Arte Magazine n°12 18 mar 2000
Arte Magazine n°12 18 mar 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de 18 mar 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Escroquerie à la russe, l'affaire MMM.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
lundi 20 mars Une soirée cinéma placée sous le double signe de Paul Auster et de New York. 22.35 Court-circuit - 1 re partie Joyeuse crémation (Happy Funeral) Court métrage d’animation de Steffen Volz et Christian Schulz (Allemagne, 1993-9mn) ARTE G.E.I.E. (Rediffusion du 1 er janvier 1996) Une « party » originale où tous les invités sont des cigarettes. Un meurt re a été commis et le frère de S h orty n’a que peu de temps pour démasquer le criminel : le temps d’en griller une... « Brooklyn Boogie, c’est une aventure où les internés s’emparent de l’asile. » (Peter Newman, producteur) Harvey Keitel et Jim Jarmusch. 22.45 Brooklyn Boogie Film de Wayne Wang et Paul Auster (États-Unis, 1995-1h25mn) - VOSTF Situations conçues par Wayne Wang et Paul Auster en collaboration avec les acteurs Avec : Lou Reed, Michael J. Fox, Roseanne, Mel Gorham, Jim Jarmusch, Lily Tomlin, Jared Harris, Giancarlo Esposito, Mira Sorvino, Victor Argo, Harvey Keitel… Photographie : Adam Holender Séquences vidéo : Harvey Wang Décors : Kalina Ivanov Montage : Christopher Tellefsen Musique : John Lurie, Calvin Weston, Billy Martin Distribution : Pyramide ARD/LASEPTARTE Retour chez Auggie. Dans une atmosphère enfumée, les clients s’apostrophent, s’engueulent, remontent leurs manches… Un vrai faux document chaleureux et complètement improvisé sur la vie à Brooklyn. Av e c Lou Reed, Michael J. Fox, Jim Jarmusch, Mira Sorvino, Harvey Keitel… B rooklyn Boogie n’est pas la suite de Lou Reed, fine fleur de Brooklyn.
S m o ke. Bien qu’on y ret rouve des lieux et des personnages du premier film, le second s’envole dans une tout autre direction. Son esprit, c’est le comique ; son moteur, les mots ; son principe dire c t e ur, la spontanéité. (…) L’idée de départ consistait à re v en i r dans le débit de tabac afin d’esquisser un p ortrait d’Auggie Wren. Des personnages s e c on d ai res du premier film deviendraient les personnages principaux du second. À p art Auggie, un seul des protagonistes de S m o k e i n t erviendrait dans un petit rôle. N o t re démarche était primitive à l’extrême. Nous inventerions pour ces personnages des situations ayant chacun la durée d’une bobine de film, dix minutes environ. Deux prises par scène suffiraient, pensions-nous. (…) Non seulement nous demandions aux acteurs d’improviser leur texte, mais nous comptions aussi sur eux pour créer des scènes entières sans la moindre répétition. Ce qui en est sorti s’est révélé tout à fait e x t r a ord i n ai re. Nous avons accumulé neuf ou dix heures de film en trois jours et, en voyant le résultat, nous avons su aussitôt qu’il nous faudrait jeter aux orties notre idée de départ. (…) C’est alors que le monteur Chris Tellefsen est entré à part entière dans l’a v en t u re. Travaillant en collaboration avec Wayne et moi, il a donné aux matériaux que nous lui fournissions l’exubérance et la légèreté qui désormais caractérisent le film. Il n’y avait ni scénario à respecter ni intrigue à s u i v re. Tout était question d’instinct. (…) Reste qu’il est difficile à caractériser, ce film. Oui, il est comique. Oui, il est vulgaire, tapageur et saugrenu, et ce serait une erreur d’y voir autre chose qu’une joyeuse célébration de la vie quotidienne à Brooklyn. Et pourt a nt, malgré toute son absurdité, je crois que quelque chose, dans B rooklyn Boogie, en fait plus qu’un divertissement frivole. Une c ertaine verd e ur, peut-être. Une façon « d’encaisser » qui ne pourrait être mieux résumée que dans la réplique lancée par Giancarlo Esposito à Lily Tomlin : « C’est Brooklyn, ici, on n’est pas des numéros ! » (Paul Auster) N’osant jamais dévoiler sa passion pour une camarade de sa classe, Juliette (Charlotte Hirsch, à gauche) lui passe des coups de téléphone anonymes. 00.05 Court-circuit - 2 e partie Elle grandit si vite Court métrage d’Anne Théron (France, 1999-26mn) Avec : Charlotte Hirsch (Juliette), Patricia de Clapiers (Fabienne), Louise Laure Mariani (Catherine), Marie Trintignant (mère de Fabienne) Production : Agat Films & Cie, Monteur’s Studio, Mikros Image LASEPT ARTE Sa meilleure amie se désintéresse d’elle. Juliette décide de l’effrayer par téléphone. Ce court métrage à l’esthétique soigné flirte avec le fantastique pour peindre de façon étonnante une adolescence mal vécue. Juliette, 14 ans, est amoureuse de son amie Fabienne. Mais elle n’ose pas révéler sa passion pour sa camarade de classe. Celleci lui préfère désormais Catherine. Juliette c h erche un moyen de re pre n d re sa place auprès de Fabienne… Le corbeau qui voulait être aimé « Je m’appelle Juliette. J’ai quatorz e ans et je vais bien », se répète la jeune fille comme pour s’en persuad er. En cela, elle est sœur de la R o s et t a des frères Dardenne. Mais l’attitude de l’adolescente – qui re g arde des films porno dans un appartement bleu sombre et étrangement vide – prouve au contraire que tout va mal. Juliette est une jeune fille re n f ermée et déboussolée qui c h erche un fil auquel se raccro c h er. Elle choisit celui du téléphone. À Fabienne qui ne peut et ne veut jamais répondre à ses appels, elle réplique par des menaces anonymes, changeant de voix et d’identité pour effrayer son amie. Une dissimulation qui est le signe de son malaise à la fois psychologique et physique. « P arvenue à l’âge où le physique évolue, se développe, la jeune fille se ret rouve paradoxalement en conflit avec un corps qui ne grandit pas assez vite par rapport à ses pulsions internes. Le changement en Juliette est d’abord psychologique et ne coïncide plus avec une enveloppe corporelle devenue une véritable prison. Soucieuse de passer à l’âge adulte (sans doute celui où son homosexualité sera pleinement acceptée), Juliette cherche à déborder de son corps, de son cadre. » (Luc Hagier, Bref)



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :