Arte Magazine n°12 18 mar 2000
Arte Magazine n°12 18 mar 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de 18 mar 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Escroquerie à la russe, l'affaire MMM.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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d i m a n c h e19 mars Scandales, mensonges et vidéos 22.40 Fun, fun, fun Documentaire de Pierre Hodgson (France, 1998-1h) Coproduction : La Sept ARTE, Elma Productions Bienvenue dans le monde merveilleux de la presse à scandale britannique. Dans le sillage de Max Clifford, créateur de scoops, immersion dans l’univers fantasque des plus célèbres tabloïds anglais. Riches et puissants, les tabloïds anglais ont une sacrée réputation. Car, à la diff é re n c e de ce qui se passe dans d’autres pays, T h e Sun, The Mirror ou The Daily Star p e u v en t d é f ai re des carr i è res politiques. Les perv e r- sions sexuelles des ministres, les frasques des membres de la famille royale ou des pop-stars, les turpitudes de pasteurs pédophiles, tout est bon à imprimer. D’un ton alerte, ce documentaire montre comment cette presse à scandale fabrique ses meilleure s fausses aff ai res et jette en pâture à un public g o urmand les déboires privés des personnalités publiques. Hommes volages piégés par des jeunes filles irrésistibles, femmes délaissées en mal de vengeance, règlements de comptes politiques, dessous de table et aff ai res véreuses, il y a là de quoi i n s p i rer tous les scénaristes de sitcoms à c o urt d’idées. Un re g ard humoristique sur cette presse populiste dont les chiff res de vente font rêver les patrons de presse du monde entier. Ceci n’est pas un passeur de drogue. Pendant des années, Michael Born a vendu des enquêtes bidons aux télés allemandes. Melinda Messenger est la plus célèbre « page 3 girl » de Grande-Bretagne, ce qui veut dire qu’elle pose régulièrement nue en page 3 des tabloïds. 23.40 Télémensonges Documentaire de Victoria Mapplebeck (France/Grande-Bretagne, 1998-50mn) Coproduction : Dominant 7, Faction Films, en association avec La Sept ARTE et Channel 4 Des reportages bidonnés de Michael Born, en Allemagne, aux « télécoptères » de Los Angeles qui traquent les crimes pour mieux les diffuser en direct, l’examen de conscience de la télévision des années 90. T é l é me n s on g e s est une plongée dans le monde des impostures télévisuelles. Grâce à un style incisif, Victoria Mapplebeck explore les trois facettes de ce monde : celui des imposteurs qui truquent les re p ort a g es, comme Michael Born ; celui des chaînes de télévision lancées dans une course eff r é n é e à l’audimat ; et, enfin, celui du téléspectateur qui se repaît d’images de plus en plus sensationnelles, comme le prouve la séquence sur les télévisions américaines de Los Angeles. Ces dern i è res diffusent en d i rect, et à longueur d’antenne, suicides, fusillades, hold-up et drames en tout genre grâce à un escadron de quatorze hélicop t è res qui sillonnent la ville. Depuis l’aff ai re O. J. Simpson et sa célèbre traque, la « tvréalité » est considérée, outre - A t l a n t i que, comme la poule aux œufs d’or de l’informa- tion-spectacle. Des débordements qui menacent aujourd’hui de faire des émules dans les télévisions européennes. Le monde selon Born L’Allemand Michael Born, re p orter indépendant, est-il un escroc ou, tout simplement, un serviteur zélé de l’info-spectacle ? En 1995, il est accusé et condamné à quatre ans de prison ferme pour avoir fabriqué seize faux documentaires vendus à la télévision allemande ainsi qu’à d’autres chaînes e u ropéennes. Devant la caméra de Vi c t o r i a Mapplebeck, Michael Born prend un malin plaisir à reconstituer ses faux re p ort a g e s : passeurs de drogue, messes noires nazies façon Ku Klux Klan, tueurs de chats… tout est faux dans le monde de Born. Mais cela ne semble pas lui poser le moindre pro b l è- me de conscience, puisque « tout cela aurait pu être vrai ». Comme il l’explique, non sans cynisme, « les télévisions payent des fortunes pour ce genre de reportages. Alors ? »
00.30 Les aventure s scandaleuses de « Mimi » Papandréou Documentaire de Bernard Debord (France, 1998-26mn) Coproduction : La Sept ARTE, Elma Productions En 1995, des journaux grecs publient en une des photos plus que suggestives de Dimitra Papandréou, l’épouse du Premier ministre socialiste. C’est le début d’un scandale politico-sexuel qui ira en s’accentuant, même après la mort de Papandréou en juin 1996. Le traitement du « Monicagate » par la pre s s e américaine ressemble à une aimable bluette quand on le compare à la violence et à la c rudité des attaques lancées en Grèce c on t re celle que les médias de ce pays ont s urnommée « Mimi Porno ». La presse a tiré à boulets rouges sur cette jeune et blonde hôtesse de l’air dont le crime le plus grave est d’avoir supplanté l’ancienne épouse du p a t r i arche socialiste. Bern ard Debord interroge les protagonistes de cette aff ai re, qui se livrent sans retenue à la caméra… Jean-Luc Godard, Brigitte Bardot et Michel Piccoli sous l’œil des paparazzi. Ancienne hôtesse de l’air, l’épouse du Premier ministre Papandréou est victime de la presse à scandales. 01.00 Paparazzi Réalisation : Jacques Rozier (France, 1963-18mn) Photographie : Maurice Perrimond Son : Jean Baronnet Musique : Antoine Duhamel Textes dits par Michel Piccoli, Jean Lescot, Davide Tonelli Sur le tournage du M é pr is, B.B. est harcelée par les paparazzi. Un petit film mythique de Jacques Rozier (Adieu Philippine, Maine O c é a n), superbe témoignage sur une époque. « Le 17 mai 1963, tu es arrivée à Capri... », susurre la voix de Michel Piccoli, tandis que la divine silhouette de Brigitte Bardot s’extrait d’un canot à moteur. La star ret rou v e ses part en ai res, Jack Palance, Fritz Lang, Michel Piccoli, et le réalisateur Jean-Luc Godard pour les derniers jours de tournage du Mépris. L’équipe a investi l’extraord i n ai re maison de l’écrivain Curz i o M a l a p arte, une villa de rêve perchée sur un piton rocheux qui surplombe la mer. Malgré la présence des carabiniers chargés de contrôler l’accès au site, les paparazzi ont débarqué en masse... Souvenirs, souvenirs Il y a beaucoup de films dans ce b ref opus de Jacques Rozier, sort i en salle en 1966. D’abord, un document précieux sur le tournage du M é pr is, le plus grand succès public de Jean-Luc Godard et le meilleur rôle de Brigitte Bardot. Ensuite, une c h arge légère et pourtant dévastatrice sur la profession naissante des paparazzi, accrochés à leur falaise comme des oiseaux de proie pour guetter un bikini eff e c- tivement ravageur. Il y aussi une amorce de réflexion étonnante sur ce que déclenche à Capri l’arrivée de Brigitte Bardot, « la fille la plus photographiée du monde » : littéralement, une avalanche de flashs et une hystérie généralisée. Face à B.B., semble dire Rozier en passant, nous sommes tous des paparazzi. Mais, par-dessus tout, ce film est un extraord i n ai re concentré de l’époque. Grâce à lui, le tournage du M é pr i s re de v i en t ce moment mythique où se croisaient les stars, les Vespas, les coups de pub et les coups de poing. L’âge d’or d’une innocence déjà flétrie, mais superbe.



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