Arte Magazine n°17 22 avr 2000
Arte Magazine n°17 22 avr 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de 22 avr 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Apocalypse Viêt-nam... 30 ans de guerre, et après ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
19.00 Nature Le Viêt-nam sauvage (2) Documentaire de Sylvia et Frank Koschewski. Des îlots au milieu es rizières 19.45 ARTE Info’émission d’actualité de la rédaction d’ARTE 20.10 Météo 20.15 Reportage Urbi, orbi e soldi Réalisation : Rolf Pflücke 20.45 Cinéma’innocent Film de Luchino Visconti 22.50 Court-circuit - 1 re partie Sortie de bain Court métrage d’animation de Florence Henrad 22.55 Fiction’honneur de ma famille Téléfilm de Rachid Bouchareb 00.20 Court-circuit - 2 e partie rahison Court métrage d’Oliver Dommenget Berlin is in Germany Court métrage de Hannes Stöhr 00.50 Mon enfant doit vivre (r) Téléfilm de Diethard Klante 02.20 Bob et Margaret (r) 03.00 Fin des programmes es horaires correspondentux codes PDC, l un d i 24 avril 19.00 Nature. Le Viêt-nam sauvage (2) Documentaire en deux parties de Sylvia et Frank Koschewski (Allemagne, 2000-43mn) MDR 2. Des îlots au milieu des rizières Bombes et napalm pendant la guerre, puis déforestation, et enfin braconnage... Il faut sauver la faune et la flore vietnamiennes. Au cours de la guerre du Viêt-nam, les Américains ont détruit 2 millions d’hectare s de forêt à coup de bombes, de napalm et d’herbicides. De la forêt tropicale qui couvrait jadis les deux tiers du terr i t o i re, il ne reste aujourd’hui qu’un dixième. La fin de la g u erre n’a pas mis un terme à la dévastation de la nature. Suite aux brûlis, aux coupes de bois et au braconnage, la liste des espèces menacées de disparition ne fait que s’allonger. Des défenseurs de la nature étrangers ont rejoint les institutions locales dans leurs e ff orts pour la sauvegarde de cert ai ne s espèces et de leurs biosphères. Le docum en t ai re de Sylvia et Frank Koschewski re n d compte de la difficile tâche des gard e s - chasse vietnamiens. Le poste de Cuc Phuong, la plus vieille réserve du Vi ê t - n a m, soigne actuellement 14 espèces de singes menacées, dont une variété de ouistitis que l’on croyait complètement disparue. On y conditionne actuellement un premier grou p e de sujets nés dans le parc, afin de pouvoir les relâcher ensuite en forêt. Encore faudraitil que le braconnage soit moins courant... 20.15 Reportage. Urbi, orbi e soldi Réalisation : Rolf Pflücke (2000-26mn) Coproduction : ARTE, ZDF ARTE G.E.I.E. (Déprogrammation du 22 mars 2000) Cette année, 50 millions de fidèles venus du monde entier sont attendus à Rome pour le jubilé. P armi eux, un groupe d’Allemands qui ne veut rater l’année sainte sous aucun prétexte. Impossible de célébrer les 2 000 ans du Christ sans se re n d re à Rome, la Ville éternelle. Se laver de ses péchés nécessite un entraînement des plus stricts : consacre r son temps libre à visiter des prisonniers et des malades, aider les plus démunis par des dons à des œuvres de charité. Les malheurs et les péchés des autres peuvent ainsi a s s u rer le salut des bons chrétiens. Et l’année sainte, elle, peut largement contribuer au bonheur des marchands du temple. Des voyagistes qui vendent l’aller et retour à Rome (bénédiction papale comprise) en autobus à couchettes, aux divers marchands de colifichets qui se disputent le p arvis de Saint-Pierre, Rolf Pflücke a pu constater – quelquefois avec ironie, mais aussi avec tendresse – que les voies du Seigneur étaient toujours impénétrables, pavées à la fois d’intentions sonnantes et trébuchantes et de vraie piété. Voir aussi la Thema « Rome » du dimanche 23 avril à 20.40. Les animaux sauvages sont vendus à l’étranger, ou atterrissent dans les casseroles ou des préparations pharmaceutiques locales. Un trafic fort lucratif...
