusinsky), Moni Moshonov (Marat Buzhayev), Alex Veadov (Vadim Nezhinski) - Musique  : Wojciech Kilar Image  : Joaquin Baca-Asay Production  : Columbia Pictures, 2929 Productions
ARD/DegeTO 22.40 CINÉMA L’amour aux tEMPS du choLÉra L’histoire d’un amour interdit perdurant pendant plus d’un demi-siècle, adaptation soignée d’un grand roman de Gabriel García Márquez, avec Javier Bardem en amoureux transi. À la fin du XIX e siècle, en Colombie, un jeune télégraphiste sans le sou, Florentino Ariza, croise le regard de Fermina. Le coup de foudre est réciproque. Poète ne jurant que par l’amour, il fait la promesse de l’aimer jusqu’à la fin de ses jours. Mais le père de Fermina s’oppose à leur mariage. La jeune femme finit par épouser un docteur respecté, Juvenal Urbino. Brisé, Florentino surmontera son désespoir en multipliant les conquêtes. Plus de cinquante ans après sa première rencontre avec Fermina, le télégraphiste, devenu riche armurier, la retrouve pour lui jurer à nouveau fidélité. Envoûtements En s’attaquant à un monument de la littérature contemporaine, Mike Newell (Quatre mariages et un enterrement) a relevé un pari périlleux. Dans cette réflexion sur la passion et le désir, le réalisateur parvient pourtant à recréer l’atmosphère envoûtante du roman de García Márquez. À travers une reconstitution très hollywoodienne, les héros, à l’image de Florentino (Javier Bardem), amoureux transi et séducteur fatal, naviguent dans une Colombie à la fois enchantée et déchirée par les guerres civiles, à l’aube du XX e siècle. Un film empreint d’une prégnante mélancolie. (Love in the time of cholera) - Film de Mike Newell (États-Unis, 2007, 2h13mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Ronald Harwood, d’après le roman éponyme de Gabriel García Márquez - Avec  : Javier Bardem (Florentino Ariza), Unax Ugalde (Florentino Ariza jeune), Giovanna Mezzogiorno (Fermina Urbino), Benjamin Bratt (le Dr Juvenal Urbino) - Image  : Affonso Beato - Musique  : Antonio Pinto - Production  : New Line Cinema, Stone Village Pictures, Grosvenor Park Media N°6 – semaine du 31 janvier au 6 février 2015 – ArtE Magazine Cosmographe/HAP/Majade 0.55 LA LUCARNE Ma chambre syrienne Réalisateur et peintre syrien, Hazem Alhamwi retrace son parcours jusqu’à la révolution et plonge au cœur du drame de son pays. Ancien étudiant des Beaux-Arts né en 1980, le réalisateur syrien Hazem Alhamwi se souvient de sa vie en Syrie, de son enfance à la révolution née du printemps arabe, en 2011. Dans un pays paralysé par l’oppression et le culte du chef, il a trouvé sa voie entre les quatre murs de sa chambre, dessinant comme un forcené pour traduire la peur et la douleur qui opprossaient voisins, amis, artistes et créateurs. Des dessins qu’en 2011, il commence à filmer pour les croiser avec les témoignages, parfois anonymes, de son entourage. Plusieurs de ses interlocuteurs, ayant déjà connu de longues années de prison, redoutent de nouvelles répressions. D’autant qu’entre le début du tournage et sa fin, il y a quelques mois, la situation n’a cessé d’empirer. Plus ou moins libre au début de la révolution, la parole est devenue dangereuse. Filmer, malgré le danger qui guette... Avec ce documentaire poignant, Alhamwi propose une immersion au cœur du drame syrien, et revient sur les origines de la guerre, en analysant l’implacable régime de terreur mis en place par les Assad, père et fils. Documentaire de Hazem Alhamwi (Allemagne/France/Syrie, 2014, 1h10mn) février lundi 17 2



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