Arte Magazine n°2015-04 17 jan 2015
Arte Magazine n°2015-04 17 jan 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-04 de 17 jan 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : victoire aux poings.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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janvier 19 lundi 20.50 CINÉMA Le convoi de la peur L’odyssée de quatre fuyards au fin fond de l’Amérique du Sud. Un remake dantesque et irrespirable du chef-d’œuvre de Clouzot, Le salaire de la peur. Trois hommes décident de fuir leur pays pour des raisons différentes. Victor Manzon, banquier parisien fraudeur et en faillite, se dirige tout droit vers la case prison. Kassema commis un attentat à Jérusalem. Jackie Scanlon, piteux escroc du New Jersey, a un contrat sur la tête après un braquage qui a mal tourné. Les chemins des trois hommes se rejoignent aux confins de l’Amérique du Sud, où ils travaillent misérablement dans une raffinerie de pétrole et vivent dans un village crasseux. À la recherche d’argent pour fuir leur purgatoire terrestre, ils s’empressent d’accepter une proposition inattendue  : conduire deux camions chargés de nitroglycérine à travers la jungle, avec un quatrième homme, contre une grosse somme d’argent... Hors norme Qui mieux que William Friedkin pour s’attaquer au remake du Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot (diffusé la veille par ARTE) ? En 1975, lorsqu’il entame le tournage du film, le réalisateur américain est au faîte de sa gloire. Il vient d’enchaîner deux succès colossaux (French connection en 1971 et L’exorciste en 1973) et s’impose comme l’un des maîtres d’Hollywood. Mais Friedkin connaîtra un tournage cataclysmique, qui n’a rien à envier à celui d’Apocalypse now. Il doit tout d’abord composer avec les désistements imprévus de SteveMcQueen, Marcello Mastroianni et Lino Ventura. Puis en République dominicaine, les ennuis s’amoncellent  : plusieurs scènes à l’ambition 16 N°4 – semaine du 17 au 23 janvier 2015 – ARTE Magazine pharaonique se révèlent impossibles à tourner. La moitié de l’équipe démissionne du fait de la malaria. D’autres membres ayant quelque goût pour les drogues sont priés de quitter le pays. Le budget explose... Friedkin perd jusqu’à vingt-cinq kilos dans l’épreuve. Pire, lorsque le film sort enfin sur les écrans, le flop est colossal. Il est écrasé par un futur monument du cinéma, sorti un mois plus tôt  : le premier épisode de Star wars. Si l’échec commercial est cuisant, Le convoi de la peur, dont les personnages sont très différents de ceux de Clouzot, n’en est pas moins un film marquant, hors norme, tant il nous happe. À mesure que les quatre hommes jouent avec la mort et s’enfoncent dans une jungle rappelant celle, mystique et capricieuse, du roman de Gabriel García Márquez Cent ans de solitude, l’atmosphère devient irrespirable. Il n’est pas étonnant qu’encore aujourd’hui, Friedkin considère Le convoi de la peur comme son meilleur film. (Sorcerer) Film de William Friedkin (États-Unis, 1977, 2h01mn, VF/VOSTF) – Scénario  : Walon Green, d’après le roman Le salaire de la peur de Georges Arnaud – Avec  : Roy Scheider (Jackie Scanlon, « Juan Dominguez ») , Bruno Cremer (Victor Manzon, « Serrano ») , Francisco Rabal (Nilo), Amidou (Kassem, « Martinez ») , Ramon Bieri (Corlette), Peter Capell (Lartigue), KarlJohn (Marquez), Friedrich von Ledebur (Carlos), Chico Martínez (Bobby Del Rios), Joe Spinell (Spider), Rosario Almontes (Agrippa) – Image  : Dick Bush, John M. Stephens Musique  : Tangerine Dream, Keith Jarrett, Charlie Parker – Montage  : Robert K. Lambert, Bud S. Smith – Production  : Film Properties International N.V., Paramount Pictures, Universal Pictures
