Arte Magazine n°17 22 avr 2000
Arte Magazine n°17 22 avr 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de 22 avr 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Apocalypse Viêt-nam... 30 ans de guerre, et après ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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m erc redi 26 avril > Flash Bach Durant toute l’année 2000, ARTE propose Flash Bach : de brèves rencontres surprises avec les plus belles œuvres de Bach, interprétées par les grands musiciens, détournées par les jazzmen et les humoristes, revues par de jeunes cinéastes. Ce soir à 22.15 : Cantate BWV 158 « Der Friede sei mit dir » (extrait) par Dietrich Fischer-Dieskau (baryton) (1969) Avec Lorin Maazel (violon) et les chœurs Hugo Diestler ZDF 22.25 Max Deutsch, un pédagogue rebelle Réalisation : Mustapha Hasnaoui (France, 1998-1h05mn) Coproduction : La Sept ARTE, INA LASEPTARTE Prix Pro ci rep « Classique en images » 1998 Mention spéciale du jury FIPA 1999 Trophée Arman, prix du meilleur d o c u me n t ai re de création Monte-Carlo1999 Prix de la meilleure biographie FIFA 1999 Prix Musique et Histoire FIFAP 1999 Max Deutsch : figure de prophète que l’on révère et que l’on craint, musicien et pédagogue incontournable du siècle. Dans un montage d’archives d’une subtilité et d’une habilité rares, Mustapha Hasnaoui fait revivre cet ancien élève de Schoenberg, qui a marqué à son tour plus de 350 élèves… À partir de documents d’archives et d’enreg i s t rements lui donnant vie, Max Deutsch luimême raconte les mutations musicales et historiques du siècle, avec, toujours, cette p ertinence, cette ironie qui le caractérisent. Par ailleurs, ses anciens élèves Sylvano Bussotti, Eugène Kurtz et Luis de Pablo parlent de son enseignement, tandis que des séquences musicales (dont un inédit de Max Deutsch) ponctuent ce récit d’une vie dont « les maîtres furent Arnold Schoenberg et la guerre de 1914-1918 ». Un visage aigu, une voix à laquelle on ne peut pas rester indifférent, une vibration entre passé et présent qui fait basculer l’autobiographie dans l’histoire d’un siècle de musique contemporaine. Sur le front musical Max Deutsch (1892-1982), c’est une vie d’engagement sur le front musical et une traversée des bouleversements politiques du s i è c l e : la guerre de 14-18, la révolution d’O c t o b re, le fascisme, la guerre d’Espagne, la Seconde Guerre mondiale. Ami de B ernanos et de Cocteau, de Stanislavski et de Pabst, de Berg et de Tzara, ce disciple de Schoenberg est un des rares musiciens à avoir transmis directement son héritage musical. Sa vie d’errance le mène de Vi en ne à Amsterdam où il suit Schoenberg, de Berlin, où il participe au mouvement spart a- kiste, à Paris, où il se ret rouve après la guerre gagnant sa vie comme pianiste de caféc on c ert, tout en se consacrant jusqu’à ses d erniers jours à l’enseignement musical auprès d’élèves venus du monde entier. 23.30 Thomas Hampson chante Schoenberg et Mahler Avec : Wolfram Rieger (piano) Réalisation : Barrie Gavin (Allemagne, 1996-20mn) ARD/HR Le baryton Thomas Hampson, accompagné au piano par Wolfram Rieger, dans un programme très « fin de siècle ». Hampson mène une re c h erche très minutieuse sur les partitions musicales, tout en étudiant le contexte historique des œuvres qu’il interprète et qu’il programme selon une ligne thématique convaincante. Mondialement connu pour son impressionnante puissance vocale et son « énergie héroïque », Hampson enchante par sa maîtrise des timbres et des nuances, par l’intelligence de son interprétation. Enregistré lors d’un récital donné en 1996 à l’Alte Oper de Francfort, ce film est l’occasion de l’entendre dans E rw art un g d’Arnold Schoenberg et dans les K i n d ert o t en l i e d erde Gustav Mahler.
23.50 Profil. L’héritage de Wolfgang Wagner Crépuscule du siècle à Bayreuth Documentaire de Felix Schmidt (Allemagne, 1999-57mn) ZDF Depuis près de cinquante ans, Wo l f g a n g Wagner règne sur le festival de Bayreuth. Mais il a fêté ses 80 ans le 30 août dernier et doit maintenant songer à sa retraite. Les paris sont ouverts quant au choix de son successeur... Wolfgang Wagner a pris en charge la dire c- tion du Festival en 1951 aux côtés de son f r è re Wieland. À la mort de son frère en 1966, il tient seul les rênes de la maison. Depuis sa création en 1876, le festival est toujours resté une aff ai re de famille et les qu e relles à l’intérieur du clan n’ont pas manqué. Bien que Wolfgang Wa g ner, dire c t e u r à vie, n’ait pas encore annoncé son intention de se ret i rer, trois femmes de la lignée ont annoncé qu’elles étaient candidates à sa succession... 50 ans de Bayreuth Felix Schmidt fait ici un portrait passionnant du petit-fils du grand compositeur. Wo l f g a n g Wagner raconte les étapes détermi n a n t e s de sa vie, revient sur ses re n c on t res avec R i c h ard Strauss et avec Hitler, qui venaient chaque année au Festival. Il évoque l’amitié qui liait sa mère Wi n i f red au Führer, les débuts difficiles après la Seconde Guerre mondiale, ses choix artistiques – telle la production révolutionnaire du R i n g a v e c C h é reau et Boulez dans les années 70 –, ses pro pres mises en scène de Wagner et les débats actuels autour de sa succession. La Vie sur terre d’Abderrahmane Sissako : au cœur de la brousse africaine, un petit village résiste à la célébration de l’an 2000… Au Festival de Bayreuth en 1997. 00.45 La lucarne. La projection Documentaire de Marie Jaoul de Poncheville (France, 1999-27mn) LASEPTARTE Le réalisateur Abderrahmane Sissako revient à Sokolo où il a tourné la Vie sur t e r r e pour la collection « 2000 vu par… ». Avec les moyens du bord, il organise une projection pour les habitants/figurants de ce petit village malien. Avril 1999. Un an après let o urnage, Abderr a h m a ne Sissako est de retour à Sokolo avec son film sous le bras. Il espère bien m on t rer à tous les habitants cette œuvre à laquelle certains ont part i ci pé. E n t re la fabrication art i s a- nale de l’écran et un passage à la radio locale, il se pose au milieu des hommes du village. C’est l’occasion de parler de la réception du film là-bas, en Europe, d’évoquer la du reté de la vie à Sokolo. Enfin, tout est prêt pour la projection. Tout le village se rassemble, jeunes et anciens, pour re g ard er, les yeux écarquillés, la Vie sur t erre … Le cinéma au village Comme le très beau film auquel il fait suite, ce d o c u me n t ai re cueille les petits événements de Sokolo comme ils viennent. Il prend au vol les conversations des villageois avec un réel bonheur. Pour nous, la venue d’Abderrahmane Sissako est l’occasion d’aller à la re n c on t re de ces Africains. Des jeunes évoquent leur re f u s d’ê t re dépossédés du fruit de leur travail par leur père. Cette projection introduit une ru p t u re dans la vie du village et impose sa dimension festive. L’installation des pro j e c- teurs et du drap qui servira d’écran est suivie avec attention par les enfants. Des yeux rieurs se fixent sur l’écran de fortune, des s our i res émerveillés se dessinent sur les visages. La Vie sur terre est de retour à Sokolo, et c’est le cinéma qui revient avec elle.



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