Arte Magazine n°18 25 avr 2020
Arte Magazine n°18 25 avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de 25 avr 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : le temps des ouvriers.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mardi 28 avril ARTE MAG N°18. LE PROGRAMME DU 25 AVRIL AU 1 ER MAI 2020 14 5.00 ER MSTISLAV ROSTROPOVITCH  : UN CONCERT IDÉAL Concert 5.45 M XENIUS Cancer – Guérir les jeunes patients Magazine 6.15 EM DES BÊTES ET DES SORCIÈRES Les mystères de la forêt Série documentaire 7.05 ARTE JOURNAL JUNIOR Programme jeunesse 7.15 LEM GEO REPORTAGE La forêt secrète de la Spree Reportage 8.00 R SOUS LES PAVÉS DE... Dresde Série documentaire 8.45 EM INVITATION AU VOYAGE Émission 9.25 EM À L’ÉCOUTE DE LA NATURE Le mystère du poisson invisible ; Le secret du fou volant ; L’énigme du cri silencieux Série documentaire 11.55 EM PARADIS NATURELS RETROUVÉS République du Congo – La forêt des gorilles Série documentaire 12.50 ARTE JOURNAL 13.00 ARTE REGARDS Reportage 13.40 LDM U m m OPÉRATION JUPONS Film 15.45 M BONNES NOUVELLES DE LA PLANÈTE L’eau Documentaire 16.30 E INVITATION AU VOYAGE Émission 17.10 XENIUS La fraise – Star des beaux jours Magazine 17.45 ER AVENTURES EN TERRE ANIMALE Le condor du Pacifique Série documentaire 18.15 E YELLOWSTONE – NATURE EXTRÊME Les princes des airs ; La rivière sauvage Série documentaire 19.45 ARTE JOURNAL 20.05 28 MINUTES Magazine 20.50 E LE TEMPS DES OUVRIERS (1-4) Le temps de l’usine (1700-1820) ; Le temps des barricades (1820- 1890) ; Le temps à la chaîne (1880-1935) ; Le temps de la destruction (de 1936 à nos jours) Série documentaire 0.50 R KARL MARX Penseur visionnaire Documentaire-fiction 2.25 SQUARE IDÉE Le capitalisme a-t-il gagné ? Magazine 2.50 R ROSA LUXEMBURG – REBELLE ET VISIONNAIRE Documentaire 3.45 EM DANS LE SILLAGE D’ULYSSE AVEC SYLVAIN TESSON L’aventure commence Série documentaire 4.15 M ARTE REGARDS Urgence en salle d’accouchement Reportage m m u U U m m Pour mieux profiter d’ARTE Sous-titrage pour sourds et malentendants Audiovision pour aveugles et malvoyants Disponible en replay Vidéo à la demande Multidiffusion Rediffusion Versions linguistiques disponibles Disponibilité en ligne Date de disponibilité Date de fin de replay en avant-première ALAMY 20.50 Histoire Le temps des ouvriers (1-4) Du début du XVIII e siècle à nos jours, Stan Neumanndéroule sur plus de trois siècles l’histoire du monde ouvrier européen, rappelant en une synthèse éblouissante ce que nos sociétés doivent aux luttes des « damnés de la terre ». 1. Le temps de l’usine (1700-1820) Dès le début du XVIII e siècle, en Grande- Bretagne, une nouvelle économie « industrielle et commerciale », portée par le textile, chasse des campagnes les petits paysans et les tisserands indépendants. Pour survivre, ils doivent désormais travailler contre salaire dans des fabriques (factories) qui rassemblent plusieurs milliers d’ouvriers. C’est la naissance de la classe ouvrière anglaise. Le travail en usine, le Factory System, où seul compte le profit, impose aux déracinés une discipline et une conception du temps radicalement nouvelles. Avec la révolution industrielle de la fin du XVIII e siècle, ils subissent un dressage plus violent encore, sous la loi de machines qui réduisent l’ouvrier à un simple rouage. Surexploitée et inorganisée, cette classe ouvrière va mettre plusieurs générations à inventer ses propres formes de lutte. Dans les années 1820, après des décennies de combats perdus, elle semble en mesure de faire la révolution. 2. Le temps des barricades (1820-1890) En Europe continentale, seule la Belgique adopte le Factory System et le libéralisme absolu à l’anglaise, devenant ainsi au milieu du XIX e siècle « le paradis des capitalistes » et l’enfer des travailleurs. La France, elle, accomplit au ralenti sa révolution industrielle, sans grandes usines ni exode rural massif. Les ouvriers travaillent à une échelle quasi artisanale pour de petites fabriques. C’est pourtant dans ce milieu que vont naître et se propager toutes les utopies socialistes du siècle. De 1830 à 1871, cette classe ouvrière atypique se lance dans de grandes -
insurrections qui, toutes, échouent. La dernière, la Commune de Paris, résiste soixante-douze jours avant d’être écrasée. Sa défaite coïncide avec l’industrialisation à marche forcée de l’Italie et de l’Allemagne, pressées d’affirmer leur modernité. Tandis que les conditions de vie et de travail, mais aussi les droits syndicaux et politiques progressent lentement, une nouvelle image de la classe ouvrière apparaît  : celle de l’armée des travailleurs des temps modernes. 