Arte Magazine n°11 11 mar 2000
Arte Magazine n°11 11 mar 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de 11 mar 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : mes nuits avec Mitterrand.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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jeudi 16 mars Où va la Russie ? 21.50 La poudrière du Daghestan Voyage à travers un pays déchiré Documentaire d’Elke Windisch (Allemagne, 2000-45mn) Une analyse fouillée des conflits ethniques et des problèmes sociaux de ces communautés ignorées des Européens. Avec, en toile de fond, des paysages d’une fascinante beauté. Deux millions d’habitants, 102 minorités nationales, 90% de musulmans et 9% de chrétiens : le Daghestan est la république la plus pauvre de la CEI. Cette région est russe depuis 1860. Elle représente actuellement un enjeu stratégique et économique essentiel sur la route de la Caspienne et des gisements de pétrole. Les islamistes souhaitent l’indépendance du Daghestan ; leurs actions ont d’ailleurs f o urni à Moscou un prétexte pour lancer la seconde guerre de Tchétchénie. Les peuples du nord du Caucase tentent de se l i b é rer de l’emprise de Moscou. Quand ils n’exigent pas l’indépendance pure et simple, ils attendent d’une plus large autonomie l’amélioration de leurs conditions économiques.
60 millions de Russes vivent en dessous du seuil de pauvreté. 22.55 De la misère du peuple russe Documentaire de Caterina Voï et Jörg Hafkemeyer (Allemagne, 2000-45mn) Fragments sur la misère sociale. En 1989, la grève des mineurs du Kouzbass, en Sibérie occidentale, a port é un rude coup à l’économie de l’Union soviétique. N o m b re d’entre eux plaçaient alors tous leurs espoirs en Boris Eltsine. Dix ans après, la situation a encore empiré. On ferme des puits, faute d’investissements. Les s a l ai res sont payés avec six mois de ret ard. À l’est de l’Oural, à Iekaterinbourg (1,4 million d’habitants), les soupes populaires ont du succès. À travers les témoignages de Sacha et Olga, chômeurs, de Natacha, cuis i n i è re et mère célibataire, ou d’Aliocha, futur ingénieur contraint de faire le taxi pour payer ses études, se dessine un sombre tableau de la situation sociale en Russie. Une Russie exsangue L’écart entre riches et pauvres ne cesse de se cre u s er. Un tiers de la population, soit 60 millions d’individus, vivent désormais en dessous du seuil de pauvreté. Pour le premier semestre 1999, les salaires réels ont diminué de 40%. Le revenu moyen est d’environ 60 dollars par mois. Si la population des campagnes réussit à surv i v re en c o re correctement, on voit surgir des bidonvilles dans les grandes cités. En un an, le prix de la plupart des aliments de base a doublé. 23.55 Casanova Film d’Alexandre Volkoff (France, 1927-2h04mn) - Noir et blanc, muet Scénario : Norbert Falk, Alexandre Volkoff, Ivan Mosjoukine Avec : Ivan Mosjoukine (Casanova), Rudolf Kelin-Rogge (le tsar), Paul Guidé (Orloff), Daine Karene (Maria Mari), Suzanne Bianchetti (Catherine II de Russie) Photographie : Léonce-Henri Burel Décors : Alexandre Lochkov Musique : Georges Delerue LA SEPTARTE (Rediffusion du 13 novembre 1997) Version restaurée Cinéma le muet du mois Interprété par l’un des plus grands mimes russes, Casanova sillonne l’Europe, de Venise à Saint-Pétersbourg, multipliant les aventures. Un muet de 1927 présenté dans sa version restaurée, avec une musique de Georges Delerue. Venise, dans la seconde moitié du XVIII e siècle. On parle beaucoup d’un cert ai n Casanova et de ses aventures avec la danseuse Corticelli et la baronne Stanhope. Mais le séducteur est criblé de dettes. Pour calmer l’huissier Menucci, il lui off re un traité de magie (le livre de Salomon). Excédée, la gent masculine de la cité des Doges profite de l’occasion pour l’accuser de sorc e l l e r ie... Casanova en Russie A l e x a n d re Vo l k o ff émigre à Paris en 1920. De fait, on sent poindre dans Casanova la tradition du cinéma russe : le rythme est enlevé ; l’humour et le fantastique ne sont pas en reste. Quant à la reconstitution de Venise, de l’Autriche et de S ai n t - P é t e r s b o urg, elle est soignée et plus que séduisante. Sans doute est-ce pour ces raisons que la Cinémathèque française a décidé de restaurer Casanova à l’occasion de son cinquantième anniversaire (1986). Renée Lichtig a réalisé un travail très soigné – on re m a r- quera en particulier la séquence de nuit au Carnaval de Venise coloriée au pochoir. Enfin, la musique de Georges Delerue complète la très belle restauration de ce film. Mosjoukine (Casanova), grand mime russe et acteur du muet, a émigré à Paris au début des années 20.



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