Arte Magazine n°16 11 avr 2020
Arte Magazine n°16 11 avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de 11 avr 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : dans le sillage d'Ulysse avec Sylvain Tesson.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 12 avril ARTE MAG N°16. LE PROGRAMME DU 11 AU 17 AVRIL 2020 14 1976 BY WARNER BROS. INC. WORLD RIGHTS RESERVED 20.55 Cinéma Soirée Stanley Kubrick Barry Lyndon L’ascension et la déchéance d’un opportuniste sans scrupules dans l’Europe du XVIII e siècle. Ciselé par Kubrick, un chef-d’œuvre du film historique et une somptueuse épopée, à l’égal de 2001  : l’odyssée de l’espace. Au XVIII e siècle, fuyant sa province irlandaise natale suite à un duel, le jeune Redmond Barry, sans rang ni fortune, s’engage dans l’armée britannique. Après une violente bataille, il déserte et traverse l’Europe sous une fausse identité. Démasqué, il est enrôlé de force par les Prussiens. Paresseux et sans scrupules, Barry gagne pourtant l’amitié d’un officier, le capitaine Potzdorf, qui l’envoie en mission à Berlin afin d’espionner un chevalier de la cour. Auprès de ce nouveau protecteur, Barry devient joueur professionnel. Les cartes et la tromperie, le libertinage et les usages du monde lui deviennent familiers. Un jour, il croise la route de la belle et riche comtesse de Lyndon... SIÈCLE BAROQUE Barry Lyndon est un de ces films qui restent gravés dans la mémoire. Grâce à sa musique tout d’abord, finement empruntée au répertoire baroque, qui scande les événements et les imprègne  : elle joue des décalages, annonce les succès, accompagne les drames et fonctionne comme un leitmotiv pour souligner la destinée tragique du héros (la Sarabande de Haendel, jouée quatre fois). Grâce aux paysages et aux lumières ensuite, sublimes comme ceux des grandes peintures du siècle  : vastes campagnes plongées dans la brume, tablées de nobles blafards éclairés à la bougie, duels dans des lumières crues ou bleutées, combats des armées en habit écarlate... Barry Lyndon est une succession de tableaux où se distinguent l’harmonie, la beauté des visages et la richesse des couleurs. Grâce enfin à la véracité de tous les personnages, en premier lieu celui de Barry. Son tempérament faible, opportuniste et brutal fascine et désoriente. Son épopée à travers l’Europe constitue un spectacle grandiose. Il nous fait découvrir la cruauté et les raffinements d’une société en constante représentation. Lady Lyndon, qui préfigure le romantisme, est quant à elle d’une beauté blanche et grave. Hors des conventionnelles sucreries livrées avec le siècle baroque, Kubrick dresse un somptueux portrait de tous ses personnages. Meilleurs décors, photographie, costumes et musique, Oscars 1976 Lire page 8 Film de Stanley Kubrick (Royaume-Uni, 1975, 2h57mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Stanley Kubrick, d’après Mémoires de Barry Lyndon de William Makepeace Thackeray - Avec  : Ryan O’Neal (Barry Lyndon), Marisa Berenson (lady Lyndon), Patrick Magee (le chevalier de Balibari), Hardy Kruger (le capitaine Potzdorf), Steven Berkoff (lord Ludd), Gay Hamilton (Nora Brady) - Production  : Hawk Films Ltd., Peregrine, Warner Bros. - (R. du 27/3/2003)
23.55 Soirée Stanley Kubrick Kubrick par Kubrick Ce documentaire envoûtant fait entendre la parole rare d’un cinéaste aussi génial que secret, au travers des entretiens qu’il a accordés au critique de cinéma Michel Ciment. ALLSTAR PICTURE LIBRARY/ALAMY STOCK PHOTO Vingt ans après sa mort, tout semble avoir été dit sur Kubrick. Méfiant à l’égard des journalistes, préférant communiquer par l’image plutôt que par les mots, le cinéaste s’est en revanche peu exprimé publiquement, ce qui a contribué à épaissir le mystère qui l’entoure. Auteur d’un ouvrage de référence sur le réalisateur (Kubrick, réédité par Calmann- Lévy en 2011), le critique de cinéma Michel Ciment, également directeur de la revue Positif et chroniqueur au