Arte Magazine n°2015-05 24 jan 2015
Arte Magazine n°2015-05 24 jan 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-05 de 24 jan 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : meurtres en série.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Fredrik Ottosson en couverture Meurtres sur la Baltique À l’origine de la minisérie Meurtres à Sandhamn, il y a une saga policière, écrite par la romancière suédoise Viveca Sten. Retour sur le best-seller qui a rendu célèbre une toute petite île de l’archipel de Stockholm. Avec trois millions d’exemplaires vendus dans le monde, Viveca Sten est en passe de devenir la nouvelle étoile du polar suédois. Mieux encore, la minisérie télévisée adaptée de ses romans a déjà réuni plus de 27 millions de téléspectateurs. Pour Anne Michel, l’éditrice de Viveca Sten chez Albin Michel, qui a publié les deux premiers titres de la saga, La reine de la Baltique et Du sang sur la Baltique, le succès de ces romans tient, bien sûr, à leurs intrigues bien ficelées mais surtout au lieu dans lequel l’action se déroule  : l’île de Sandhamn, située dans l’archipel de Stockholm, à trois heures de ferry de la capitale suédoise. Un cadre idyllique, avec ses maisons en bois peintes en rouge, ses forêts de pins et ses étendues de bruyères roses, contrastant avec la violence des crimes que Viveca Sten se plaît à imaginer. « C’est un lieu magnifique. Une petite île dont on fait le tour en deux heures. L’hiver, à peine une centaine de personnes y vivent, mais plus de cent mille touristes s’y arrêtent chaque été, explique l’éditrice. Viveca Sten y a passé toutes ses vacances depuis son enfance, dans la maison achetée par son arrière-grand-père. » 4 N°5 – semaine du 24 au 30 janvier 2015 – ARTE Magazine Jeudi 29 janvier à 20.50 MEURTRES À sandhamn Lire pages 18-19 Circuits littéraires Depuis la sortie du premier opus de la série, en 2008, en Suède, les lecteurs de Viveca Sten viennent en masse effectuer un pèlerinage sur l’île de Sandhamn. Il existe même des visites guidées en allemand, en anglais et en français pour partir sur les traces des romans. On découvre la plage où a été découvert le premier cadavre de La reine de la Baltique, le restaurant où l’inspecteur Thomas Andreasson a ses habitudes, ou la maison de Nora Linde, son amie d’enfance. « Le succès vient aussi du fait que Viveca Sten a créé des personnages attachants, estime Anne Michel. À chaque fois, les lecteurs nous demandent ce qui va leur arriver dans les prochains romans, si Nora va quitter son mari, par exemple ! Et puis dans la série télévisée, il faut reconnaître que l’inspecteur est plutôt joli garçon... » La version télévisée, qui a eu un succès phénoménal en Suède, a contribué à booster les ventes des romans suivants. La saga n’est pas près de s’arrêter puisque Viveca Sten a promis à son éditeur suédois d’écrire dix volumes. Elle a entamé le sixième... En France, le troisième titre de la série, Les nuits de la Saint-Jean, sortira en mai 2015 chez Albin Michel. Kristel Le Pollotec
documentaire Le karaoké donne de la voix Dans Karaoké, la machine enchantée, Thomas Cazals retrace l’histoire d’une pratique qui fédère des millions d’adeptes à travers le monde. Et en France ? Longtemps vu comme ringard, le karaoké touche aujourd’hui un nouveau public. « O n sort juste entre amis pour s’amuser mais c’est seulement la deuxième fois que je fais ça », confie Olivia, avec un peu d’appréhension, avant de se jeter à l’eau et de saisir le micro pour chanter à tue-tête « Maldon », de Zouk Machine. Un air repris en chœur par la vingtaine de personnes présentes ce soir au Café du Châtelet. Comme chaque vendredi depuis cinq ans, c’est soirée karaoké dans ce bar parisien. Une tradition qui attire aussi bien les clients de passage que les habitués comme Françoise. « Pour moi, c’est un bon antidépresseur, ça me permet d’oublier mes soucis de la semaine », avoue celle que tout le monde surnomme affectueusement Fanfan. « On est devenus des amis de karaoké », reconnaît Guy, assis seul à la table d’à côté. Âgé de 58 ans, il s’accorde deux séances hebdomadaires de karaoké, et déplore les clichés persistants dont souffre la pratique. « Pour le grand public et le monde de la musique, nous sommes des rigolos qui chantent comme des casseroles. Pourtant, j’ai entendu dans ces soirées des gens à la voix exceptionnelle, avec un niveau quasi professionnel. » Générations karaoké Johnny Hallyday, Émile et Images, Téléphone...  : si les airs entonnés sont principalement issus du répertoire de la variété française des années 1980, certains tubes récents défilent également sur le prompteur. « On a chanté du Sexion d’Assaut et du Keen’V », s’enthousiasme Fanny, une lycéenne de 17 ans. Depuis deux ans, elle vient tous les vendredis et samedis soir au Café du Châtelet avec sa copine Noëlen. « Les gens croient que le karaoké c’est pour les vieux, mais la semaine dernière, c’était rempli de jeunes et il y avait une sacrée ambiance. » Longtemps décrié en France, le karaoké – qui compte des millions de fans sur la planète – séduit une nouvelle génération. Pour Pascal Mimouni, animateur de soirées depuis quinze ans et fondateur du site Génération karaoké, cet attrait est lié hola images/getty images N°5 – semaine du 24 au 30 janvier 2015 – ARTE Magazine Samedi 24 janvier à 22.25 KARAOKÉ, la machine enchantée Lire page 9 au « succès de certaines émissions télévisées qui attirent un nouveau public ». Discothèques, cafés et même mariages offrent de plus en plus l’occasion de pousser la chansonnette. « Chaque mois, deux ou trois nouveaux établissements s’inscrivent sur notre annuaire en ligne pour signaler qu’ils proposent du karaoké », constate-t-il. De nombreux concours s’organisent à travers le pays, et une Française, Julie Gonnet, a même été sacrée championne du monde en 2008. Hendrik Delaire 5



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