Arte Magazine n°18 29 avr 2000
Arte Magazine n°18 29 avr 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de 29 avr 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? Marius et Jeannette.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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m erc re d i3 mai 19.00 Connaissance Les jeux à travers e monde (1) Documentaire en trois parties e Peter Prestel. Hurling en Irlande et lacrosse u Canada 19.45 ARTE Info’émission d’actualité e la rédaction d’ARTE 20.10 Météo 20.15 360 ° Le reportage GEO La médecine de demain (3). Chasseurs de virus en Afrique Réalisation : Dietrich von Ruffer 20.45 Les mercredis de l’histoire Les veuves du Viêt-nam Documentaire e Barbara Sonneborn 21.45 (PDC : 21.40) Flash Bach 21.50 (PDC : 21.45) Musica Les maîtres chanteurs de Nuremberg Opéra en trois actes e Richard Wagner Mise en scène et décors : olfgang Wagner Direction musicale : Daniel Barenboïm Réalisation : Horant H. Hohfeld 02.25 (PDC : 02.20) Agathe tricote (r) Court métrage de Catherine Lecoq 03.00 Fin des programmes es horaires correspondentux codes PDC, auf indication contraire. 19.00 Connaissance Les jeux à travers le monde (1) Documentaire en trois parties de Rolf Stephan et Sabine Wilka (Allemagne, 2000-43mn) SWR Les jeux collectifs sont aussi vieux que l’humanité. Cette série documentaire en trois volets propose de découvrir des jeux méconnus, qui sont aussi le reflet de mythes, de légendes et de traditions ancrés dans leurs cultures respectives. 1. Hurling en Irlande et lacrosse au Canada En Irlande, le « hurling » est une véritable passion. Il se pratique avec une cro s s e analogue à celle du hockey. Il re qui ert une extrême adresse et une très grande rapidité. Les Irlandais aiment rappeler ses origines : « Un jeu authentiquement celte avec une tradition antibritannique. » A u j o urd’h u i, grâce notamment à l’action de la Gaelic Athletic Association, le hurling est l’un des r a res sports auxquels les équipes de la République d’Irlande et d’Irlande du Nord jouent ensemble. Bien qu’inventeurs du lacrosse, les Indiens du Canada furent interdits de compétition en 1880 ! Ils ont depuis de nouveau le droit d’exercer leur sport traditionnel. Le « lacrosse » mêle les principes du hockey, du handball et du volley. Né le long des Grands Lacs dans les tribus indiennes, ce jeu était un moyen de communiquer avec le « grand Créateur » et un substitut au combat armé. Les premiers missionnaires tent è rent d’interd i re ce jeu, mais les colons blancs finirent par s’enthousiasmer pour cette pratique et lui donnèrent son nom actuel : lacrosse. Les réalisateurs ont suivi la préparation de la finale nationale entre les Arrows, équipe composée d’Indiens des réserves des Six Nations, et les Whitby Warriors, des joueurs « blancs ». 20.15 360 ° - Le reportage GEO La médecine de demain (3) Coproduction : ARTE, GEO, MDR, Discovery Channel ARTE G.E.I.E. Quel est le point commun entre un chaman sibérien, un spécialiste de médecine tropicale et un chirurgien assisté par ordinateur ? Tous ont le même objectif : guérir la maladie. En quatre volets, « 360° - Le reportage GEO » part à la découverte des thérapies qui façonnent la médecine de demain. 3. Chasseurs de virus en Afrique Réalisation : Dietrich von Ruffer La fièvre de Lassa fait chaque année plus de 22 000 victimes en Afrique occidentale. Pendant des décennies, la re c h erche sur les maladies tropicales a été négligée. L e fait qu’une étudiante allemande a contracté ce virus lors d’un voyage en Afrique a fait que l’Europe a pris conscience de l’importance de projets de re c h erche comme celui du docteur Jan ter Meulen. Ce médecin allemand travaille en Guinée avec des scientifiques locaux, sur la fièvre de Lassa. Grâce à l’aide financière apportée par l’Union européenne et par diverses institutions, le labor a t o i re de Conakry dans lequel il travaille compte aujourd’hui parmi les plus modern e s d’Afrique. Récemment, la direction en a été confiée aux scientifiques guinéens.
(Regret to Inform) Documentaire de Barbara Sonneborn (États-Unis, 1999-52mn) Production : Sun Fountain Productions Inc. LASEPTARTE Meilleure réalisation, Sundance 1999 Premier Prix au Festival de Valladolid 1999 20.45 Les veuves du Viêt-nam Trente ans après la mort de son mari disparu au Viêt-nam, Barbara Sonneborn décide de partir sur ses traces. Un voyage bouleversant qui la conduit à re n c on t re r d’a u t res veuves de guerre, américaines et vietnamiennes, et qui révèle à quel point le conflit a laissé des traces dans la vie de ces femmes. Barbara Sonneborn (à droite) et son amie Xuan Ngoc Nguyen. Le jour de son vingt-quatrième anniversaire Barbara Sonneborn apprend la mort de son mari au Viêt-nam par une lettre type : « We have the re g ret to informyou... » Trente ans plus tard, prisonnière d’un deuil impossible, elle décide de partir au Viêt-nam pour essayer de partager ses doutes et sa douleur avec d’autres veuves de guerre, américaines et vietnamiennes. Pour se poser ensemble la question, sans réponse mais fondamentale, du pourquoi. Accompagnée de son amie Xuan Ngoc Nguyen, qui a ellemême vécu le guerre, elle voyage sur les traces de son mari, jusqu’au lieu où il passa ses dernières heures, à Que Son. « We have the regret to informyou… » La pre m i è re séquence s’ouvre sur un plan magnifique. Une femme vietnamienne chante une complainte en cueillant du riz : « Ma vie est incomplète/Quel amour peut ê t re plus profond que le nôtre ? /Même l’amour de la patrie ne peut être aussi profond/Que notre amour l’un pour l’autre. » Le train qui emporte Barbara roule en suri m pression sur l’image, liant ainsi sa douleur à celle des Vietnamiennes. Aucun parti pris, aucun misérabilisme : c’est bien d’une expérience commune de la souffrance dont il est question. Les femmes évoquent tour à tour la pudeur de leur mari face à la guerre, l’incrédulité face à la mort, leurs semaines de repli et de mutisme, racontent la douleur cristallisée autour de lettres ou d’objets emportés au Viêt-nam. Les femmes vietnamiennes ont vécu cet état de guerre avec leur chair. Les séparations, les b o m b ardements, les scènes de tort u re restent très fortement imprimés dans la m é m o i re collective. Les conversations émouvantes entre Barbara Sonneborn et ces femmes, combinées aux archives, aux photographies et lettres de l’époque révèlent à quel point la guerre a laissé des traces dans les vies de celles qui sont restées à l’arr i è re-plan. Elles font de ce film une dénonciation aiguë de toute guerre. « Avant que Jeff ne parte, se souvient Barbara Sonneborn, je lui avais fait part de ma peur qu’il soit tué. Nous n’avons jamais parlé du fait qu’il aurait à tuer des gens, p e u t - ê t re même des enfants. Je me suis rendu compte que nous n’avions jamais parlé sérieusement de ce que signifie la guerre. » « On dit guerre du Viêt-nam, mais tous les gens que j’ai rencontrés l’appellent la guerre des Américains. » (Barbara Sonneborn) Présenté par Alexandre Adler



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