Arte Magazine n°2015-02 3 jan 2015
Arte Magazine n°2015-02 3 jan 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-02 de 3 jan 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : Tandem, Laurent Stocker joue dans deux films.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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en couverture Le dispositif « Tandem », lancé par ARTE pour stimuler la coproduction de fictions entre la France et l’Allemagne, a donné naissance à deux films sur le thème commun, et explosif, de l’énergie nucléaire. Laurent Stocker, de la Comédie-Française, a joué dans les deux. Entretien. Laurent Stocker joue dans le prochain film d’Emmanuel Mouret, Caprices, et dans la pièce Toujours la tempête de Peter Handke, mise en scène par Alain Françon, du 4 mars au 2 avril 2015, aux Ateliers Berthier, Odéon-Théâtre de l’Europe. double jeu Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet binational ? Laurent Stocker  : Ce qui est très intéressant, c’est de confronter deux regards, celui de la France et celui de l’Allemagne, autour du thème du nucléaire. Je savais que les avis ne seraient pas les mêmes puisque l’Allemagne a programmé sa sortie du nucléaire alors qu’en France, ça ne se fera pas avant une vingtaine d’années. D’ailleurs, on a effectivement deux fictions très différentes, avec une comédie côté français et un thriller côté allemand, c’est assez révélateur... Ce qui m’a aussi enthousiasmé, c’est de participer à un dispositif de production commun aux deux nations. Nous partageons un lourd passé et il faut du temps pour refermer les blessures. À l’heure de l’Europe, on a la chance d’avoir une chaîne qui fait un pont entre nos pays, il faut en profiter ! Comment s’est passé le tournage avec les équipes française et allemande ? Pour moi, la difficulté a été de jongler avec les dates de tournage parce que je devais composer avec la Comédie-Française ! Et puis c’était la première fois que je jouais à la fois en allemand et en français. Dans le téléfilm allemand, j’interprète un personnage secondaire – un rocker attardé, responsable de la sécurité dans une centrale nucléaire –, alors que je tiens le rôle principal dans la fiction française. C’était le principe, on se partageait les premiers rôles avec la comédienne luxembourgeoise Vicky Krieps, qui est bilingue, comme une grande partie de l’équipe. Où ont eu lieu les deux tournages ? Côté français, nous avons tourné dans un village près de Limoges. J’étais ravi, moi qui suis origi- 4 N°2 – semaine du 3 au 9 janvier 2015 – ARTE Magazine naire de la campagne ! Côté allemand, nous sommes allés à Zwentendorf, à une centaine de kilomètres de Vienne, dans une centrale autrichienne dont l’histoire est très révélatrice du rapport des Allemands et des Autrichiens avec le nucléaire. La construction a débuté en 1972 et, avant même que le réacteur ne soit installé, le pays a voté contre le programme nucléaire. Il s’agit donc d’une centrale fantôme, qui n’a jamais été en activité. C’est aussi là qu’a été tourné le film de Rebecca Zlotowski Grand central. Quand on a besoin, en Europe, d’une vieille centrale typique des années 1970, elle constitue un décor idéal. Vous aviez une sensibilité particulière sur le sujet du nucléaire avant de débuter le tournage ? Absolument ! Bien que je sois parisien depuis
vingt-cinq ans, je suis issu de l’est de la France, d’une région où il a été décidé d’installer, d’ici à dix ans, un site d’enfouissement de déchets nucléaires, à Bure, entre la Haute-Marne et la Meuse. Je trouve qu’en plus de Verdun, ça commence à bien faire ! C’est aussi un problème pour les Belges, les Luxembourgeois et les Allemands, qui ne sont pas très loin de là. Cela rappelle un peu l’histoire développée dans le téléfilm français ? Exactement. Je joue le rôle d’un ingénieur qui doit convaincre les habitants d’un petit village d’accueillir un site d’enfouissement de déchets radioactifs. Confronté à la population locale, il se met peu à peu à douter. Avec le réalisateur, Gabriel Le Bomin, on a beaucoup discuté et on s’est vite bien entendus. Il est très intéressé par la Meuse et par la Première Guerre mondiale. Il a N°2 – semaine du 3 au 9 janvier 2015 – ARTE Magazine Jeudi 8 janvier à 20.50 Le jour de vérité Vendredi 9 janvier à 20.50 Mon cher petit village Lire pages 22-25 fait un excellent film à ce sujet, Les fragments d’Antonin, sur les poilus traumatisés par la guerre. On s’est retrouvés tous les deux sur ce sujet et cette région en particulier. Avec la réalisatrice allemande, Anna Justice, ils ont tous les deux une vraie sensibilité. Propos recueillis par Kristel Le Pollotec le dispositif « Tandem » Lancé en 2013 et financé à parité par arte France et arte Deutschland, en coopération avec la SWR et les télévisions publiquesrts-SRG-ssr etrtf en qualité de coproducteurs, il a pour ambition de stimuler la coproduction de fictions entre la France et l’Allemagne. Pour ce premier projet commun, des producteurs, des réalisateurs et des auteurs se sont réunis pour travailler sur le thème de l’énergie nucléaire, donnant lieu aux deux fictions diffusées par arte. 5



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