Masque et la plume, fait partie des rares journalistes à l’avoir interviewé à plusieurs reprises, nouant un dialogue au long cours qui s’est déroulé sur près de trois décennies. MISE EN ABYME Les enregistrements sonores de ces entretiens constituent le socle de ce documentaire. D’une voix douce et posée, Stanley Kubrick s’y livre comme rarement, racontant sa manière de travailler et la genèse de ses films. Il évoque les années où il pratiquait le photojournalisme «en lumière naturelle» au magazine Look, apprenant ainsi à composer une image. Avec un bel humour à froid, il se moque de son film de jeunesse Fear and Desire, au «script arrogant et désinvolte (nous pensions être des génies)», coup d’essai où il reconnaît néanmoins une volonté précoce de ne pas se cantonner au pur divertissement. Son côté obsessionnel transparaît lorsqu’il raconte tranquillement comment il a découpé des milliers d’ouvrages de peinture pour la préparation des costumes de Barry Lyndon ou comment, en démiurge casanier, il a recréé l’enfer du Viêtnam à quelques kilomètres de chez lui pour Full Metal Jacket. Par son dispositif esthétique envoûtant, le documentaire restitue l’atmosphère intimiste de ces conversations cinéphiles, moments privilégiés auxquels il nous semble participer. Inspirés des célèbres travellings de Kubrick, de lents mouvements de caméra nous promènent dans un musée imaginaire et labyrinthique, au décor virginal inspiré de 2001  : l’odyssée de l’espace. Ils nous entraînent dans les méandres d’une œuvre faussement civilisée où couvent la violence et l’irrationnel, comme le montrent les extraits de films, d’interviews de Michel Ciment ou de comédiens et de techniciens racontant leur collaboration à la fois éprouvante et exaltante avec Kubrick. Des archives privées, parfois inédites, renforcent l’effet hypnotique de cette mise en abyme. Lire page 8 Documentaire de Gregory Monro (France, 2020, 1h) Conseiller artistique  : Michel Ciment - Coproduction  : ARTE France, Temps noir, Telemark M MM 5/4 25/4 5/4 10/6 CAMERA LUCIDA PRODUCTIONS 0.55 Soirée Stanley Kubrick Concert symphonique – Stanley Kubrick à l’honneur L’Orchestre philharmonique de Radio France interprète les deux thèmes récurrents de Barry Lyndon. Un ensorcelant voyage dans l’univers du mélomane Kubrick. «À moins que vous ne vouliez de la musique pop, il est vain d’employer quelqu’un qui n’est pas l’égal d’un Mozart, d’un Beethoven ou d’un Strauss pour écrire une musique orchestrale», jugeait Stanley Kubrick lors d’un entretien avec Michel Ciment. L’histoire est connue  : pour 2001  : l’odyssée de l’espace, la MGM l’obligea à s’associer au compositeur Alex North. Lorsque ce dernier livra sa partition, le réalisateur la rejeta et imposa au studio les œuvres préexistantes qu’il avait lui-même sélectionnées. Par la suite, fidèle à sa ligne de conduite, il continua à faire de la musique, essentiellement classique, un élément central de son cinéma, notamment dans Barry Lyndon, dont la bande-son a marqué des générations de spectateurs. Placé sous la direction de Nicolas Altstaedt, l’Orchestre philharmonique de Radio France, accompagné par cinq solistes – les clavecinistes Violaine Cochard et Jean Rondeau, la violoniste Ana Millet, le violoncelliste Renaud Guieu et la pianiste Catherine Cournot –, interprète ici les deux leitmotive musicaux de cette fresque inoubliable  : la Sarabande de Haendel et le Trio pour piano, violon et violoncelle opus 100 de Schubert. Lire page 8 Concert (France, 2019, 43mn) - Direction musicale  : Nicolas Altstaedt - Avec  : Violaine Cochard et Jean Rondeau (clavecin), Ana Millet (violon), Renaud Guieu (violoncelle), Catherine Cournot (piano), l’Orchestre philharmonique de Radio France - Réalisation  : Jean-Pierre Loisil - Coproduction  : ARTE France, Camera Lucida Productions dimanche 12 avril ARTE MAG N°16. LE PROGRAMME DU 11 AU 17 AVRIL 2020 15



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