Arte Magazine n°20 13 mai 2000
Arte Magazine n°20 13 mai 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de 13 mai 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : Depardieu dans thema.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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m erc redi 17 mai Gidon Kremer interprète le tango nuevo avec passion. Flash Bach Ce soir à 21.40 Concerto brandebourgeois n°2 en fa majeur L’Orchestre radio-symphonique de Bâle Mise en images : Adrian Marthaler ZDF Astor Piazzolla, l’homme qui a réinventé le tango. Un voyage ethno-musical dans la Russie des campagnes. 21.45 Hommage à Astor Piazzolla Avec Gidon Kremer Documentaire de Christopher Nupen et José Montes-Baquer (Allemagne/Grande-Bretagne, 1998-52mn) ARD/WDR Avec son Tango Quartet, le violoniste Gidon Kremer interprète avec passion les compositions d’Astor Piazzolla. La musique d’Astor Piazzolla (1921-1992), compositeur argentin de tango et virt u o s e du bandonéon, connaît depuis quelques années un véritable renouveau. Par l’entremise de musiciens de renommée intern a t i o- nale comme Daniel Barenboïm ou Gidon K re mer, son œuvre est à l’affiche des salles de concert du monde entier. Le film de Christopher Nupen et José Montes-Baquer esquisse un portrait du compositeur argentin et présente le Ta n g o Qu artet de Gidon Kre mer. Celui-ci joue avec beaucoup de passion le « tango nuevo ». Né à Riga, cette grande star du violon parle du tango et des rapports de ce genre musical avec le répert o i re classique. 22 - ARTE MAGAZINE n°20 - 13 mai > 19 mai 2000 22.35 Adieu à Mechovoje (2) Musiques secrètes de la Russie Documentaire de Jochen Kraußer (Allemagne, 2000-32mn) Coproduction : TimeCode, SF/DRS, ZDF, en collaboration avec ARTE ZDF Seconde partie d’une enquête passionnante dans l’univers de la musique paysanne qui a fait battre le cœur de la Russie jusqu’à la révolution d’Octobre. Dénigrée voire interdite pendant l’ère soviétique, la musique paysanne a dû passer à la clandestinité. Jochen Kraußer a suivi l’ethnologue Alexander Romodine, dans les hameaux à l’écart des grands axes commerçants, à la re c h erche de cette musique en péril. Dans cette seconde partie de ce voyage « ethno-musical », nous partons pour des villages situés dans le triangle Moscou, Tallinn, Minsk. Il y est question de chants de lamentation, de chants pour les moissons, de chants de berger et d’un spectacle nuptial. Heureux de vivre, les anciens sont re s- tés dans les villages, les jeunes étant part i s à la ville en quête d’avenir. Ces descendants fringants de peuplades barbares, les S c o b a res, restituent les récits et les chants p a rodiques ou blasphématoires de leurs a n c ê t res. Nous voyons se fabriquer les inst ruments qui se sont depuis peu imposés dans la pop russe, alors même que leur fact u re est un art en voie de disparition… La première partie d’Adieu à Mechovoje est diffusée mercredi 10 mai à 22.40 dans « Musica ».
23.10 Profil. Cinéma, de notre temps Une journée d’Andrei Arsenevitch Collection proposée par Janine Bazin et André S. Labarthe Documentaire de Chris Marker (France, 2000-55mn) Avec la voix de Marina Vlady Photographie : Pierre Fourmentraux Coproduction : La Sept ARTE, AMIP, INA, Arkeion Films LA SEPTARTE Inédit Une évocation magistrale de la vie et de l’œuvre d’Andrei Tarkovski, disparu en 1986. A n d rei Tarkovski, déjà très malade, commente dans son J o urnal de 1986 les images prises lors de l’arrivée à Paris de son fils, Andrioucha, qui enfin avait eu le d roit de quitter la Russie pour le re j o i n d re en France : « J’y ai un air monstrueusement emprunté, peu naturel, je retiens mon émotion et je répète des sottises… Larissa [sa femme] aussi n’est pas mal : elle monologue, pro f è re des paroles en forme de toast, rit et pleure en même temps… » À partir de cette journée très russe qu’avait filmée Chris Marker viennent se gre ffer les évocations, les citations, les mises en perspective de ce qui constitue le langage d’un des plus grands stylistes du cinéma de tous les temps. Poétique de l’image Une journée d’Andrei Arsenevitch est une invitation à explorer l’une des écriture s cinématographiques les plus singulières. Tous les grands thèmes tarkovskiens sont évoqués à travers des extraits de l’Enfance d’Ivan, Solaris, Andreï Roublev, Nostalghia, mais aussi de son premier travail d’école à Moscou et d’un Boris Godounov pr a t i qu e- ment inconnu qu’il a mis en scène à Covent Garden en 1983. Ce film s’appuie sur deux a u t res documents vidéo : celui d’une visite sur le tournage du S a c r i f i ce, à Gotland (quand Tarkovski ne savait pas encore qu’il était malade), et celui qu’il avait souhaité comme témoignage de son travail, le montrant en train de diriger le montage du fond de son lit. Le titre du documentaire est un clin d’œil à Soljenitsyne, certes, mais surtout fait écho à cette URSS qui, au bord de l’agonie, exilait encore ses plus grands artistes – lesquels, à l’heure de la modernité dévastatrice, en demeurent paradoxalement les seuls témoins. Chris Marker montre combien l’hommage de Tarkovski à la terre russe est éloigné des pesanteurs f ormelles et idéologiques du réalisme socialiste. Son œuvre possède au contraire une dimension charnelle, terre s t re : l’homme qui roule dans la boue n’est pas l’individu tombé dans les bas-fonds, mais un nouvel Antée qui se ressource au contact de la m è re patrie et entonne un véritable « chant de la terre ». Un cheval qui mange des pommes éparpillées sur une plage, la c a resse du vent sur un champ de blé noir, un père et son fils qui plantent un arbre au bord de la mer… : les images de Tarkovski arrachent le quotidien à sa contingence et lui confèrent une grande beauté poétique. Alors que son œuvre a souvent été qualifiée de « mystique » et d’« élitiste », Ta r k o v s k i écrit : « L’art n’aurait aucune signification s’il n’était pas simple. » Il ne s’agit pas de raisonner mais d’éprou v er. Chris Marker suit également Tarkovski dans son itinéraire spirituel. A n d reï Roublev témoignait de sa foi orthodoxe. S o l a r is, Stalker ou la rêverie autobiographique du M i ro i r lui permet t en t de donner libre cours à ses obsessions : la solitude de l’artiste, l’exil, l’illusion de la toute-puissance de la raison. « Je suis pour un art qui apporte aux hommes l’espérance et la foi. » C ertains cinéastes font la morale ; Andrei Tarkovski nous laisse nous d é b rouiller avec notre liberté. C’est peutê t re à cela que l’on reconnaît les plus grands. ARTE MAGAZINE n°20 - 13 mai > 19 mai 2000 - 23 Level five, de Chris Marker, est édité en cassette par ARTE Vidéo. Dans la société soviétique où l’être humain devait se fondre dans la collectivité pour mieux l’exalter, Tarkovski a osé parler de foi et célébrer l’individu. Spécial Cannes



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