Arte Magazine n°19 6 mai 2000
Arte Magazine n°19 6 mai 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de 6 mai 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : le théâtre, passionnément.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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m erc redi 10 mai Joseph Kosma et Jacques Prévert. Spécial Cannes > Flash Bach Ce soir à 21.40 : Suite anglaise n°1 en la majeur (Bourrée) GlennGould (piano) enregistrant en studio Réalisation : Bruno Monsaingeon (1989) ZDF 21.45 Joseph Kosma Documentaire de Serge Le Peron (France, 1996-52mn) Coproduction : La Sept ARTE, Les Films d’Ici, Alternate Current International, France Supervision, Centre Georges-Pompidou, Imalyre VTCOM France Télécom LA SEPTARTE Pour les films de Renoir ou Carné, il a mis en musique les textes de Prévert, Sartre, Desnos ou Brecht. Portrait d’un compositeur atypique. Joseph Kosma occupe une place à part dans l’histoire des musiques de film. Avant tout compositeur de chansons, il a mis en musique des textes de Prévert, Sart re, Desnos, Bre c h t, Eisler ou Kurt Weill. C’est avec Renoir, pour qui « les petites chansons sont absolument n é c e s s ai res à la santé du cinématog r a p h e », que cet esprit fusionne le mieux. Les musiques composées pour Renoir constituent le fil conducteur du document ai re qui réunit, entre autres, les témoignages de Juliette Gréco, Germai ne M on t é ro, Marcel Marceau, du compositeur Alain Duhamel, de l’écrivain Madeleine R i ffaud et de la monteuse Geneviève Winding. Un parcours qui révèle tout autant un style musical très particulier qu’une époque et ses idéaux. Musiques de films « Musiques de films » est une série sur les relations complexes entre l’image et la musique au cinéma et leur évolution re s- pective. Chaque film combine des extraits des grands succès mondiaux, des interviews de réalisateurs et de musiciens, ainsi que des analyses musicales et des séances d’enre g i s t rement. Une véritable visite dans les coulisses du septième art, où, depuis les films muets jusqu’à nos jours, la musique occupe une place incontournable. 22.40 Adieu à Mechovoje (1) Musiques secrètes de la Russie Documentaire de Jochen Kraußer (Allemagne, 2000-32mn) Coproduction : TimeCode, SF/DRS, ZDF, en collaboration avec ARTE ZDF Une enquête passionnante dans l’univers de la musique paysanne qui a fait battre le cœur de la Russie jusqu’à la révolution d’Octobre. Dénigrée, voire interdite pendant l’ère soviétique, la musique paysanne a dû passer à la clandestinité. Dans un triangle compris entre Moscou, Tallinnet Minsk, Jochen Kraußer a suivi un ethnologue, Alexander Romodine, dans les hameaux à l’écart des grands axes commerçants, à la re c h erc h e de cette musique en péril. Mélodies ancestrales C on s ervée jusqu’à nos jours, elle puise sa tradition dans les coutumes festives, les mariages, les déménagements, les enterrements, mais aussi dans la lutte aux poings (combat rituel de tradition païenne). Souvent, les mélodies re prennent des f ormes ancestrales de polyphonie dont l’origine remonte au culte de la fécondité, bien avant notre ère. Aujourd’hui, cet art est en passe de disparaître. Dans cette pre m i è re p artie, le documentaire observe comment la musique se crée et nous fait découvrir la s u r prenante nonagénaire Olga Serg u e ï e v a, connue pour la grâce de sa voix et qui inspira le cinéaste Andrei Ta r k o v s ki. Deuxième partie mercredi 17 mai dans « Musica ».
23.10 Cinéma, de notre temps Robert Bresson, ni vu ni connu Portrait d’un créateur Proposé par Janine Bazin et André S. Labarthe Documentaire de François Weyergans (France, 1994-58mn) À partir de l’émission Cinéastes de notre temps (1965) LASEPT ARTE (Rediffusion du 23 avril 1997) Spécial Cannes En treize films, il a révolutionné le cinéma. Robert Bresson est mort le 18 décembre dernier. En 1994, François Weyergans revenait sur le rare entretien qu’il avait obtenu du cinéaste en 1965. En 1965, après avoir réalisé six films en vingt ans (dont le Journal d’un curé de camp a g ne, Un condamné à mort s’est échappé et P i c k p o c k e t), Robert Bresson prépare A u h a s ard Balthazar. Il est alors considéré par les critiques-cinéastes de la Nouvelle Va g u e comme l’un des grands cinéastes français vivants (avec Jean Renoir). Discret et peu b a v ard, il n’a jusque-là jamais accordé d’int erview filmée. Il accepte pourtant, cette année-là, d’être l’un des « Cinéastes de notre temps » (l’émission de Janine Bazin et André S. Labarthe) et de répondre aux questions d’un tout jeune homme encore inconnu, François We y erg a ns. Trente ans plus tard, François We y erg a n s, a u j o urd’hui écrivain reconnu, présente l’émission d’alors et revient sur les conditions de sa réalisation. Il cite aussi quelques lignes de Bernanos et de Dostoïevski, auteurs dont Bresson s’est inspiré pour les films qui suivirent – M ou c h et t e, Une femme d ou c e, Qu a t re nuits d’un rêveur, Lancelot du Lac, le Diable probablement – et son d ernier chef-d’œuvre : l’Arg en t (1983). 00.15 Poètes de Mongolie Documentaire de Peter Brosens, Peter Krüger, Sakhya Byamba (1999-50mn) Coproduction : La Sept ARTE, Inti Films, Millennium Film LA SEPTARTE Profil La lucarne Robert Bresson, créateur d’objets cinématographiques non identifiés. En Mongolie, la poésie permet d’oublier combien la vie est dure. Portraits de gens ordinaires et magnifiques. Un complexe minier abandonné au cœur de la steppe. Avec quelques anciens mineurs, Mongolchaan exploite un mince filon… à la main. Régulièrement, un professeur de mathématiques re c on v erti dans le transport vient acheter le charbon pour la centralet h ermique. Tsetek y travaille comme ingén i e ur. Elle nous fait visiter son unité de production. Pendant ce temps, Amarjarkhal, chanteuse aveugle, compose une chanson. À l’autre bout du monde, Oyuna, exilée en Belgique, pense à son pays. En chansons Troisième volet d’une trilogie commencée avec la Double Vie des chiens (d i ffusé sur ARTE le 17 mars 1999) et la Cité des s t e p p e s (d i ffusé le 24 mars 1999), P o è t e s de Mongolie est un film traversé de moments magnifiques : des gerbes d’étincelles illuminent la mine, le vent glacé court sur la steppe, un homme re g ard e sa fille passer à la télévision… Les réalisateurs ont demandé à chacun des personnages de chanter une chanson face à la caméra. Ces séquences, filmées en plan fixe, sont les plus belles du film. Elles montrent qu’en Mongolie, le j ardin secret est celui que l’on cultive avec le plus de bonheur. « Il ne s’agit pas de poètes mongols, explique Peter Krüger, mais de gens ord i n ai res qui tentent de surv i v re dans un monde en pleine mutation. Comme partout ailleurs, en Mongolie, les gens ont des désirs ou des rêves inassouvis. Les hasards de la vie ne leur ont pas permis de devenir ce qu’ils voulaient être, mais ils acceptent leur destinée sans pre n d re la chose au tragique. Et c’est là qu’i n t ervient la poésie, au sens l arge – elle aide à accepter la réalité du quotidien. » Amarjarkhal, aveugle de naissance, chante l’une de ses compositions devant son père.



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