Arte Magazine n°11 11 mar 2000
Arte Magazine n°11 11 mar 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de 11 mar 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : mes nuits avec Mitterrand.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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m erc redi 15 mars > Flash Bach Durant toute l’année 2000, ARTE propose Flash Bach : de brèves rencontres surprises avec les plus belles œuvres de Bach, interprétées par les grands musiciens, détournées par les jazzmen et les humoristes, revues par de jeunes cinéastes. Ce soir à 21.45 : Play Bach Le choral du veilleur Trio Jacques Loussier (1965) En partenariat avec et 21.50 Yo-Yo Ma Inspired by Bach Six artistes (danseur, cinéaste, architecte…) accompagnent Yo - Yo Ma dans sa redécouverte des six Suites pour violoncelle seul de J.-S. Bach. Ce soir, le violoncelliste et la paysagiste Julie Moir Messervy imaginent un jardin de musique inspiré de la Suite n°1. En partenariat avec 6. Le jardin de musique Suite n°1 pour violoncelle de Bach Réalisation : Kevin McMahon (Allemagne/Canada, 1997-57mn) ARD/NDR Réalisé par Kevin McMahon, le Jardin de musique réunit Yo-Yo Ma et l’architecte paysagiste Julie Moir Messerv y. Inspirés par les six mouvements contrastés de la Suite, Julie Moir Messervy et Yo - Yo Ma se sont lancés dans une quête pour réaliser ce que l’architecte nomme « un jardin de musique » – lieu de recueillement où le pro me ne u r pourrait entendre la musique dans le cadre d’un merveilleux jardin, paysage magique littéralement « mis en musique ». Grâce à une photographie accélérée, le jardin sort littéralement de terre au son des mouvements de la Suite. Yo-Yo Ma au jardin de musique. Bach to the Limits « C’est leur intemporalité qui fait à mes yeux la particularité des Suites de Bach. Elles ne sont pas la simple expression d’une époque, d’un lieu spécifiques : elles procèdent du pouvoir fondamental de la musique qui se perpétue à travers les générations... Tous les artistes avec lesquels j’ai travaillé ont repoussé les limites de leur forme d’art, tout comme Bach repoussa les limites traditionnelles en composant cette musique polyphonique pour un instrument essentiellement monodique. Chaque collaboration a transformé ma conception et mon interprétation de la Suite concernée. » (Yo-Yo Ma) 22.50 Piano du XX e siècle La Bouscarle Catalogue d’oiseaux : IX, d’Olivier Messiaen Série de Pierre-Laurent Aimard, Élisabeth Coronel, Arnaud de Mezamat Réalisation : Élisabeth Coronel, Arnaud de Mezamat (France, 2000-30mn) Avec : Pierre-Laurent Aimard (piano) Coproduction : La Sept ARTE, Centre Georges-Pompidou, Abacaris Films LA SEPTARTE L’une des œuvres les plus singulières du XX e siècle. Les chants d’oiseaux sont l’une des sourc e s essentielles d’inspiration d’Olivier Messiaen. Catalogue d’oiseaux, dont est extrait l a B ou s c a r l e (pièce IX), occupe une place p art i c u l i è re dans sa biographie : celle d’un re s s o urcement dans un contact étroit et durable avec la nature. Même si Messiaen revendiquait l’inspiration naturaliste de ces pièces, celles-ci ne sont pas à écouter comme des devinettes ornithologiques. Elles sont l’expression de sa force créatrice : audace formelle, beauté des timbres, invitation à une authentique imprégnation méditative. En bref, tout ce qui fait la couleur unique du piano d’Olivier Messiaen. Selon le principe de la collection « Piano du X X e s i è c l e », ce film propose une présentation multiple de l’œuvre et du compositeur : a p proche informative par des explications au clavier de Pierre - L a u rent Aimard ; appro c h e sensitive par un re g ard cinématographique sur l’interprétation de la pièce elle-même. Prochain rendez-vous avec « Piano du XX e siècle » le 29 mars dans « Musica ».
23.20 Profil La peine perdue de Jean Eustache Documentaire d’Angel Diez Alvarez (France, 1997-52mn) Coproduction : Les Films du Poisson, La Sept ARTE LASEPTARTE (Rediffusion du 4 mars 1998) Hommage à Jean Eustache Superbe portrait en clair-obscur d’un météore du cinéma français, Jean Eustache. Jean Eustache, né à Pessac en 1938, vit à Narbonne jusqu’à l’âge de vingt ans. Il est électricien, puis cheminot... et fou de cinéma. Cet autodidacte sort bouleversé d’une projection de l’Intendant Sansho de Mizogushi et décide de monter à Paris pour y faire des films. Il en réalisera une dizaine, avant de se donner la mort en 1981. A n g e l Diez Alvarez compose « le visage du cinéaste avec les images qu’il a laissées chez les a u t res », saisies à travers une succession d’e n t retiens émouvants. Aux extraits du Père Noël a les yeux bleus et de la Maman et la Putain s’ajoutent des extraits de films peu connus, quasi expérimentaux. Dans le Cochon, Eustache et Barjol ont filmé la même scène pour ensuite mêler les rushes et c on s t ru i re une seule œuvre. Av e c cette coréalisation, il s’agit de récuser la notion de re g ard du cinéaste qui transformerait miraculeusement la réalité. Le cinéma n’est pas pour lui un art sacré, une s orte d’alchimie par laquelle le monde se muerait en or, mais un moyen de pénétrer ce monde de plus près. Angel Diez Alvarez nous donne à re v o i r quelques moments éblouissants, comme cette scène de la Maman et la Putain o ù Jean-Pierre Léaud fredonne les « Fortifs » de Fréhel. Des images muettes du cinéaste viennent clore ce portrait, comme un dernier hommage silencieux. La nuit dans le jour Cet essai dessine en noir et blanc la silhouette fragile d’un cinéaste en marge. Son œ u v re, il la définit comme celle d’un arc h i- viste : son re g ard filtre le présent pour en recueillir l’essence, opérant déjà le travail du temps qui passe. Décalé, il l’est autant que ses films. « Il a peur du jour quand il se lève, aussi ne se lèvent-ils plus, ni lui qui reste perpétuellement couché pour faire si possible sa nuit du jour, ni le jour aboli qui ne se lève plus pour lui. Il a peur de la nuit quand elle tombe, aussi crée-t-il un jour artificiel avant… », écrit-il en 1980, dans Un moment d’absence. Jean Eustache a accompagné ses films de nombreux écrits. Ceux qui l’ont connu, J e a n - P i erre Léaud, Jean-Michel Barjol, Françoise Lebrun, prêtent tour à tour leur voix à ces textes qui parlent de vie et de cinéma, de vie pour le cinéma. Angel Diez Alvarez construit un d o c u me n t ai re d’une étrange beauté, une sorte d’épure, une suite de photos. Il laisse le temps à la figure insaisissable de Jean Eustache d’émerger dans les silences de la narration. De la première image, celle de la main sans visage de Jean-Pierre Léaud glissant sur la vitre qui le sépare du monde, à cette vision ultime de Jean Eustache au travail, il y a le lent surgissement d’un homme obscur. « Je voulais être révolutionnaire, c’est-à-dire ne pas faire de pas en avant dans le cinéma, mais essayer de faire de grands pas en arrière pour revenir aux sources. » (Jean Eustache, 1971) 18 mai 1973 : la Maman et la putain est au Festival de Cannes, et avec lui Jean-Pierre Léaud, Jeanne Moreau (qui ne joue pas dans le film), Bernadette Lafont et Jean Eustache.



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