Arte Magazine n°19 2 mai 2020
Arte Magazine n°19 2 mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de 2 mai 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'agent immobilier avec Mathieu Amalric.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lundi 4 mai ARTE MAG N°19. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 MAI 2020 16 SARA FILMS/ANTENNE 2/SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PRODUCTION 20.55 Cinéma Un mauvais fils Libéré d’une prison américaine, Bruno, ancien toxicomane, tente de commencer une nouvelle vie. Un drame social bouleversant avec Patrick Dewaere, admirablement dirigé par Claude Sautet. Après avoir passé cinq ans en prison à New York pour usage et vente de stupéfiants, Bruno Calgagni est de retour en France. Sans s’annoncer, il se présente chez son père René, chef de chantier, qui l’accueille sans enthousiasme mais accepte de l’héberger. Ayant trouvé un job dans une petite entreprise de transport, Bruno espère renouer les liens avec son père et commencer une nouvelle vie. Lorsque ce dernier lui reproche d’être responsable de la mort de sa mère, qui s’est suicidée pendant qu’il était en détention, Bruno quitte le domicile familial. Par l’intermédiaire de la structure médicale qui l’accompagne, il décroche un emploi dans la librairie d’Adrien Dussart, un bibliophile qui réinsère d’anciens drogués. Il y fait la connaissance de Catherine, une employée sortie depuis quelques mois d’une cure de désintoxication... VISIONNAIRE Face à René (Yves Robert), père meurtri muré dans le silence, et dans les bras de Catherine (Brigitte Fossey), fragile oiseau blessé, Bruno, magistralement incarné par Patrick Dewaere, se trouve en permanence sur le fil, prêt à vaciller. Du patient travail de reconstruction de ce fils écorché vif, Claude Sautet fait un film social, où s’entremêlent la dure condition ouvrière et les généreuses solidarités. Dans cette France du tournant des années 1970, le cinéaste dessine en toile de fond, presque en visionnaire, les prémices de la montée du chômage de masse, l’exploitation et la précarité des immigrés, l’invisibilité de l’homosexualité, la solitude et le mal-être contre lesquels chacun se débat. Meilleur acteur dans un second rôle (Jacques Dufilho), César 1981 Film de Claude Sautet (France, 1980, 1h44mn) - Scénario  : Claude Sautet, Jean-Paul Török et Daniel Biasini Avec  : Patrick Dewaere (Bruno Calgagni), Brigitte Fossey (Catherine), Jacques Dufilho (Adrien Dussart), Yves Robert (René Calgagni), Claire Maurier (Madeleine), Étienne Chicot (Serge) Production  : Sara Films, Antenne 2, SFP
22.40 Cinéma C’est pas toujours du caviar Un employé de banque se retrouve embarqué malgré lui dans une rocambolesque histoire d’espionnage entre trois pays. Une savoureuse parodie du genre, préfigurant les aventures d’OSS 117. Juillet 1939. Employé consciencieux d’une banque londonienne, Thomas Lieven peine à résister aux charmes féminins. S’il aime mitonner de bons petits plats pour ses conquêtes, il défend également ses convictions pacifistes. Sommé par son patron de convoyer en Allemagne des documents bancaires, il prend le premier vol pour Berlin. À peine arrivé, Loos, un chef du contre-espionnage, et des agents de la Gestapo ne lui laissent pas le choix  : il doit collaborer avec le Reich. Parvenant à leur échapper, Thomas rentre à Londres où les services secrets anglais, au courant de la mission que lui ont confiée les nazis, lui demandent de travailler comme agent double. Muni d’un faux passeport, Thomas se rend dans un grand hôtel parisien. Il doit mettre la main sur une formule de gaz asphyxiant qu’un industriel suisse s’apprête à vendre à la France... BURLESQUE Quel imbroglio ! Adaptation d’un roman à succès autrichien par le scénariste Henri Jeanson (condamné à cinq ans de prison en décembre 1939 pour pacifisme), ce film d’espionnage parodique met aux prises un homme ordinaire avec les services secrets de trois pays différents (Allemagne, Angleterre et France) durant la Seconde Guerre mondiale. Situations burlesques, bons mots à gogo et scènes affriolantes émaillent cette comédie cocasse, préfiguration des aventures de l’agent Hubert Bonnisseur de La Bath, alias OSS 117. (Es muß nicht immer Kaviar sein) Film de Geza von Radvanyi (Allemagne, 1961, 1h35mn, noir et blanc, VF) - Scénario  : Henri Jeanson, d’après le roman éponyme de Johannes Mario Simmel - Avec  : O. W. Fischer (Thomas Lieven), Eva Bartok (Vera), Senta Berger (Françoise), Geneviève Cluny (Mimi), Jean Richard (le commissaire Siméon), Geneviève Kervine (Nancy), Viktor de Kowa (Loos) - Production  : CCC Filmkunst, Production CEC ffl 10/5 CCC FILMKUNST 0.20 La lucarne Tu crois que la terre est chose morte Après la pollution généralisée par l’usage massif du chlordécone en Martinique, une exploration d’initiatives s’inspirant de savoirs ancestraux pour revitaliser la terre. SISTER PRODUCTIONS Atoumo (plante de tous les maux), cannelle, citronnelle de Madagascar, bouton d’or pimenté  : c’est un inventaire poétique de la biodiversité en Martinique qu’égrène une herboriste, lors d’une enivrante collecte de flore tropicale. Connues des anciens pour leurs vertus thérapeutiques, ces plantes composent une précieuse pharmacopée. Mais sur l’île des Antilles, la monoculture de la banane et la pollution généralisée par le chlordécone, pesticide cancérigène utilisé pendant plus de vingt ans, ont détruit la terre et contaminé ouvriers agricoles et habitants. Un désastre écologique et sanitaire à imputer à la minorité, descendant en partie des colons esclavagistes, qui détient encore le monopole économique. PRATIQUES RÉSILIENTES Cinéaste et plasticienne, Florence Lazar, qui a préalablement mené un travail photographique en écho à la pensée d’Aimé Césaire dans un collège parisien, interroge l’exploitation, liée à l’héritage colonial, des ressources naturelles en Martinique, comme la vie toxique qu’elle a imposée. Mais au fil d’images d’une sensuelle beauté, et au travers de portraits attachants de paysans et paysannes entrés en résistance, d’un ethno-pharmacologue ou de cette herboriste initiée aux médecines traditionnelles, son film explore aussi les alternatives résilientes, notamment inspirées de pratiques ancestrales des Noirs marrons, qui pourraient inverser la tendance. Entre tristes tropiques et espoirs des luttes, un état des lieux écologique et politique de l’île, qui esquisse une autosuffisance possible dans le respect de la nature. Lire page 4 Documentaire de Florence Lazar (France, 2019, 59mn) - Production  : Sisters Productions, en association avec ARTE France-La lucarne 27/4 2/7 M Programmée au musée du Jeu de Paume, l’exposition « Florence Lazar − Tu crois que la terre est chose morte... » était initialement prévue jusqu’au 2 juin. lundi 4 mai ARTE MAG N°19. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 MAI 2020 17



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