20.45 L’innocent Épris de beauté, un grand bourgeois étouffe dans le conformisme de son milieu. L’ultime film de Visconti, une réflexion amère et désabusée sur la liberté de l’individu et le culte du beau. (L’innocente) Film de Luchino Visconti (Italie, 1976-2h05mn) - VOSTF Scénario : Luchino Visconti, Suso Cecchi D’Amico, Enrico Medioli, d’après Gabrielle D’Annunzio Avec : Giancarlo Giannini (Tullio Hermil), Laura Antonelli (Giuliana), Jennifer O’Neill (Teresa Rafo), Massimo Girotti (le comte Egano) Photographie : Pasqualino De Santis Musique : Franco Mannino Production : Giovanni Bertolucci ZDF/LA SEPTARTE À la fin du XIX e siècle, à Rome, le grand b o urgeois Tullio n’a plus que des rapport s amicaux avec son épouse, Giuliana. Il sollicite même ses conseils lors de sa liaison avec la comtesse Raffo, mais sa femme s’é prend de son côté d’un écrivain en vogue. Tullio apprend bientôt que Giuliana est enceinte. Jaloux et amoureux, il l’engage à se faire avorter : elle refuse. Le bébé naît, Tullio prend le nouveau-né en haine... Un monde étouffé par la beauté Visconti était déjà malade lorsqu’il réalisa Violence et passion (1974) et plus encore lors du tournage de l’Innocent (il mourr a pendant le montage). Son projet d’adaptation d’À la Recherche du temps perd u de P roust venait de capoter. Blessé par cet échec, Visconti réalise ses deux dern ier s films en réaction contre le monde dont il se sent exclu – ils sont conçus pour être tournés dans une seule pièce, avec des décors pouvant être construits en studio. Loin d’être une contrainte, ce « cinéma en chambre » lui p ermet de serrer au plus près des personnages ambigus et tourmentés dans un climat délétère. Surtout, l’I n n o c en t est un h o mmage à l’un des maîtres de Visconti, le romancier Gabrielle D’Annunzio. L’e s t h é t i s me a ffiché et revendiqué par le cinéaste atteint ici une sorte de perfection dans la précision fabuleuse des décors de cette Italie de la seconde moitié du XIX e siècle, souvent explorée par Visconti. L’Innocent est un film décadent (Visconti disait de lui-même : « J e suis imbu de décadence »), glaçant dans la description clinique d’une névrose. Le héro s est un grand malade comme il est grand b o urgeois, sa classe sociale étant indissociable de son état fébrile. Il nous devient proche, pourtant, dans son attachant re f u s des contraintes morales et des valeurs établies d’un milieu étouffé par les principes. Il tente de surv i v re à cet enlisement en assouvissant ses désirs et, comme souvent chez Visconti, cela le conduit à sa perte. Cette poursuite du plaisir, associée à une re c h erche éperdue de beauté, est l’essence même de la prose d’annunzienne, comme celle des films de Visconti. Plus qu’une simple re n c on t re, l’I n n o c en t est l’ultime témoignage d’une profonde communauté d’esprit entre le cinéaste et l’écrivain. Véritable prince déchu à cause de son esthétisme exacerbé, D’Annunzio menait dans son palais une existence hautaine et mystérieuse. Un « guépard », en somme, un personnage éminemment viscontien. L’Innocent traduit une profonde communauté d’esprit entre Visconti et l’écrivain D’Annunzio. Hommage à Vi s c on t i Thema « Luchino Visconti » avec le film Rocco et ses frères dimanche 16 avril à 20.40 Les Damnés lundi 17 avril à 20.45 L’Innocent lundi 24 avril à 20.45



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :