Arte Magazine n°16 15 avr 2000
Arte Magazine n°16 15 avr 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de 15 avr 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Denis Lavant dans Beau Travail, une fiction de Claire Denis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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m erc redi 19 avril 22.20 Jean Sibelius La Symphonie nordique Jean Sibelius > Flash Bach Durant toute l’année 2000, ARTE propose Flash Bach : de brèves rencontres surprises avec les plus belles œuvres de Bach, interprétées par les grands musiciens, détournées par les jazzmen et les humoristes, revues par de jeunes cinéastes. Ce soir à 22.15 : Amoureuse du maître Avec des extraits de la Cantate BWV 170 « Vergnuegte Ruh, beliebteSeelenlust » Court métrage de Juliette Cazanave (2000-5mn) ZDF La popularité de Jean Sibelius (1865-1957) n’a jamais fléchi. Après Mahler, c’est le compositeur d’œuvres symphoniques du XX e siècle dont il existe le plus grand nombre d’e n re g i s t rements. Un portrait inédit. Documentaire d’Erik T. Tawaststjerna et Jukka Konttori (Finlande, 1999-1h28mn) ARD/NDR Ce documentaire passionnant est constru i t sur du matériel d’archives, des extraits de j o urnal, des billets et des lettres échangées en t re Jean Sibelius et son épouse Aino. Par ailleurs, les auteurs ont recueilli les témoignages de sir Colin Davis, Ruth-Maria G l e i s s ner, Glenda Goss, Esa-Pekka Salonen, Yan-Pascal Tortelier et Marc Vi g n a l, tous grands connaisseurs de Sibelius. Mais avant tout ce film s’attache à la musique de Sibelius et restitue de nombreuses compositions des diff é rentes époques du génie sibélien, interprétées par les meilleurs orc h e s t res finlandais. Un monument patriotique Jean Sibelius est l’un des compositeurs les plus intimement liés à leur pays d’origine. La Finlande dans laquelle il naît en 1865 est un grand-duché autonome de la Russie tsariste. La population réagit par une résistance passive à la russification systématique et à l’oppression. Jean Sibelius Les meilleures interprétations des œuvres de Sibelius par les orchestres finlandais. devient très vite, de son vivant, un monument patriotique, un symbole de la lutte pour l’indépendance de la Finlande. Vouée aux gémonies par les autorités russes, son ou v ert u re « Finlandia » devient le chant de g u erre des jeunes nationalistes. Ce n’est que plus tard qu’elle a acquis une notoriété internationale… Les paysages de Finlande, ses forêts, ses lacs, ses immensités, sont pour Sibelius une source essentielle d’inspiration. De ce point de vue il est, avec D e b u s s y, Bartók, Janacek et Delius, de cette génération de compositeurs dont la musique n’est pas encore urbaine. Le génie de Sibelius réside avant tout dans sa capacité à faire évoluer et à affiner la logique intrinsèque de la forme symphonique, à attribuer à chacune de ses sept symphonies une direction nouvelle, inattendue. Sa Septième Symphonie, par exemple, composée d’un seul mouvement, fait figure de testament musical. C’est là aussi que réside son importance dans l’h i s t o i re de la musique : Sibelius n’a pas été seulement un patriote et un compositeur finlandais, il a aussi apporté une contribution significative à l’évolution de la musique européenne.
23.50 Profil. L’expérience permanente Laszlo Moholy-Nagy et le Bauhaus Documentaire de Jens Schmohl (Allemagne, 1996-56mn) BR (Rediffusion du 1 er avril 1998) Portrait de Laszlo Moholy-Nagy, peintre hongrois du Bauhaus. Il multiplia les expériences entre la peinture, la typographie, la photographie, le cinéma, la sculpture et le design. Les idées, l’œuvre et la vie entière du H on g rois Moholy-Nagy (1895-1946) illust rent l’aventure risquée qu’ont vécue les artistes d’avant-garde dans la pre m i è re moitié de notre siècle. Appelé par le Bauhaus, cet autodidacte y enseigne aux côtés de K a n d i n s k y, Klee et Schlemmer, et dirige l’atelier sur le métal. En 1928, le peintre décide de se consacrer à la photographie expérimentale, à des re c h erches portant sur le dynamisme et la lumière ainsi qu’aux décors de théâtre. Il est l’un des premiers à réaliser des œuvre s cinétiques : en utilisant des matériaux transparents, il conçoit un a p p a reil muni d’ampoules électriques permettant de pro du i- re des films colorés. Fuyant l’Allemagne en 1934, il s’installe définitivement aux États-Unis où il fonde, en 1937, le New Bauhaus de Chicago puis l’Institute of Design. Pour Moholy-Nagy, la re c h erche de nouvelles f ormes d’expression signifie se livrer en perma n en c e à des expériences entre la p e i n t u re, la typographie, la photographie, le cinéma, la s c u l p t u re et le design industriel. Toute la vie de cet artiste (qui écrivit également de nombreux textes théoriques, sur le mouvement notamment) fut consacrée à cette re c h erc he. Laszlo Moholy-Nagy à l’avant-garde du XX e siècle. Le discours sur les mains et celui tenu par les mains elles-mêmes se rejoignent… 00.45 La lucarne. Les mains Documentaire de Christophe Loisillon (France, 1997-20mn) Production : Agat Films et Cie LASEPT ARTE (Rediffusion du 25 mars 1998) Cinq « portraits » et un dispositif commun : Christophe Loisillon filme en plan fixe les mains de chaque personne pendant qu’elle raconte, en quatre ou cinq minutes, l’histoire de ses mains. Ces individualités sans visage rappellent combien nos mains nous dévoilent quand on les « f ai t p a r l e r ». Le film débute par une réflexion de C h a r l y, pour qui ses mains seront « un moyen d’identification à la morg u e », du fait d’un défaut de phalange. Des mains qui ne sont pas toujours à la hauteur des sentiments ou du désir. Charly explique que sa compagne, dont il vient de se séparer, lui re prochait de « ne pas se servir assez de ses mains ». Madeleine avoue que « ses mains inutiles » n’ont éprouvé le besoin de caresser que très t ard, lorsqu’elle est devenue grand-mère. Les mains révèlent aussi le temps qui passe (les taches de rousseur ont fait place aux taches de vieillesse), un rang social et une race (les mains égyptiennes de Khaliga). Et même si les mains de son ami arabe Zinedine n’ont pas « de marque ethnique », il é prouve le besoin de les montrer pour les disculper de tout soupçon de vol : il doit « m on t rer patte blanche ». Mes mains ont la parole Étrangement, ces quelques plans fixes de mains forcent le regard. On ne peut quitter l’écran des yeux. Il y a comme une certitude que cette parole est liée à ces mains, que ces mains sont synchrones à cette parole. Elles répondent l’une à l’autre et donnent l’illusion que ce qui est filmé à travers ces mains, c’est la vie.



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