Arte Magazine n°2015-02 3 jan 2015
Arte Magazine n°2015-02 3 jan 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-02 de 3 jan 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : Tandem, Laurent Stocker joue dans deux films.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Rue des Archives/CPA2 20.50 CINÉMA Violence et passion Un film intense et funèbre avec Burt Lancaster, Silvana Mangano et Helmut Berger. L’avantdernière œuvre de Visconti est aussi l’une de ses plus belles. Un vieux professeur, qui vit en autarcie dans sa maison romaine chargée de livres d’art, de tableaux et de souvenirs, est dérangé par l’intrusion d’une comtesse qui insiste pour louer le deuxième étage de sa demeure afin d’y loger sa fille, son ami, ainsi que Konrad, un gigolo. Le professeur est ulcéré par la vulgarité de ce petit monde aristocratique en voie d’embourgeoisement, sans aucune culture ni éducation. Mais il constate l’intelligence de Konrad, cachée sous son cynisme de prostitué, et se lie d’amitié avec le jeune homme, qui devient durant une courte période le fils qu’il n’a jamais eu. Fresque en chambre Avant-dernière œuvre de Luchino Visconti, Violence et passion est sans doute l’une des plus belles du grand cinéaste italien. Marqués par la maladie et le désespoir, ses derniers films souffrirent longtemps de la comparaison avec ses grands chefs-d’œuvre avant que ne resplendisse leur dimension funèbre. Le cloisonnement de l’action dans un appartement reconstitué en studio témoigne du mépris de Visconti pour le monde moderne mais s’explique aussi par sa paralysie, qui l’empêchait de mettre en scène d’amples fresques comme Ludwig. Avant l’épure glaciale de L’innocent, ce film constitue le somptueux testament moral et artistique du cinéaste, qui exacerbe son goût pour la tragédie et le décadentisme. Ce repli sur soi n’implique aucune forme de renoncement, politique ou esthétique. Visconti évoque dans ce film de chambre l’actualité la plus brûlante (les tentatives de complots ourdies par les grands patrons d’extrême droite), tout en 16 N°2 – semaine du 3 au 9 janvier 2015 – ARTE Magazine s’enivrant une dernière fois des effluves du temps perdu (les brefs souvenirs proustiens, où surgissent les visages de la mère et de l’épouse du professeur, incarnées par Dominique Sanda et Claudia Cardinale). Un film bouleversant, magnifiquement interprété par Burt Lancaster. Meilleur film et meilleur acteur étranger (Burt Lancaster), David de Donatello 1975 (Gruppo di famiglia in un interno) Film de Luchino Visconti (Italie, 1974, 2h00, VF/VOSTF) - Scénario  : Enrico Medioli, Suso Cecchi d’Amico et Luchino Visconti - Avec  : Burt Lancaster (le professeur), Helmut Berger (Konrad Huebel), Silvana Mangano (la marquise Bianca Brumonti), Claudia Marsini (Lietta Brumonti), Stefano Patrizi (Stefano, son petit ami), Elvira Cortese (Erminia) - Image  : Pasqualino De Santis - Montage  : Ruggero Mastroianni - Musique  : Franco Mannino - Production  : Roscuni Films, Gaumont CQNEMA Retrouvez l’intégralité de ce texte sur le blog d’Olivier Père.
Les Films Capricci 22.50 CINÉMA Go go tales Huis clos tragi-comique et ode au monde de la nuit, Go go tales suit les employés d’un club de strip-tease menacé de fermeture. Dans la lumière noire, des corps nus se déhanchent lascivement pour le plaisir de quelques trop rares clients. Malgré la décrépitude financière, the show must go on, encore et toujours. C’est l’esprit du Paradise, petit club de strip-tease de New York où Ray Ruby (Willem Dafoe) règne en maître, avec un désespoir magnifique et secret. La caméra suit deux jours durant le quotidien en huis clos de ce paradis artificiel en sursis  : l’argent ne rentre plus, la propriétaire menace de vendre les murs et les danseuses sont en grève. Mais Ruby s’accroche à son rêve, sans pouvoir se défaire du démon qui a précipité sa déchéance  : le loto. Le petit théâtre d’Abel Ferrara Ode au monde de la nuit et du spectacle, Go go tales est le petit théâtre d’Abel Ferrara, son French cancan ou son Meurtre d’un bookmaker chinois. Difficile de ne pas reconnaître dans le personnage de manager de Willem Dafoe un alter ego de Ferrara, seul maître à bord sur ses tournages, même lorsque la barque coule, parrain bienveillant d’une troupe d’acteurs et de techniciens prêts à tous les sacrifices pour tourner avec lui. Go go tales, malgré sa mélancolie évidente, est aussi pour la première fois dans l’œuvre de Ferrara une franche comédie qui fuit le sordide et le désespoir pour oser les gags et l’humour le plus débridé. Lire aussi page 9 Retrouvez l’intégralité de ce texte sur le blog d’Olivier Père. Film d’Abel Ferrara (États-Unis/Italie, 2007, 1h36mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Abel Ferrara et Scott Pardo - Avec  : Willem Dafoe (Ray Ruby), Bob Hoskins (le baron), Matthew Modine (Johnie Ruby), Asia Argento (Monroe), Riccardo Scamarcio (le Dr Steven), Sylvia Miles (Lilian Murray), Lou Doillon (Lola) - Image  : Fabio Lovino Montage  : Fabio Nunziata - Musique  : Francis Kuipers - Production  : Bellatrix Media, De Nigris Production, Go Go Tales Inc. (USA), Sureel Films N°2 – semaine du 3 au 9 janvier 2015 – ARTE Magazine Fabian & Fred/KHM (Sachs) 0.30 LA LUCARNE Respirations Du premier cri du bébé au dernier souffle du mourant, l’histoire de notre vie est celle de notre respiration. D’où l’importance de savoir la maîtriser. La plupart des êtres humains se soucient peu de leur respiration. Mais pour certains d’entre eux, il est capital de savoir la maîtriser et de s’entraîner en conséquence. C’est le cas pour les protagonistes de ce documentaire  : un plongeur en apnée, un pompier s’exerçant au port d’un masque à gaz, des malades souffrant d’insuffisance pulmonaire, un moine bouddhiste, un jeune choriste travaillant son souffle pour mieux chanter et un beatboxer qui utilise sa voix comme une boîte à rythmes humaine. Dans la séquence la plus étonnante, un couple adepte de pratiques SM explique aussi comment la privation de respiration via des baillons et des masques augmente le plaisir. Un essai fascinant, travail de fin d’études d’Eli Roland Sachs, formé à l’Ecole supérieure des médias de Cologne. Documentaire d’Eli Roland Sachs (Allemagne, 2014, 1h13mn) - Production  : Fabian und Fred Filmproduktion janvier lundi 17 5



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