ARD/DegeTO/Constantin Film 22.55 CINÉMA Les nouveaux mecs Quand un hétéro rencontre un couple homo, que se racontent-ils ? Des histoires de... ? La comédie culte des années 1990, qui battit des records en salles outre-Rhin. Axel est en couple avec Doro. Mais ce don Juan invétéré ne peut s’empêcher de séduire d’autres filles. Le jour où Doro le surprend en flagrant délit, elle le chasse de leur appartement. Il se fait héberger par Norbert et Walter, deux amis gays qui le trouvent fort à leur goût. Mais Axel regrette sa chérie et cherche à la reconquérir. D’autant plus qu’elle vient de lui apprendre qu’elle attend un enfant de lui. Alors que la réconciliation semble en bonne voie, Norbert emploie les grands moyens pour empêcher Axel de regagner le camp des hétéros... cycle comédies européennes Sexualité en pagaille Distingué au Festival de la bande dessinée d’Angoulême en 1990, le dessinateur gay Ralf König a contribué à faire voler en éclats les clichés relatifs aux homosexuels. Ses œuvres sont traduites en France et il collabore au magazine Fluide glacial. Le réalisateur Sönke Wortmanna réussi avec brio l’adaptation de deux de ses BD  : Les nouveaux mecs et Pretty baby, qui narrent les aventures d’Axel et Doro, confrontés aux aléas de la sexualité puis à leur future parentalité. Comique de situation, répliques devenues cultes et personnages attachants ont concouru à l’immense succès du film qui a attiré plus de 6,5 millions de spectateurs dans les salles en Allemagne. Les acteurs y sont aussi pour beaucoup  : Katja Riemanninterprète avec conviction une Doro quelque peu hystérique, Till Schweiger est parfait en dragueur impénitent et Joachim Król se montre craquant en homo à la sensibilité à fleur de peau. (Der bewegte Mann) Film de Sönke Wortmann(Allemagne, 1994, 1h30mn, VF/VOSTF) – Scénario  : Sönke Wortmann, d’après les bandes dessinées de Ralf König – Avec  : Til Schweiger (Axel Feldheim), Katja Riemann(Doro Feldheim), Joachim Król (Norbert Brommer), Rufus Beck (Walter alias Waltraut), Armin Rohde (Metzger), Martina Gedeck (Jutta), Kai Wiesinger (Gunnar), Monty Arnold (Monty), Nico van der Knaap (Fränzchen), Antonia Lang (Elke Schmitt), Judith Reinartz (Claudia), Ralf König (un travesti) – Image  : Gernot Roll Musique  : Torsten Breuer – Chants  : Max Raabe et le Palast Orchester – Montage  : Ueli Christen – Production  : Neue Constantin Film Produktion, Olga-Film N°4 – semaine du 17 au 23 janvier 2015 – ARTE Magazine Hector Cadena 0.25 LA LUCARNE Mort en Arizona Une femme disparaît, un homme se lance dans une quête éperdue de sa présence fantasmatique. Des images fascinantes, entre passé et avenir, oubli et souvenir. « Ils savaient qu’un jour, il quitterait la Bolivie. Ils n’en parlaient jamais. La date de départ approchait, elle a proposé l’impensable. Qu’ils s’enfuient pour vivre ensemble à la campagne, là où il voulait. Il a été pris par surprise. Il a hésité. Quand il est rentré le lendemain, elle était partie. Elle avait pris ses affaires et disparu. » Fragments mémoriels Le réalisateur mexicain Tin Dirdamal retourne dans l’appartement où se sont jouées les scènes de son histoire d’amour. Il s’y installera un an, à la recherche de réponses et d’un remède pour panser sa peine de cœur. De la fenêtre de l’appartement vide, il observe la vie au-dehors. Une rupture douloureuse à laquelle s’entremêlent les témoignages d’Indiens victimes d’une météorite  : deux fragments mémoriels d’apocalypse, comme un hommage à Chris Marker. Documentaire de Tin Dirdamal (Mexique/Bolivie/Allemagne, 2014, 1h10mn) – Production  : Producciones Tranvía, Piano, Sutor Kolonko janvier lundi 17 19



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