3. Le temps à la chaîne (1880-1935) À la fin du XIX e siècle, les patrons éclairés découvrent que l’ouvrier fait partie lui aussi du capital de l’entreprise. C’est la naissance de la diététique, de l’ergonomie, de la gymnastique ouvrière. Toutefois, le travail à la chaîne, inventé dès 1871 aux abattoirs de Chicago, peine à s’imposer. Ce n’est qu’après la grande boucherie de 1914-1918 que la rationalisation de la production et les techniques de « management scientifique » comme le taylorisme se généralisent malgré une violente résistance du monde ouvrier. Celui-ci apparaît profondément fracturé, alors que la révolution russe a fait naître l’espoir d’une révolution socialiste mondiale. En Allemagne, les réformistes sociaux-démocrates ont écrasé dans le sang les tentatives d’insurrection de 1919-1920. Les fascistes et les nazis s’engouffrent dans la brèche. Aidés par les crises et la montée du chômage, ils s’emparent du pouvoir, en Italie dès 1922, en Allemagne en 1933. Prétendant réaliser la synthèse du socialisme et du nationalisme au nom d’un travailleur mythique, ils proclament « la fin de la lutte des classes ». 4. Le temps de la destruction (de 1936 à nos jours) Dans les années 1930, la classe ouvrière semble plus puissante que jamais. Le succès, en 1936, du Front populaire en France témoigne de cette force. Pourtant, les ouvriers européens vont de défaite en défaite. En Espagne, la dictature franquiste, soutenue par Hitler et Mussolini, triomphe en 1939. Puis dans l’Europe asservie, l’Allemagne nazie fait des ouvriers des pays vaincus des « esclaves du XX e siècle »  : « travail obligatoire » pour les ouvriers de l’ouest de l’Europe, « extermination par le travail » des juifs, des Tsiganes et des prisonniers de guerre soviétiques. Après 1945, la guerre froide génère de nouvelles fractures. En Occident, on achète la paix sociale en améliorant les conditions de vie et de travail dans la plus pure tradition fordiste. À l’Est, le pouvoir est confisqué par des partis uniques qui prétendent représenter les ouvriers tout en les privant des libertés syndicales avec le soutien de l’URSS et de ses tanks. L’espoir renaît dans les années 1970, qui voient fleurir les utopies révolutionnaires, des Lip à Solidarnosc. Mais c’est un chant du cygne. Avec son cortège de misère et de chômage, la désindustrialisation a commencé. TEMPS COMPLET La classe ouvrière a-t-elle disparu, ou simplement changé de forme, de nom, de rêve ? Conciliant l’audace et la rigueur historique, l’humour et l’émotion, le détail signifiant et le souffle épique, Stan Neumann(Austerlitz) livre une éblouissante relecture de trois cents ans d’histoire. Faisant vibrer la mémoire des lieux et la beauté des archives, il parvient à synthétiser avec fluidité une étonnante quantité d’informations. Les séquences d’animation, ludiques et inventives, et un commentaire dit par Bernard Lavilliers permettent de passer sans se perdre d’un temps à l’autre  : celui du travail, celui des grands événements historiques et celui, enfin, des changements sociaux ou techniques étalés parfois sur plusieurs décennies. En parallèle, le réalisateur donne la parole à des ouvriers et ouvrières d’aujourd’hui et à une douzaine d’historiens et philosophes (Jacques Rancière, Marion Fontaine, AlessandroPortelli, Arthur McIvor, Stefan Berger, mais aussi Xavier Vigna comme conseiller scientifique). Cette série documentaire virtuose révèle ainsi combien nos sociétés contemporaines ont été façonnées par l’histoire des ouvriers. Lire page 6 Série documentaire de Stan Neumann(France, 2020, 2x1h, 59mn, 58mn) - Commentaire dit par Bernard Lavilliers - Coproduction  : ARTE France, Les Films d’Ici MM 21/4 26/6 REDA LAAROUSSI 0.50 KarlMarx Penseur visionnaire Un retour documenté sur la biographie de KarlMarx, à travers un élégant documentaire-fiction. Au printemps 1882, un an avant sa mort, KarlMarx bataille entre des voyages, une santé déclinante et la rédaction épuisante du deuxième tome du Capital, qui occupa les deux dernières décennies de sa vie. C’est ce point de départ qu’adopte ce documentairefiction élégamment interprété (avec Mario Adorf dans le rôle-titre), et narré par le personnage d’Eleanor, la plus jeune des filles de Marx, qui contribua grandement à transmettre ses œuvres à la postérité. Le récit est émaillé d’épisodes du long et passionnant parcours du philosophe  : il revient sur sa jeunesse romantique, son mariage avec la brillante aristocrate Jenny von Westphalen, sa fructueuse période d’exil à Paris – où il fait la rencontre déterminante de Friedrich Engels, avec qui il rédigera le Manifeste du parti communiste –, puis ses années difficiles à Bruxelles et à Londres. Ce portrait très documenté donne la parole à plusieurs biographes (notamment Jacques Attali), ainsi qu’à des historiens et à des économistes, qui mettent en perspective sa vie et son œuvre, en pointant – avec près d’un siècle et demi de recul – les fulgurances mais aussi les contradictions qui émaillent sa pensée. Documentaire-fiction de Christian Twente (Allemagne, 2017, 1h30mn) - (R. du 28/4/2018) MM 23/4 27/5 Suivi à 2.25 de Square idée – Le capitalisme a-t-il gagné ? et à 2.50 de Rosa Luxemburg – Rebelle et visionnaire. mardi 28 avril ARTE MAG N°18. LE PROGRAMME DU 25 AVRIL AU 1 ER MAI 2020 15



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