Arte Magazine n°2 4 jan 2020
Arte Magazine n°2 4 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de 4 jan 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : une île, avec Laetitia Casta.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°2. LE PROGRAMME DU 4 AU 10 JANVIER 2020 6 Votre personnage tranche avec les représentations habituelles de la sirène. Comment le décririez-vous ? Laetitia Casta  : Théa représente la nature qui se venge des blessures subies. C’est une guerrière dotée de pouvoirs. Elle arrive sur terre avec une mission, celle de sauver un monde magique et mystérieux. Elle s’en prend aux hommes qui polluent la mer en aspirant leur âme. Contrairement au mythe habituel de la sirène, que j’avais déjà abordé au théâtre dans Ondine, de Jean Giraudoux, Théa n’aspire pas, au départ, à devenir humaine. Théa porte un message écologique mais également féministe... Elle est féministe dans le sens où elle assume sa sexualité et son désir aussi fortement qu’un homme. Elle utilise son corps comme une arme fatale. C’était intéressant d’interpréter un personnage féminin qui n’est pas relié à la maternité. Je me suis aussi inspirée du mythe de Lilith, première femme créée par Dieu avant Ève. Cette figure effraie les hommes car elle possède le savoir. Vous livrez une prestation surprenante. Comment avez-vous préparé ce rôle ? Il a fallu que j’axe mon travail autour de la gestuelle. Comme mon personnage se rapproche davantage de l’animal que de l’humain, je n’avais pas beaucoup de texte. J’ai choisi de faire appel à la chorégraphe Blanca Li afin qu’elle m’aide à exprimer l’étrangeté du personnage. Dans Une île, série écologique qui mêle fantastique et thriller, l’actrice Laetitia Casta revisite le mythe de la sirène en se glissant dans la peau de Théa, une créature venue des abysses qui sème le trouble dans un petit port de pêche. Entretien. Le chant des sirènes Jeudi 9 janvier à 20.55 Série Une île (1-3) Lire page 22 7/2 Ensemble, nous avons exploré plusieurs idées. Nous avons notamment travaillé sur le regard, la démarche mais aussi la respiration, pour qu’elle ressemble à celle d’un poisson. Théa a également sa façon de toucher les objets. Elle ne va pas agripper un verre, comme le ferait un homme ou une femme, mais plutôt le frôler. Au final, ce rôle est assez organique. Cela demandait une grande concentration. Tous mes sens étaient mobilisés. J’avais à cœur d’être le plus juste possible car si on ne croit pas en Théa, le reste de l’histoire ne tient pas. Dans la série, vous nouez une relation particulière avec Chloé, une adolescente, incarnée par Noée Abita. Comment s’est passée la collaboration avec cette jeune comédienne ? Comme toute jeune actrice, Noée était souvent en questionnement pendant le tournage. J’ai essayé de me comporter avec elle comme une grande sœur, en la protégeant et en la rassurant par moments. Elle était en symbiose avec son personnage, habité par le doute. Contrairement à Théa, qui bascule dans l’humanité, Chloé découvre au fil des épisodes sa part d’animalité. Cela va l’amener à traverser plusieurs épreuves et à se remettre en question. Théa l’accompagne dans cette quête d’identité. Il y a une solidarité féminine entre ces deux personnages qui m’a beaucoup plu. Propos recueillis par Hélène Porret ANGELA ROSSI
MATTHIEU ZAZZO - PASCO Les vies parallèles Quelle a été la genèse de ce documentaire ? Vincent Delerm  : À la suite de l’un de mes spectacles, Les amants parallèles, Julie Gayet m’a suggéré d’écrire un film qui ressemble à mes concerts. Cette idée m’a plu. Dès le début, j’ai voulu que ce documentaire soit une accumulation d’éléments disparates, semblable à la vie. C’est une galerie de moments intimes, un collage avec des personnages qui défilent. La manière de les mettre en scène n’obéit à aucune règle. Certains livrent un témoignage devant la caméra, d’autres parlent avec des images qui font écho à leur récit, sans que ce soit de l’illustration pure. Quelques chansons ponctuent l’ensemble, une inédite et deux reprises, notamment « Les orgueilleuses » de William Sheller. C’est un objet personnel, à la frontière entre le documentaire et la fiction. Comment avez-vous choisi les différentes personnalités qui apparaissent à l’écran ? Je me suis tourné vers des personnes de mon entourage qui m’ont accordé leur confiance le temps d’une ou plusieurs séquences. La plupart évoquent en filigrane des problématiques que j’ai déjà rencontrées. Le comédien Vincent Dedienne se souvient, par exemple, de ses premières fois sur scène. La chanteuse et danseuse Aloïse Sauvage – la seule que je ne connaissais pas avant le film – raconte ses débuts fiévreux. Certaines séquences constituent également des déclarations à des artistes que j’admire, comme Alain Souchon. C’est l’un des rares moments où j’interviens pour lister en voix off des souvenirs liés à ses chansons. On le voit les écouter au casque. C’était très touchant. Pourquoi avoir mêlé leurs interventions à celles d’anonymes ? Je voulais que ces différents univers se confondent pour que l’on se concentre sur les récits de chacun. En passant d’une personne à une autre, on ne cherche pas à savoir si c’est un anonyme ou une célébrité. Leurs confidences amènent à des questionnements universels. À la fin du film, j’aimerais que le spectateur se demande  : « Qu’est-ce qui compte vraiment ? », « Quelles sont les choses qui m’importent ? » Dans son premier documentaire, le chanteur et compositeur Vincent Delermpropose une variation sensible sur l’intime en mêlant les confidences d’anonymes et de personnalités, comme Alain Souchon ou Jean Rochefort. Entretien. Le film est dédié à Jean Rochefort… Cela m’est venu naturellement. Je voulais rendre hommage à sa bienveillance et à son instinct. Quand je lui ai proposé d’apparaître dans ce documentaire, il a d’abord décliné car il était très fatigué. Puis il m’a rappelé pour me dire qu’il voulait que cette journée de tournage soit sa dernière. Il s’agit d’une scène où il marche la nuit, dans une rue de Saint- Ouen. L’atmosphère était très chargée pour ce clap de fin. Propos recueillis par Hélène Porret Le documentaire de Vincent Delermest sorti en salles le 23 octobre. Mercredi 8 janvier à 22.30 Documentaire Je ne sais pas si c’est tout le monde Lire page 21 MM 1/1 7/3 7ARTE MAG N°2. LE PROGRAMME DU 4 AU 10 JANVIER 2020



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