Arte Magazine n°11 11 mar 2000
Arte Magazine n°11 11 mar 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de 11 mar 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : mes nuits avec Mitterrand.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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lundi 13 mars Marie (Bernadette Lafont) est une femme mûre qui s’assume totalement. Alexandre (Jean-Pierre Léaud) est un jeune homme que l’amour inquiète. ●●● ret rouve dans la facture même du film : on ne sait jamais comment un plan va finir, et une sorte de suspense s’installe qui nous tient en haleine. Grande œuvre nihiliste (« Après les crises, il faut tout oublier, tout e ff a c er, comme la France après l’Occupation ou après Mai-68 », d é c l a re Alexandre) , romantique aussi dans sa référence constante à une cinéphilie nostalgique (Murn a unotamment : Eustache filme le visage de V é ronika comme le grand maître expre s s i o n- niste allemand filmait celui de ses héro ï ne s). Œ u v re radicale et désespérée, enfin : « J e suis persuadé que tout ce qui est arrivé dans le monde ces dern i è res années est dirigé c on t re moi », se plaint Alexandre. Eustache disparaîtra à l’orée des années quatre - v i n g t, cinéaste empêché par l’industrie du cinéma, coupé de sa caméra, comme on se coupe du monde, comme on coupe les vivres. Comme on se coupe les veines. Faire de sa vie une œuvre « Il y a deux personnages réels, Marie et A l e x a n d re, qui vivent ensemble et qui s’aiment ; mais alors que Marie s’assume totalement, Alex a besoin d’autre chose. À part i r de là, il va essayer de se fabriquer un amour. Il re n c on t re ce personnage d’infirmi è re avec laquelle il pourrait avoir une banale aventure de coucherie ; mais comme il est un peu plus compliqué que cela, il veut que ce personnage devienne une créature qu’il aurait fabriquée. [...] Comme Frankenstein, il est luimême absorbé, envahi, puis totalement d é t ruit par sa créature. Comme il n’écrit pas, ne crée pas, ne fait pas de cinéma, c’est un homme qui crée dans la vie. Il ressent ce manque qui est pro pre à tout créateur, et il essaye de faire que sa vie soit une œuvre, ce qui l’entraîne à jouer avec la vie des gens. » (Jean Eustache) 00.15 Le père Noël a les yeux bleus Moyen métrage de Jean Eustache (France, 1966-45mn) - Noir et blanc Scénario et dialogues : Jean Eustache Avec : Jean-Pierre Léaud (Daniel), Gérard Zimmermann, Henri Martinez (ses amis), René Gilson (le photographe), Jean Eustache (l’ancien boxeur), Michèle Maynard, Noëlle Baleste, Carmen Ripoll Photographie : Philippe Théaudière Son : Bernard Aubouy Montage : Christiane Lack Musique : René Coll, César Gattegno Production : Anouchka Films (Jean-Luc Godard) LA SEPTARTE (Rediffusion du 2 décembre 1991) Hommage à Jean Eustache Daniel aimerait gagner de quoi s’acheter un duffle-coat pour séduire les filles. Il accepte de se déguiser en père Noël devant les grands magasins… À Narbonne, un jeune homme qui ne sait pas comment s’y pre n d re avec les filles voudrait s’offrir un duffle-coat pour être à la mode. Il trouve un emploi de père Noël que l’on photographie devant les magasins. Caché derr i è re sa barbe, il acquiert de l’as-
