Arte Magazine n°12 18 mar 2000
Arte Magazine n°12 18 mar 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de 18 mar 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Escroquerie à la russe, l'affaire MMM.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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jeudi 23 mars Le Nil « C’est un fleuve cocasse et magnifique, qui ressemble plutôt à un océan qu’à autre chose. Des grèves de sable s’étendent à perte de vue sur ses bords, sillonnées par le vent comme les plages de la mer. Cela a des proportions telles que l’on ne sait pas de quel côté est le courant. » (Gustave Flaubert) 21.45 À la recherche des sources du Nil Documentaire de Richard Klug (Allemagne, 2000-44mn) Un chapitre important de l’histoire coloniale, car le contrôle des sources du Nil signifiait celui d’une grande partie de l’Afrique. Caput nili quaere re, re c h ercher la source du Nil, signifiait, chez les anciens, se lancer dans une entreprise impossible. Car dès l’Antiquité on avait cherché – en vain – l’origine du fleuve. Dans la seconde moitié du X I X e siècle, la question intéressa de nouveau les géographes et passionna l’opinion publique des pays européens. Des expéditions françaises, britanniques et allemandes se mirent en route. Missionnaires, scientifiques, aventuriers – entre autres, le fameux médecin écossais David Livingstone – étaient accueillis avec ironie par la population locale, qui s’amusait de ces explorateurs blancs cherchant à « découvrir » une s o urce que les Noirs connaissaient depuis des siècles. L’enjeu n’était pourtant pas uniquement d’ord re scientifique : derr i è re la curiosité qui semblait motiver la compétition en t re les équipes se cachaient surtout les intérêts stratégiques et coloniaux des grandes puissances de l’époque, et le désir de contrôler une partie du continent africain. 22.30 L’avant-poste d’Allah Khartoum et les deux Nil Reportage d’Andreas Cichowicz (Allemagne, 1999-29mn) Aux portes de l’Afrique noire, Khartoum est la métropole la plus méridionale marquée par la civilisation arabe. K h artoum aujourd’hui : une ville triste et p ou s s i é reuse qui décline lentement. Depuis que les intégristes ont pris le pouvoir en 1989, toute joie de vivre semble s’être ret i- rée de la ville. Les cafés dont les terr a s s e s faisaient autrefois la renommée de la capitale du Soudan ont été fermés par les puristes de la foi. En cherchant bien, on peut toutefois re p é rer les traces d’une histoire pre s t i- gieuse et remonter dans le temps, d’un passé colonial relativement récent – avec le soulèvement du légendaire Mahdi contre le général britannique Gordon – jusqu’au temps des pharaons en passant par la haute époque du soufisme, bien plus répandu ici que l’intégrisme. 23.00 La lutte pour l’eau Reportage de Thomas Aders (Allemagne, 2000-29mn) Au siècle prochain, la survie des États riverains dépendra de l’accès à l’eau du Nil. Une bataille décisive. « La cause de la prochaine guerre au P roche-Orient, ce ne sera pas le pétro le, mais l’eau. » B ou t ros Ghali, ancien secrétaire
général des Nations unies, n’est pas le seul à exprimer ce genre de crainte. Depuis l’époque des pharaons, les Égyptiens re v e n- diquent le droit d’utiliser les eaux du Nil à leur profit exclusif. Il est vrai qu’aujourd’h u i la quasi-totalité des 60 millions d’Égyptiens vivent dans l’étroite vallée du fleuve. Depuis 1959, l’utilisation des eaux du Nil est réglementée par un traité ratifié par dix pays riverains. Il accorde 55 milliards de mètre s cubes par an à l’Égypte, contre seulement 18 milliards au Soudan, qui menace de dénoncer le traité. De son côté, l’Éthiopie, le pays où le Nil bleu prend sa source, veut également profiter de ses eaux et a commencé à constru i re une énorme centrale dont le lac de retenue doit servir à un ambitieux programme d’irrigation et de pro du c- tion d’électricité. Au Caire, on s’inquiète vivement de ces projets, d’autant que l’Égypte elle-même a prévu d’entrer dans le XXI e siècle sous le signe des eaux du Nil. Grâce à un programme entamé l’année dern i è re dans le sud du pays, l’Égypte espère en e ffet fertiliser peu à peu le désert et off r i r ainsi de nouveaux espaces habitables à ses citoyens. 23.30 Le triangle fertile Le delta du Nil Documentaire de Jörg Armbruster (Allemagne, 2000-29mn) Surpopulation, pollution et culture intensive menacent gravement le Nil entre Le Caire et Alexandrie. Après Le Caire, le Nil se divise en de multiples bras et canaux latéraux. Entre Le Caire et le port d’Alexandrie, un large et fert i l e delta s’est formé en plein milieu du désert. C’est en quelque sorte le potager de l’Égypte, et l’agriculture y est plus productive que p artout ailleurs. Mais les deux villes qui bordent cette oasis au nord et au sud sont devenues tentaculaires, et les constru c t i on s n é c e s s ai res pour loger la population en perpétuel accroissement empiètent chaque année davantage sur les terres fertiles du delta. Le Caire et Alexandrie détruisent ainsi elles-mêmes les fondements de leur survie. Grâce à de vastes projets gouvern e me n t a u x d’irrigation, on tente de fertiliser le désert en t re les deux métropoles, mais pour l’instant il disparaît chaque année plus de terre s arables qu’il ne s’en crée. À cela s’ajoutent les industries installées autour d’Alexandrie, qui rejettent dans le fleuve leurs déchets et leurs eaux usées, faisant du Nil à partir du C ai re un véritable cloaque. 00.00 Le lac Tana, l’œil de l’Éthiopie Documentaire de Manfred Ladwig (Allemagne, 1997-44mn) Avec ses 3 500 km 2 (soit sept fois le lac Léman), le lac Tana, que la population locale appelle l’œil de l’Ethiopie, est le bassin le plus important du pays, mais surtout l’endroit où le légendaire Nil bleu prend sa source. Les bâtons des pèlerins qui frappent le sol au rythme de la musique soulèvent des tourbillons de poussière. Depuis le lever du soleil, sur les bords du lac Tana, c’est la fête de Timkat, où les chrétiens célèbrent le baptême du Christ dans le Jourdan. Le jour une fois levé, les fidèles plongent dans le lac et répètent ainsi le rituel du baptême… Le lac Tana, d’une profondeur moyenne de 15 mètres, est parsemé de plusieurs douzaines d’îles dont la plupart sont habitées par des moines qui ne quittent leur couvent que très rarement, voire jamais. Sur la rive sud se trouve Bahar Dar, la seule ville au b ord du lac, dont le marché coloré attire de n o m b reux visiteurs. Quelques rares bacs traversent le lac Tana, mais le moyen de transport le plus répandu est let a n k w a, un bateau fait de ro s e a u x.



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