surance pour aborder les filles. Ou comment, en cherchant l’une, on trouve l’autre … Eustache en son pays Le père Noël a les yeux bleus est le film culte de toute une génération de cinéphiles. Par sa liberté de ton, son humour grinçant, son style de tournage direct – qui utilise les moyens du bord –, il annonce une nouvelle approche de la réalité et de la perception. Le père Noël… a ainsi inspiré plusieurs cinéastes et donné le coup d’envoi de la deuxième Nouvelle Vague du cinéma français : Maurice Pialat, Jacques Doillon, Philippe Garrel… Après avoir consacré ses deux premiers films à Paris, Eustache, à l’instar de Vigo ou de Pagnol, nous fait découvrir la région dont il est originaire. « Je voulais tourner un film dans une ville que je connaissais, où j’avais vécu. Je ne suis pas tout à fait d’accord quand on dit : il faut voir une ville avec les yeux de celui qui y arrive pour la première fois. Au contraire, il faut la voir avec les yeux de quelqu’un qui sort tous les jours de chez lui, et l’imposer d’emblée au public. On trouve ça dans tous les films que j’aime. C’est un peu pour d é f en d re et illustrer le cinéma que j’aimais que j’ai pris ce parti. Il y a très peu de cinéastes qui sont nés à Paris, qui ont toujours vécu à Paris. Il serait bon que chacun aille faire des films dans son pays. » Daniel (Jean-Pierre Léaud, à gauche) cherche un moyen d’aborder les filles. 01.00 Court-circuit C a l i f ornia Sunshine Court métrage de David Mackenzie (Grande-Bretagne, 1997-20mn) - VOSTF ZDF (Rediffusion du 22 mars 1999) Une vie moderne et pleine de dangers. Andy vend des pilules d’ecstasy dans des soirées. Celle qui lui fournit la marchandise lui réclame son argent au plus vite... La fiancée Court métrage de Julien Cunillera (France, 1997-11mn) Avec : Elina Löwensohn et les familles Crouzeilles, Mesquida, Cunillera-Dayat Production : Les Films du Poisson LA SEPTARTE (Rediffusion du 25 janvier 1999) Mention du jury au Festival Côté court de Pantin 1998 Tel un documentaire, ce film plonge dans la vie d’une famille où souvenirs, pleurs et rires sont autant de moments d’une authenticité rare. Yvonne et Pierre, ouvriers à la retraite, installés dans le village de Maignelay- Montigny, reçoivent la visite de leur petit-fils venu pour leur présenter sa fiancée. Chronique familiale Avec un sujet simple, la présentation de la fiancée aux grands-parents, Julien Cunillera réussit ici à capter les moments essentiels de la vie familiale : du repas d’anniversaire à l’évocation des jours anciens en passant par les pleurs de la grand-mère lors du d é p art du couple, tout re s p i re la réalité du quotidien. Les familles jouent leur pro pre rôle, seule la fiancée est une actrice, ce qui accentue son irréductible étrangeté par rapport à l’atmosphère familiale. La grand-mère alitée, tantôt rieuse, tantôt désespérée, est un concentré d’émotion à elle seule. Fax Des prix comme s’il en pleuvait.. ● Prix Max-Ophuls La réalisatrice Barbara Albert a reçu le Prix spécial du jury pour son premier film N ord r a n d (une coproduction A RTE/ZDF), ainsi que le Prix du meilleur scén et le prix Femina de la meilleure photo (Christine Maier). ● Colombe d’argent au Festival de Leipzig 1999 ● Prix du CMCAdu meilleur programme exprimant les enjeux e u r o m é d i t e r r a n é en s Algérie, la vie quand même de Djamila Sahraoui ● Prix spécial du jury au 14 e F e s t i v mondial de télévision au Japon Massoud, l’Afghan, de Christophe de Ponfilly ● Prix Pixel-INASciences au Festival Imagina à Monte-Carlo Le relief de l’invisible II de Pierre Oscar Levy, Jean-Miche Sanchez et Gabriel Tu r k i e h ● Prix Pixel-INAFiction au Festiv Imagina à Monte-Carlo ● Prix Pixel-INAmeilleure lumière au Festival Imagina à Monte-CarlLe puits (préachat) de Jérôme B ou l b e s ● Prix de la ville de Palerme du meilleur documentaire méditerran P rove di stato (version longue de Luisa, au nom de l’État) de Leonardo Di Constanzo ● Prix de la ville de Palerme du meilleur reportage méditerrané Melilla, l’Europe au pied du mur d’Arlette Girardot et Philippe Baque ● Prix spécial du jury des Rencontres audiovisuelles européennes Les enfants du Borinage – Lettre à Henri Storck de Patrick Jean (d i ffusion en mai 2000)



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